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Archives de la catégorie ‘Versailles Off’

Nuit Blanche à Versailles passée sous silence !

04 Oct

— 4 octobre 2008 —

« Nuit Blanche à Versailles passée sous silence »

Alors que l’année passée elle avait été annoncée à grand tapage.

Les constats de crainte et d’échec se multiplient. Ainsi on a pu lire d’une manière feutrée dans Le Parisien du 4 Octobre que la Nuit Blanche à Versailles, c’était cette année-ci l’exposition Jeff Koons, avec ouverture du Château de 19 heures à 2 heures du matin ! C’était trop tard.

Les années précédentes, la Nuit Blanche – alors appelée « Versailles Off » ! – avait été annoncée à grand renfort d’affiches et d’articles dans tous les journaux, par les Nouvelles de Versailles, Magazine Versailles de la Municipalité , l’Office du Tourisme.

Or cette année, après le battage de l’inauguration de l’exposition du siècle…. ce fut un grand silence.

Comment, à nouveau, manifester plus clairement la crainte de voir les visiteurs exprimer leur mécontentement ? Comment montrer que ce qui est craint par dessus tout, par les organisateurs de l’exposition, c’est de rendre visible l’échec pourtant de plus en plus patent.

Que faut-il encore pour que l’échec – et le scandale – soient enfin reconnus et que le Ministre de la Culture doivent en titrer TOUTES les conséquences.

 

« Versailles Off », la nouvelle politique culturelle
d’« art contemporain »

16 Août

Des sources versaillaises communiquent un récapitulatif des « Journées off », placées l’an dernier sous le signe morbide d’un squelette géant violant l’harmonie du lieu :

 

Versailles Off : Deux Nuits Blanches où les visiteurs peuvent se promener dans les jardins selon un parcours défini et découvrent comment des « artistes » s’expriment dans les Bosquets où sur le Tapis Vert avec des jeux de sons et lumières et des compositions diverses et variées….

Versailles Off 2006 : exposition de  robes de mariée dans la Chapelle Royale qui sera empêchée – interdite – par une poignée de Versaillais déterminés ( cf. ci-dessous).

Versailles Off 2007 : exposition d’un squelette de 15 à 20 mètres de long ( au nom évocateur de Calamita Cosmica ) entre les Bassins des Miroirs et dont les pieds sont tournés vers la façade du Château dans la Galerie des Glaces. Les visiteurs découvrent un autre squelette (environ 1m50) en cristal de Murano – avec des cheveux…… Cour de Marbre, sur la façade (chambre du Roi) un portrait virtuel géant de Zidane avec musique et vociférations rappelant la coupe du monde 1998…..

Printemps 2008 : un portrait géant de Germaine Tillon sur le Pavillon Dufour, un portrait géant d’Aimé Césaire sur le Pavillon Gabriel, ces deux portraits sont restés ensemble pendant une quinzaines de jours.

Juin 2008 : exposition de photos de Karl Lagarfeld photos en noir et blanc sur papier – selon une méthode ancienne – avec un résultat plutôt sinistre.

Telles est la chronologie des atteintes ,voire des profanations que subissent le Château et les jardins, l’escalade continue avec l’annonce de l’exposition « Jeff Koons Versailles » ….. qui doit donc être interdit, d’une manière ou d’une autre comme le fut l’exposition Lacroix.

Il faut que cette atteinte au patrimoine et au respect des lieux comme des personnes cesse.

Un précédent d’interdiction : l’exposition Lacroix des « robes de mariée » dans la Chapelle Royale.

 

Dans le cadre de Versailles Off 2006 , Christian Lacroix voulait imposer une exposition de robes de mariée dans la Chapelle Royale. Le texte de présentation se complaisait à aguicher avec une intention quelque peu démoniaque traduite en termes de « magie noire, magie blanche » ; la messe mensuelle prévue de longue date , à la Chapelle Royale, ayant d’ailleurs été annulée en raison de cette exposition …

Les nombreuses plaintes de Versaillais, tant auprès de Mgr. Aumonier que du Maire de Versailles, Étienne Pinte, n’avaient pas abouti.

Aussi, une manifestation s’organise-elle spontanément, au dernier moment : le courrier électronique et le « bouche à oreille » suffisent à réunir une centaine de personnes, en un instant, et sans aucune organisation, vers 19 heures, le samedi 7 octobre, sur la Place d’Armes.

Après trois  quart d’heures passés devant la grille du Château, le groupe se décide enfin à pénétrer dans la cour à la suite d’une voiture de service. L’effet de surprise est tel que les  deux ou trois gardiens présents ne peuvent empêcher l’intrusion.

Dans le calme, les manifestants se dirigent vers la Chapelle et entreprennent un « seat in ». Des gardiens supplémentaires et des policiers en civil sont appelés en renfort. Cependant on ne remarque aucune volonté  d’évacuer les manifestants.

Sur la Place d’Armes, le public s’impatiente, l’ouverture des grilles est retardée. Finalement, la foule pénètre dans la cour mais des barrières retiennent les visiteurs à une certaine distance de la Chapelle Royale, celle-ci étant la station numéro 1 du parcours. Des visiteurs manifestent bruyamment leur mécontentement,  des invectives fusent….La situation semblent bloquée.

Des manifestants partent même, mais il en reste une quarantaine très déterminés. L’un d’eux suggère alors de dire un Chapelet. La prière étonne les policiers et les gardiens… Des visiteurs tentent de couvrir les voix en criant.

Un manifestant entonne le » Christus vincit » : stupeur ! Le Chapelet est repris et les lumières de la Chapelle s’éteignent soudain……..La Croix a triomphé dira malicieusement un manifestant !

Le lendemain Dimanche la Chapelle restera fermée de jour comme de nuit.

La facilité avec laquelle cette exposition profanation stricto sensu de la Chapelle Royale a été interdite ne s’expliquerait-elle pas tout simplement ? Par le fait qu’à la moindre résistance, le principe élémentaire selon lequel chacun  doit le respect au caractère, au symbole ou à la mémoire spécifiques, d’un lieu (quel qu’il soit, mais a fortiori « sacré »)   est un Droit universellement reconnu dans tout pays civilisé et que le violer ravale son auteur au rang de la barbarie ? À méditer.

Des sources artistiques ou proches des milieux gouvernementaux communiquent des informations sur les circuits financiers liés à l’« art contemporain » – 12 août 2008

 

Des sources artistiques, proches du Ministère de la Culture ou des musées signalent que les circuits de financement des artistes, bénéficiant des soutiens publics au titre de l’art contemporain, et les circuits d’achats d’œuvres d’art contemporain par les musées, sont pour le moins opaques.

Elles signalent qu’elles n’ont pu savoir précisément les montants ainsi distribués, le Ministère entendant justifier le refus de communiquer les informations par des raisons de respect de la confidentialité attachée aux personnes. Elles font valoir que les musées français achèteraient plus d’œuvres d’art contemporain aux étrangers qu’aux Français. Ce qui crée un sentiment d’injustice auprès des artistes français. La raison de cette différence tiendrait à la plus grande « flexibilité » des flux financiers avec l’étranger.

D’autres sources proches de milieux gouvernementaux signalent que, dans certaines affaires sensibles, l’art contemporain peut être un moyen « flexible » de rétribuer des services, cet art très plastique permettant un création de valeur quasiment ex nihilo.