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Archives de la catégorie ‘Lettre Ouverte’

APPEL À LA RÉSISTANCE DES IMMORTELS CONTRE LA « FAUSSE DÉFINITION » DU MOT « MARIAGE » !

02 Avr

Coordination Défense de Versailles

UNION NATIONALE DES ÉCRIVAINS DE FRANCE

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LETTRE OUVERTE D’APPEL À LA RÉSISTANCE DES IMMORTELS CONTRE LA « FAUSSE DÉFINITION » DU MOT « MARIAGE » !

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L’UNIEF/COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES,

Aujourd’hui, à la veille de la mise à l’épreuve par le Sénat du projet de loi Taubira-Hollande, sur la « fausse définition » du « mariage » (art. 1), violant les règles certaines de la langue française, langue de la République pour tous garantie par la Constitution (art. 2) ; alors qu’un bras de fer sans précédent oppose la Nation et le Président de la République, prétendant violer les droits imprescriptibles de sa langue ; l’Académie Française apparaissant de plus en plus comme le dernier rempart institutionnel qualifié contre cette tyrannie sans nom que les Français découvrent avec horreur et incrédulité ; forte du soutien croissant des personnalités du monde des Lettres, des Arts, de la société « civile » et du Droit ; considérant que tous nos maux viennent de l’oubli ou du mépris de la Vérité de la langue française :

1) Adresse une Lettre Ouverte aux 36 Immortels de l’Académie Française d’appel à la Résistance IMMÉDIATE contre la « fausse définition » du mot « mariage » !

 

 

 

2) Ouvre un Appel-Pétition de saisine de l’Académie Française contre « la fausse définition » du mot « mariage » (art. 1 du projet de loi Taubira-Hollande) et de Défense de la Vérité de la langue française !

 

 

 

 

* * *

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : courrierposte@orange.fr  et  tel : 06 01 76 20 79

Site : http://coordination-defense-de-versailles.info


 

 

APPEL-PÉTITION DE SAISINE DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

 

« Il faut que les principes d’une politique soient faits de justice et de vérité » (Démosthène)

« C’est de la connaissance de la seule vérité que pourra naître un état social meilleur » (Émile Zola)

« Il ne suffit pas de connaître la vérité, il faut encore la proclamer » (Louis Pasteur)

 

1) La Vérité de la langue outil commun de connaissance du monde, d’action et d’efficacité en toute chose (justice, enseignement, gouvernance décisionnelle, etc.) – est la condition sine qua non de la cohésion, de la solidarité et du retour à la Prospérité !

2) C’est la fixation du français, par Richelieu et Louis XIII, l’instituant première langue au monde par sa clarté, qui a permis à Louis XIV d’en faire le soleil de l’Europe française !

3) Les ennemis du vrai mot sont les ennemis de la langue, de la France, de sa prospérité et de la Civilisation européenne dont elle porte le modèle d’excellence !

4) Le mensonge, le vol et le viol, du mot « Mariage », dans le  projet Taubira-Hollande, est le symbole suprême de cette haine de la France ouvrant ses richesses  à ses prédateurs.

5) Car ouvrir le « mot » mariage à son prédateur, c’est ouvrir un coffre fort pour s’emparer de son trésor, c’est la porte ouverte à la généralisation du cambriolage d’État. C’est justifier cette falsification « magique » des mots conduisant à ouvrir les comptes en banques à Chypre, comme ailleurs, aux voleurs en jouant sur les mots et les chiffres ! Ouvrir le langage au Mensonge, c’est ouvrir nos trésors aux pillards et la France à l’esclavage sémantique d’État !

5) « Ce qui n’est pas clair n’est pas français » (Rivarol), le Vol du mot « Mariage » le plus emblématique, s’il réussissait, ferait du Gouvernement Hollande l’ennemi de la langue, du peuple français, et diviserait le pays en deux camps ennemis : spoliateurs et dépossédés, amis et ennemis de la langue française et de la France !

6) Le retour à la Vérité de la langue est la condition de sortie de la crise économique et politique, de paix civile, de survie pour la France : l’outil indispensable de sa Renaissance. Cet impératif de Salut public de la langue française, confère à l’Académie Française, instituée précisément pour « jouer un rôle éminent dans le devenir de la société et de la nation », comme gardienne souveraine du français – en 1ère ligne de défense et confrontée au plus grave défi de son histoire – le plus impérieux devoir d’assurer la Mission que lui a assignée Richelieu au service des intérêts vitaux décisifs pour l’avenir et la jeunesse abandonnée et désorientée en cette période de crise !

 

 

Saisine de l’Académie Française et appel à la Vérité de la langue

 

« C’est pourquoi, au nom de la vocation de l’Académie d’assurer l’immortalité de la langue française, de son devoir de fidélité à l’œuvre de son fondateur Richelieu et à sa Mission de Défense de la langue française ; au nom de son Pouvoir souverain en matière de langue ; au nom de l’Union Nationale des Écrivains de France (UNIEF) et de la Coordination Défense de Versailles (CDV) ; nous vous saisissons de notre demande de tout mettre en œuvre pour faire opposition à l’adoption de la fausse définition du « mariage » de l’art. 1 du projet de loi Hollande qui viole le principe même de clarté non contradictoire, d’universalité souveraine de la langue française, et la raison d’être de l’Académie aux yeux de tous ! » (Lettre Ouverte à Hélène Carrère d’Encausse du 24 février 2013 ou ici en PDF)

 

 

Lettre Ouverte à Madame Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie Française

25 Fév

LETTRE OUVERTE

DE SAISINE DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE

SUR LA FAUSSE DÉFINITION DU « MARIAGE »

DE L’ART.1 DU PROJET DE LOI TAUBIRA-HOLLANDE

LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES, 

En date du 24 février 2013, adresse une Lettre Ouverte à Madame Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel, de saisine de l’Académie Française pour lui demander de « tout mettre en œuvre pour faire opposition à l’adoption de la fausse définition du « mariage » de l’art. 1 du projet de loi Taubira-Hollande qui viole le principe même de clarté non contradictoire, d’universalité souveraine de la langue française, et la raison d’être de l’Académie Française aux yeux du monde entier ! » 

 

 

Petite salle des séances où l’Académie Française

 

Union Nationale des Écrivains de France
Coordination Défense de Versailles
8, rue d’Anjou, 75008 Paris

Le Président Madame Hélène Carrère d’Encausse
Secrétaire perpétuel de l’Académie française
Lettre ouverte 23, Quai de Conti
75006 Paris
Versailles, ce 24 février 2013

 

Objet : Saisine de l’Académie Française sur la fausse définition du mariage de l’article 1 du projet de loi Taubira-Hollande

Madame le Secrétaire perpétuel,

Dans l’actuel bras de fer opposant la Nation et le Président de la République voulant lui imposer une fausse définition du mariage, le silence de l’Académie française ne saurait durer !  C’est l’archevêque d’Albi, Mgr Jean Legrez, et non l’Académie française, qui a soulevé le problème en disant : « La première chose que le gouvernement doit faire est de convoquer l’Académie française pour changer le sens des mots ! »  Dès lors, toute la question est donc de savoir qui, du Gouvernement, du Peuple ou de l’Académie française, a le droit d’obliger les enfants à donner au mot « mariage » un sens inverse de celui de leurs parents ? Qui, comme l’a suggéré le Député Azérot, aurait le droit de trainer devant les tribunaux toute personne refusant la fausse définition du mariage que F. Hollande veut imposer au nom de « la force injuste de la loi » dénoncée par son mentor F. Mitterrand ? Qui est souverain maître de la langue, du sens des mots et du dictionnaire ?

C’est l’Académie qui détient le pouvoir souverain

La souveraineté de l’Académie est inscrite au principe même de sa devise, de son histoire, de ses statuts et de sa mission :

Sa devise « À l’immortalité », inscrite sur le sceau de Richelieu, dicte sa finalité aux académiciens, ainsi faits « immortels », d’assurer la stabilité de la langue française du Siècle de Louis XIV en la fixant pour l’éternité ;   

Son histoire prescrit le cap de service public : « Si la fondation de l’Académie française par Richelieu en 1635 » est une date clef de  l’histoire de France moderne, « c’est parce que, pour la première fois, les débats d’une assemblée de lettrés ont été considérés comme pouvant jouer un rôle éminent dans le devenir de la société et de la nation » ;

Ses statuts, depuis 1635, ont la particularité de lier l’autorité de la Compagnie au magistère intellectuel qu’ils lui confèrent sur la langue pour lui « donner des règles certaines ». « L’Académie est ainsi assimilée aux cours supérieures, comme instance suprême en matière de langue » : c‘est-à-dire à une Cour souveraine, scénarisée par son cérémonial, ses costumes d’apparat et son palais Mazarin à l’architecture de prestige grand siècle ;

Sa mission est la défense de la langue française, depuis qu’après avoir fait du français la langue administrative et judiciaire commune à l’ensemble du royaume, le roi en fera, à travers le gouvernement de Richelieu, l’instrument de sa politique d’unification du royaume, de rayonnement culturel et diplomatique, et la langue commune de l’Europe. « La principale mission de l’Académie sera de travailler, avec tout le soin et toute la diligence possibles, à donner des règles certaines à notre langue et à la rendre pure, éloquente et capable de traiter les arts et les sciences. » (Article XXIV) ; Dépositaire de la doctrine de Malherbe, (…) l’Académie a reçu une mission dont on mesure mieux aujourd’hui la profonde originalité : constituer avec sagesse et économie une langue qui ne fût pas celle des spécialistes, des érudits, ni celle des corporations, qui eût la clarté et l’élégance qu’on accorde au latin, où ne fût pas accentué l’écart entre langue écrite et langue parlée, qui tînt enfin sa force de son double attachement à l’usage et à la norme[1] ».

L’article 1 viole la souveraineté de l’Académie

Mais, aujourd’hui, l’Académie voit sa souveraineté effrontément violée par l’article 1 du projet Hollande prétendant se substituer à elle pour infliger aux vrais couples mariés le symbole inversé d’une paire d’homosexuels inféconds. Car dit bien C. Taubira «  il ne s’agit pas d’une ruse, pas d’une entourloupe, il s’agit d’un mariage avec toute sa charge symbolique ».

La double atteinte au droit de la langue, de sens et de symbole, est manifeste :

1.      L’art. 1 du projet de Loi Hollande viole outrageusement la règle d’or, de clarté non équivoque, ayant assuré au français sa suprématie internationale pendant quatre siècles, en donnant du mariage une définition absurde ; un même mot (mariage) ne pouvant désigner à la fois une chose et son inverse : le « différent » ou le « même » (sexe) !   Qu’on en juge par l’incompatibilité radicale des deux définitions de :

–         l’Académie : MARIAGE. Union d’un homme et d’une femme par le lien conjugal

–         l’Art. 1 du projet de loi : Le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe.

2.     Comment imaginer défi plus symbolique au génie du français et à sa règle d’or – de clarté, de pureté et de probité – que cette antidéfinition du « mariage » confondant outrageusement un « chose » et son « inverse », le « normal » et l’« anormal », le « vrai » et le « faux » ?  Symbole ignominieux de confusion des contradictoires – Molière verra même dans l’inclusion des contraires dans un même mot, la cause de tous nos maux ! – que Richelieu fustigera  en termes sans appel en disant : « Le bien et le mal sont en effet si différents et contraires qu’ils ne doivent point être mis en commerce l’un avec l’autre ; ce sont deux ennemis entre lesquels il ne se doit faire ni quartier ni échange. »

Le mot le plus chargé de sens immortel

Le 6 avril 2000, l’Académie s’est alarmée de « la politique d’amenuisement des filières littéraires …sur le point de parvenir à éliminer presque complètement de notre enseignement la connaissance et le goût de la littérature » jusqu’à interdire « la compréhension du langage scientifique comme des structures politiques et juridiques de notre civilisation. » Si bien qu’ «  aujourd’hui, la langue et la littérature elles-mêmes …semblent être devenues les ennemis à détruire. »

Aujourd’hui, avec l’article 1 du projet Hollande, c’est le mot « mariage » qui est devenu l’ennemi à abattre ! Et si le succès de coup d’État sémantique de la loi Hollande réussissait, il priverait les Français du mot le plus chargé d’humanité, d’intelligence du monde et de sens polysémique de la langue. Avec toutes ses réalités et  repères – intellectuels, identitaires, symboliques, artistiques, religieux, politiques, sociaux, biologiques, généalogiques, affectifs, psychologiques, historiques, familiaux, sexuels – attachés à ce mot « magique », un tel rapt dépossèderait les Français de leur droit constitutionnel à leur langue, l’Académie de sa souveraine raison d’être, et frapperait d’illégitimité et d’imposture le Régime qui oserait se livrer ainsi à une telle oppression de la langue, radicalement antidémocratique !

L’Académie française ne peut pas ne pas relever le défi de l’article 1

En réponse au projet du Gouvernement de détruire le mot le plus chargé de sens de la langue universelle, l’Académie – responsable de la défense de la langue la plus claire, élégante et universelle, de sa règle d’or de  précision non équivoque – ne saurait sans se déjuger ne pas relever le défi lancé à son pouvoir souverain sur la langue.

Depuis sa déclaration du 6 avril 2000, c’est bien dans cette Résistance à la destruction du français que l’Académie s’est déjà engagée, assurément guidée dans cette voie par cette sorte d’instinct « académique », hérité de Richelieu qui ne cessait de proclamer :  « La lumière naturelle fait connaître à un chacun que l’homme ayant été fait raisonnable il ne doit rien faire que par raison » ;  «  qu’il ne doit rien vouloir qui ne soit raisonnable et juste » ; que «  Les Intérêts  publics doivent être l’unique fin de ceux qui gouvernent les États et  leurs conseillers et être préférés aux particuliers. ».

C’est sur ce principe de défense que, dans sa séance du 12 juin 2008, elle a adopté à l’unanimité une déclaration s’opposant à la reconnaissance constitutionnelle des langues régionales dont la mention dans l’article 1 de la Constitution constitue, selon elle, « un déni de la République ». En relevant le défi de la fausse définition du mariage, elle ne fera que faire suite à l’avis du 21 janvier 2013 de l’Académie des sciences morales et politiques sur le projet de loi ouvrant le mariage aux personnes du même sexe et appelant « l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de respecter, dans la loi et ses textes d’application, le droit des couples hétérosexuels à demeurer « mari » et « femme » et « père » et « mère » de leurs enfants (sic) ». La rupture envisagée sur la filiation est plus profonde encore. Le projet « tend à promouvoir un droit à l’enfant qui fait passer celui-ci de sujet à objet de droit. Il conduit à nier la différence biologique entre les sexes (…) ».

Mais l’article 1 du projet de loi Hollande est une définition de mot relevant du magistère intellectuel  de l’Académie française qui, contrairement à l’Académie des sciences morales et politiques  – n’ayant qu’une voix consultative – est assimilée à une Cour souveraine dont le Président de la République assure d’ailleurs la fonction de « Chef et Protecteur » héritée de Richelieu. À l’image du pouvoir souverain des Cours supérieures sa souveraineté sur la langue est sans appel !

Saisine de l’Académie Française

Sauf à accepter d’être ridiculisé aux yeux du monde entier dans le principe même de sa devise « À l’immortalité » (de la langue française) par un Gouvernement ultra-minoritaire ; niant sa raison d’être de faire le dictionnaire et d’y donner la vraie définition des mots en prétendant lui imposer une fausse définition du mot mariage inverse de son sens immortel et universel ; niant sa vocation de défense de la langue commune du peuple contre tout empiètement partisan d’une tyrannie prétendant déposséder le Peuple de la définition commune et symbolique du mot immémorial la plus chargée de sens auquel il droit ; niant le principe même de sa souveraineté datant de Richelieu ; sauf à accepter de faire rétrograder la langue française et démissionner l’Académie française du 1er rang à celui d’un Institution discréditée dont le prestige de façade, non défendu les armes à la main, ne serait plus qu’une coquille vide de sens, ayant fait son temps, dénuée de toute légitimité et respectabilité ; sauf à se nier elle-même, l’Académie doit rejeter le dictat du Gouvernement !

C’est pourquoi, au nom de la vocation de l’Académie d’assurer l’immortalité de la langue française, de son devoir de  fidélité à l’œuvre de son fondateur Richelieu et à sa Mission de Défense de la langue française ; au nom de son Pouvoir souverain en matière de langue ; au nom de l’Union Nationale des Écrivains de France (UNIEF) et de la Coordination Défense de Versailles (CDV) ; nous vous saisissons de notre demande de tout mettre en œuvre pour faire opposition à l’adoption de la fausse définition du « mariage » de l’art. 1 du projet de loi Hollande qui viole le principe même de clarté non contradictoire, d’universalité souveraine de la langue française, et la  raison d’être de l’Académie aux yeux de tous !

Dans cette attente, et dans celle de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Madame le Secrétaire perpétuel, l’assurance de notre haute considération.

Pierre CHARIE-MARSAINES Arnaud-Aaron UPINSKY
Président d’honneur, Commandeur de la Légion d’Honneur Président

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[1] Site de l’Académie française.

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

 

Lettre Ouverte au Président Hollande

31 Juil

Lettre Ouverte au Président Hollande pour réparer la pire des Injustices pour un Peuple, l’outrage du Symbole suprême de la France par son propre Gouvernement

Ce symbole de la France,
outrageusement bafoué par son propre gouvernement,
c’est Versailles !

« LA JUSTICE CE SERA LE SEUL CRITÈRE ! »

« LE CHANGEMENT, C’EST MAINTENANT ! »

À l’ouverture de son quinquennat :

  • POUR demander au Président de la République de tenir l’engagement solennel du 16 avril 2012, qu’il avait pris devant tous les Français, pour les faire juges de son quinquennat sur ce seul critère de JUSTICE ;
  • POUR lui demander, en effet, réparation de la pire des Injustices, pour un Peuple que de se voir bafoué dans l’honneur du symbole le plus glorieux de son identité et de sa souveraineté, VERSAILLES, par son propre Gouvernement, osant en toute duplicité l’en déposséder, pour réserver le profit spéculatif à un petit nombre de privilégiés ;
  • POUR souligner le fait que la politique est essentiellement d’ordre symbolique, qu’en France cet ordre symbolique politique est royal par excellence, comme l’illustre magnifiquement le positionnement symbolique à l’hôtel de la marine son premier discours du 14 juillet 2012 signifiant : « Écoutez-moi bien, je suis le successeur de Louis XIV ! » ;
  • POUR dénoncer l’outrage à ce Symbole commis par C. Pégard en introduisant une paire de « Pompes » géantes, rappelant les Bottes de l’occupation allemande de 1871, dans cette Galerie des glaces, au prestige inégalé, « qui figure et incarne, depuis Louis XIV, le pouvoir symbolique légitimant absolu de l’identité et de la Souveraineté de la Franceartistique, culturelle et politiqueaux yeux du monde entier » !
  • POUR dénoncer sans relâche l’imposture du DOUBLE LANGAGE consistant à organiser des expositions dégradantes dans les Grands appartements royaux tout en disant « Versailles n’est pas une galerie » ; à attirer à Versailles les touristes par l’admiration des VRAIES VALEURS pour leur infliger le supplice de la POLLUTION  visuelle et artistique d’immondices portées au pinacle par les destructeurs subventionnés de l’Art.

LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES,  a adressé au Président de la République la lettre ouverte, ci-dessous, du 14 juillet 2012 :

Lui demandant, au titre de son engagement du 16 avril, la démission de C. Pégard, bras armé de la politique suicidaire d’art de dérision du Symbole suprême de l’Identité et de la Souveraineté de la France initiée par son prédécesseur, qui reconnaît que « Versailles n’est pas une galerie » !

Pour conclure : « Vous comprendrez que ce soit sur ce choix symbolique de Versailles que nous jugions à l’ouverture du quinquennat votre engagement du 16 avril 2012 pour savoir si oui ou non « Le ( juste ) changement c’est maintenant » ou jamais ! Mais aussi, quelle magnifique occasion symbolique de nous redire : C’est « Le changement que je veux, puisqu’il doit être à la hauteur de la France ! »

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Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

 

L’Association AIRAMA dans la Présidentielle 2012

20 Avr

L’AIRAMA (Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Économie), fondée dès 2004, à pour objet statutaire de promouvoir la pensée, l’œuvre et les solutions, de Maurice Allais, qu’il n’a cessé de proclamer en particulier dans ses « Combats pour l’Europe ».

OUI, à la RELANCE

de la « PROTECTION COMPÉTITIVE »

des TRENTE GLORIEUSES !

C’est à ce titre que l’AIRAMA, à l’occasion des élections d’avril-mai 2012 à la Présidence de la République Française, décisives tant pour la France que pour l’Europe, a le devoir d’envoyer la Lettre Ouverte, (lire ici), aux dix candidats à cette élection cruciale, dans le droit fil de la pensée du Prix Nobel français en Sciences économiques auquel se réfèrent déjà d’ailleurs publiquement plusieurs de ces derniers.

Arnaud Upinsky, Président de l’AIRAMA

Maurice Félix Charles ALLAIS - 2001

Maurice Félix Charles ALLAIS - Prix Nobel d'Économie en 1988

Monsieur Arnaud Upinsky, récemment élu Président de l’AIRAMA, continue son combat pour la défense du Patrimoine français dont le Prix Nobel Maurice Allais en est une figure emblématique.

Présidentielle 2012Lettre ouverte aux
Candidats à la Présidence de la République

AIRAMA1, 12 rue de Poitiers, 75007 Paris

 

Présidentielle 2012à Mmes et MM. : Nathalie Arthaud, François Bayrou, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou, Nicolas Sarkozy.

 

 

 

 

« l’ultralibéralisme voilà l’ennemi ! »

NON AU « LAISSEZ-FAIRISME » SUICIDAIRE !

NON À L’ÉTAT DESTRUCTEUR DES EMPLOIS ET DE LA CROISSANCE !

OUI À LA RELANCE DE LA « PROTECTION COMPÉTITIVE » DES 30 GLORIEUSES !

Paris, ce 12 avril 2012

Mesdames et Messieurs
les Candidats à la Présidence de la République

Au nom du Peuple Français – auquel vous dites vouloir rendre la parole ! –s’exprimant aujourd’hui par la voix la plus qualifiée de l’autorité scientifique internationale de notre prix Nobel d’économie Maurice Allais, du premier cercle de l’AIRAMA agissant pour la reconnaissance de ses apports, de l’élite de l’École française des nouveaux économistes dans son sillage, IL VOUS EST DEMANDÉ de vous ENGAGER SOLENNELLEMENT à appliquer, une fois élu, la SOLUTION GLOBALE à la crise que nous a léguée le premier économiste à avoir clamé haut et fort l’arrivée du tsunami : la relance de la politique de « PROTECTION COMPÉTITIVE » des « Tente glorieuses ».

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Lire la suite sur la page spéciale de l’AIRAMA…

Télécharger la Lettre Ouverte en PDF

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NON AU TRUCAGE DES PRÉSIDENTIELLES !

 

Non au Trucage des Présidentielles !

Avec 82 % des Français protectionnistes et 100 % des favoris contre !

Pour la 1ère fois à une élection présidentielle, l’Évidence empirique, la Science et la Démocratie, à 82 % des électeurs, sont unanimes pour voir dans la relance de la politique de protectionnisme intelligent de M. Allaisà l’origine de la croissance des Trente glorieusesla SOLUTION GLOBALE à la crise qui nous ruine, la seule solution démontrée par Maurice Allais qui puisse éviter le naufrage annoncé de l’ « Europe-Titanic » !

Mais, l’incroyable « trucage » de la campagne des Présidentielles 2012, aura été :

1) D’avoir caché cette Évidence sous la cacophonie médiatique « d’une idée par jour et par candidat » ;

2) D’avoir fait croire que le « vrai choix clivant » était « idéologique » (entre la droite et la gauche) alors qu’il est de « politique économique » ( entre le POUR ou CONTRE le « Protectionnisme Intelligent » de M. Allais ! ) ;

3) De n’avoir publié des sondages que sur les Candidats et non sur leurs Idées de solutions :

I) Pour cacher l’existence de la Volonté générale des Français plébiscitant le protectionnisme ;
II) Pour l’empêcher de prendre conscience
d’elle-même et de se choisir un Candidat à la Présidence appliquant son exigence de changement de Cap, vital pour prévenir le naufrage de l’Europe Titanic par le retour au juste protectionnisme compétitif, à l’emploi et à la croissance, attendus de tous les Français !

En face de ce trucage antidémocratique des élections visant à empêcher la traduction politique de la Volonté générale des Français (plébiscitant la SOLUTION ALLAIS à 82 % !), l’AIRAMA se devait, dans sa lettre ouverte du 12 avril 2012, au nom de la Science, de demander aux Candidats aux présidentielles de s’engager solennellement à appliquer la Politique de Protection Compétitive intelligente de Maurice Allais, une fois élu.

En réponse à cette lettre ouverte, 70 % des Candidats disent « Non ! » au « protectionnisme » d’Allais, CONTRE la majorité des 82 % d’électeurs qui y sont favorables, s’excluant ainsi de toute légitimité démocratique sur la question décisive de salut public. Seuls 30 % des offres électorales, de N. Dupont-Aignan (cf. sa lettre ci-jointe), de M. Le Pen et de J. Cheminade, s’accordent à la Volonté générale des Français (cf. sondage IFOP du 19 mars 2011). Un tel décalage, de 70 %, entre l’attente protectionniste des Français et l’offre « laissez-fairiste » des candidats, explique la tragique déception des Français et leur perte de confiance dans la fonction politique.

Pour le centenaire du naufrage du Titanic, comment ne pas faire un parallèle saisissant entre son Capitaine victime de la cupidité affairiste du Président de la ligne, refusant de changer de Cap et de vitesse, et les candidats français aux Présidentielles 2012 ne voulant pas changer de Cap ultralibéral menant au naufrage la société française selon l’engrenage annoncé par M. Allais. Dans l’histoire du Titanic, à l’image de l’AIRAMA et de l’élite de l’école des nouveaux économistes, l’officier en second a tenté de changer le Cap de conduite suicidaire.

En conséquence, l’AIRAMA dénonce le “ trucage suicidaire ” des présidentielles, la substitution des sondages sur les Candidats à ceux sur les Opinions, empêchant la manifestation de la volonté générale des Français de s’exprimer pour exiger du Candidat le retour au Cap du protectionnisme compétitif qui s’impose pour le retour à l’emploi, au développement Industriel et à la Croissance. En vue d’éviter le naufrage à la Titanic 2012 des présidentielles et de la société française, l’AIRAMA en appelle à nouveau les Candidats au respect de l’Évidence empirique, de la Science, de la Solution de Salut publique de M. Allais, conformes à la Volonté générale explicite des 82 % des Français exigeant le rétablissement de la préférence communautaire compétitive des Trente glorieuse. Elle prend date pour la mesure du coût du trucage des présidentielles, de la politique économique qui en sortira et des responsabilités dans un naufrage annoncé !

Arnaud Upinsky, Président de l’AIRAMA

Contact presse : .courrierposte@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79


 

Nicolas Dupont-Aignan, Candidat à la Présidence de la République : réponse du 16 avril 2012 à Arnaud Upinsky, Président de l’AIRAMA

Paris, ce 16 avril 2012

Cher Monsieur,

C’est avec le plus grand intérêt que j’ai pris connaissance de votre lettre ouverte pour la mise en œuvre de la pensée économique de Maurice Allais, sur laquelle je vous remercie d’avoir appelé mon attention.

C’est avec plaisir que je vous indique que je partage l’intégralité des préconisations qu’elle contient, qu’il s’agisse de l’instauration d’un protectionnisme intelligent, de la séparation des banques d’affaires des banques de détails, ou encore de l’abrogation de la loi de janvier 1973, interdisant à l’Etat d’emprunter directement à bas coût auprès de la Banque de France – raison supplémentaire, mais presque suffisante, pour sortir de la monnaie unique européenne qui interdit une telle pratique.

Vous pourrez ainsi retrouver toutes ces mesures dans mes 37 propositions-phares, dévoilées depuis janvier dernier :..http://nda2012.fr/projet/independance-et-democratie/

A la vérité, j’ai suivi avec beaucoup d’attention les travaux de Maurice Allais, qui avait eu la gentillesse de m’adresser un message public lors d’une manifestation organisée par mes soins sur le thème du protectionnisme, peu avant sa regrettée disparition.

Soyez ainsi assuré de mon entière détermination à mettre en œuvre ce programme d’action, seul à même de redresser la France et de lui rendre une liberté économique et politique que des instances extérieures, avec la complicité active des partis dominants, n’ont eu de cesse de confisquer depuis 20 ans, au prétexte d’une « construction européenne » en fait largement mystifiée.

C’est donc bien volontiers que je m’engage publiquement à concrétiser le projet que vous appelez de vos vœux, qui sont aussi les miens.

Vous remerciant de votre intérêt,

Bien Cordialement.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Candidat à la présidence de la République
Député de l’Essonne – Maire d’Yerres

 

 

  1. Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie. []
 

La « mission politique » de C. Pégard à Versailles, à l’horizon des présidentielles 2012

10 Déc

Clef des Présidentielles 2012

LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES  

Catherine Pégard à Versailles

Catherine Pégard à Versailles

Rend publique, aujourd’hui, la lettre de « mission politique » qu’elle vient d’adresser à Madame Catherine Pégard, Président de l’Établissement Public de Versailles, pour déjouer l’impasse dans laquelle elle est engagée, à l’horizon des présidentielles 2012.

Sollicite de la rencontrer pour dévoiler les mécanismes pervers d’une politique d’aliénation de notre patrimoine qui vise à faire de Versailles le pivot mondial de l’art des marchés régnant à New-York – symbole abhorré de la Crise actuelle de l’Euro – au dépens de nos intérêts vitaux.

En appelle à mettre un terme à la politique de « fracture culturelle » suicidaire de confrontation, entre l’art classique français et l’art new-yorkais, mettant le meilleur au service du pire, pour qu’aucune exposition de néo-vandalisme spéculatif « contemporain » au château de Versailles ne vienne plus tourner en dérision le symbole de l’excellence de la France et de son prestige qui, depuis quatre siècles, fait l’admiration du monde entier !

Elle vous transmet ci-dessous :

1)       « Versailles dévoile la fracture culturelle », son communiqué du 13 octobre 2011 :

http://coordination-defense-de-versailles.info/doc/2011-10-13_Communique_CDV_Versailles_devoile_la_%20fracture_culturelle.pdf

2)       « La « France d’à côté » ne se sent plus représentée », Le Monde du 6 décembre 2011 :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/06/la-france-d-a-cote-ne-se-sent-plus-representee_1613839_1471069.html

3)       « La défiance envers les dirigeants politiques en hausse », Le Monde du 2 novembre 2011 :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/02/la-defiance-envers-les-dirigeants-politiques-en-hausse_1597162_823448.html

 

Lire la Lettre Ouverte à Catherine Pégard

Télécharger le Lettre Ouverte à Catherine Pégard en PDF

 

 

Fronde du Dragon à Versailles…

24 Août

FRONDE DU DRAGON À VERSAILLES 

CONTRE « L’HOMME QUI N’AIME PAS LES VERSAILLAIS »  ! 

 

Solange de Villars

Le Président de la République répond à la lettre de Madame de Villars (ci-dessous), une Versaillaise, Conseillère de Quartier à la ville de Versailles, membre actif à l’Association des Riverains de l’Avenue de Paris (ARAP), à la Société des Amis de Versailles, à la Coordination Défense de Versailles et à la « pétition du Dragon ».

Devant l’obstination et le mépris du Président du château, elle a dû porter les doléances des Versaillais au Président de la République pour dénoncer « un abus de pouvoir » de Jean-Jacques Aillagon, l’homme qui n’aime pas les Versaillais « s’appliquant, depuis sa prise de fonction, à couper le Château de la ville ».

Après les limitations d’accès au Petit parc, aux jardins des Trianon, au hameau de la Reine, la fermeture de la grille du Dragon (Bassin de Neptune) – ouverte seulement quelques heures dans la semaine, coupe le cœur de la ville du Château, avec des conséquences économiques désastreuses pour le commerce, avec une chute du chiffre d’affaire jusqu’à 40 % .

Lettre 0uverte au Président de la République de Solange de Villars

(Cliquez sur les images pour les agrandir)

L’homme qui ouvre la « marchandisation du château » au profit des élus de son cœur, ne craint donc pas d’appauvrir les commerçants et de fermer l’accès des grilles aux mères de familles et autres promeneurs risquant de déranger la quiétude de son proche logement de fonction dont il profite sans états d’âmes.

Lettre du Ministère de la Culture, en réponse de la Lettre Ouverte de Mme de Villars

On peut s’étonner qu’au plus haut sommet de l’État, on ne puisse répondre démocratiquement aux attentes si légitimes des citoyens, pour leur restituer un droit d’accès aux jardins accordé à tous par Louis XIV. Faut-il rappeler que Versailles est un symbole, une fenêtre ouverte de la France sur le monde ?  ….Pour en tirer la morale paradoxale : alors que Louis XIV ouvrait largement son domaine à tous, J.J. Aillagon, lui, le ferme et agit en maître tout-puissant au profit du petit nombre et de lui-même.

Décidément, irremplaçable école de science politique, Versailles rend « l’abus de pouvoir » visible !

La solution viendra-elle de la « base » avec la Pétition  ( à signer absolument ! ) pour la réouverture de la grille du Dragon, en ligne et  dont la CDV communique le lien !

 

 

 

Télécharger le Tract de la Pétition pour la réouverture de la grille du dragon (à diffuser largement par un e-Mail rapide à vos amis les informant de l’existence de la pétition en ligne).

Signer la Pétition : « Pétition pour le retour à l’ouverture de la grille du Dragon et au libre accès aux eaux musicales du Bassin de Neptune »

 

Lettre Ouverte de l’UNIEF au Président de la République, Nicolas Sarkozy

02 Sep

— 2 septembre 2008 —

Lettre Ouverte de l’UNIEF au Président de la République, Nicolas Sarkozy, résidant au Pavillon de la Lanterne, à Versailles, pour qu’il fasse cesser le scandale de l’exposition  » Jeff Koons Versailles « , véritable  » boîte de Pandore  » portant atteinte  » aux symboles de la République « voir l’onglet  » LETTRES OFFICIELLES ARCHIVÉES sur notre Site «  )

 

Envoi d’une Lettre Ouverte au Maire de Versailles, François de Mazières

10 Août

Envoi d’une lettre ouverte au Maire de Versailles, François de Mazières, lui demandant sa position

Première parutions et déclarations d’agences étrangères – fin juillet, début août 2008

Après le lancement de l’affaire par Les Nouvelles de Versailles, du 30 juillet 2008, sous le titre « Le Pop Art » au château fait débat, la sortie de l’article du Parisien, du 3 août 2008, « L’expo qui fait scandale au château de Versailles », et les premières émissions radiophoniques consacrées à la profanation du patrimoine par cette exposition, les agences de presse étrangères Reuters, DPA et Belga, ( mais pas l’AFP…) propagent la nouvelle du scandale outre Rhin et en Europe.

Devant la montée de l’indignation et de la demande d’informations, la décision de création d’un site au service de Coordination-défense-de-Versailles est prise.

 

Lancement de l’action « Jeff-Koons » par la Lettre Ouverte au Ministre de la Culture, Christine Albanel

19 Juin

19 juin 2008
— Lancement de l’action par la Lettre Ouverte au Ministre de la Culture, Christine Albanel —

Après analyse de l’exposition « Jeff Kons Versailles », du point de vue de l’œuvre de l’esprit protégeable au titre du droit moral garanti par la Loi, l’Union Nationale des Écrivains de France (UNIEF) décide d’envoyer au Ministre de la Culture, garant de ce droit, une Lettre Ouverte demandant l’interdiction sans délai de l’exposition « Jeff Koons Versailles » dont elle considère qu’elle viole ce droit moral.

Jeff Koons à Versailles

Cette lettre s’introduisant et se concluant en ces termes :

19 juin 2008. – À l’origine du scandale : un homard à la une du Figaro, titrant « Choc des Cultures à Versailles », pour introniser la star new-yorkaise Jeff-Koons 1er – «  roi du marché de l’art mondial — Roi-Soleil de Versailles, lors de son vernissage du 10 septembre (…)

En mettant à la une de son numéro du 19 juin 2008, d’une manière provocante, sous le titre « Choc des cultures à Versailles », la représentation d’un Homard suspendu comme un hareng, à la place du lustre historique, dans le Salon de Mars des appartements du Roi, Le Figaro a provoqué le scandale de ce qui est devenu l’affaire « Jeff Koons Versailles ».

 

Lobster, le homard géant en aluminium polychrome ; Jeff Koons (2003)

Le lancement de Jeff Koons 1er nouveau roi-soleil ( des marchés ) de Versailles

Pour le lancement marketing de l’exposition «  Jeff Kons Versailles », la journaliste Valérie Duponchelle, investie de la mission de « faire rentrer l’art contemporain dans les lieux où il n’a rien à faire », a savamment orienté son article en agitant le chiffon rouge de la provocation.

« Pour ou contre l’art contemporain à Versailles ? » tel est l’aiguillon qu’agite la journaliste pour pousser au scandale, escompté fructueux pour la cote de la star des enchères. « Le débat risque d’être vif le 10 septembre, dit-elle, lors du vernissage de l’exposition « Jeff Koons Versailles » imposée au cœur du château dans les appartements royaux. La star américaine, fils spirituel d’Andy Warhol et de Marcel Duchamp dénie toute provocation dans cette première en France. »

Un homard ketchup à l’américaine mis à la une dans les sacro-saints appartements royaux du joyaux français que le monde entier nous envie, voilà qui n’a rien de provocateur pour elle ; il suffisait de le dire et nous voilà rassuré. Et pour ceux qui n’auraient pas bien compris, à la page 28, la journaliste doublera le gros titre, « Un artiste sulfureux chez le Roi-Soleil », par un sous-titre disant malicieusement l’inverse Jeff Koons : «  Je ne veux pas jouer l’agent provocateur ».  L’agent ? Lapsus révélateur de galeriste.

Le double langage des « envahisseurs »

Choquer à plaisir, exciter à la provocation tout en se drapant dans de belles phrases faussement rassurantes, tel est le ressort du double langage et de la sémantique promotionnelle du « Choc des cultures à Versailles », comme chacun peut en juger à la lecture de cet article fait sur mesure :

« Révolution à Versailles ? Septembre risque de voir la paix royale du musée chahutée par un Américain fort peu tranquille. (…) Versailles prend le risque d’ouvrir grand ses salles à l’art contemporain. Feux d’artifices et débats de fond à partir du 10 septembre ! Le premiers de ces envahisseurs (sic) (…)

Jusqu’au 14 décembre « Jeff 1er » sera, grâce à eux [les mécènes des collections les plus cotées] le nouveau Roi-soleil à Versailles ». Et, assurément, les seize « sujets » exposés de Jeff 1er, étant du même ragoût que son homard cramoisi ;  son auto-portrait, en marbre, devant trôner dans le salon d’Apollon (Dieu-soleil) alors que le portrait du roi ne sera qu’en inox ; alors, à l’évidence, « l’offensive contemporaine à Versailles, royauté du patrimoine, risque de faire du bruit ».

Mais après ce langage guerrier d’envahisseur, prenant décidément le lecteur pour un blaireau, on lui affirme aussitôt qu’il faudrait avoir l’esprit mal tourné pour voir dans cette dite Révolution, dans cette intrusion, dans cette substitution de Jeff 1er à Louis XIV, une quelconque provocation ou profanation du Saint des Saints du patrimoine français… C’est d’ailleurs Jeff 1er, lui-même, qui nous le garantit : « Je n’ai pas l’intention de dénaturer les salles ».

Il veut simplement « capter (sic) l’harmonie du lieu ». Il ne serait donc pas un provocateur mais un simple captateur et c’est en toute modestie qu’il affirme :

« Je suis emballé à l’idée d’affronter ce défi royal. C’est mon plus beau projet ! Versailles est un tel symbole de rayonnement artistique et culturel que j’ai retenu mon souffle quand je l’ai visité avec l’idée d’y exposer mon travail. Je ne veux pas jouer l’agent provocateur. Je suis plus intéressé par le pouvoir de louis XIV en temps que mécène des arts et souverain éclairé de la culture de son temps que par la philosophie érotique du boudoir. »

Et comble d’ironie, nous concède royalement l’ex co-artiste photographique X : «  Pas de ‘Made in Heaven‘ la Série sexe inspirée de son couple avec Ciciolina qui fit scandale à la Biennale de Venise 1980 ». Tel est son bon plaisir.

Le Roi-Soleil, c’est moi

Car, avec la bénédiction du Figaro, Jeff Koons 1er, de « je » en « je », la star des enchères artistiques agit et parle assurément en souverain et maître des lieux. Il s’y croit déjà :

« Je suis emballé à l’idée d’affronter le défi royal » ;
« Je suis plus intéressé par le pouvoir de Louis XIV » ;
« Je recherche la connexion formelle entre nos deux mondes (sic) (…) la force dérangeante. » ;
« Je n’ai pas l’intention d’envahir (…). Je veux capter l’harmonie du lieu. » ;
« À la place d’un des lustres, je suspendrai Lobster » ( le fameux homard !) ;
« Grâce à mon intuition de l’espace (sic), j’ai pu imaginer de New York (sic) l’accrochage, salle par salle, et évaluer le rapport d’échelle sur ordinateur » ;
« La chambre du roi abritera mon (sic) portrait en acier de Louis XIV. Le salon d’Apollon, mon autoportrait en marbre.» ;
« J’aimerais qu’on ait le sentirent d’embrasser le futur (sic) ».
Rien de plus…

Agent ou argent provocateur ?

Valérie Duponchelle ne craint pas d’affirmer que Jeff 1er « en strict costume gris, est venu, hier au château, défendre sa vision de notre histoire et proclamer son amour pour la France des Lumières ». Merci pour la leçon. Car c’est bien de changer notre vision du château qu’il s’agit. Effectivement, après un cambriolage ou la profanation d’un lieu sacré, on ne voit plus le lieu comme avant.

Quant à l’amour de la France, consistant à suspendre un Homard écarlate dans le Salon de Mars, des objets kitch comme Bear et Policeman, entre jouets et images BD, dans le salon de la guerre, un Ballon Dog dans le Salon d’Hercule, ou l’autoportrait prétention de Jeff 1er, roi des enchères, dans le Salon d’Apollon, ne serait-il pas plutôt l’amour des bonnes affaires ?

En dépit des efforts stéréotypés de Valéry Duponchelle pour orienter le scandale dans le sens du réflexe pavlovien « ça choque, c’est donc génial, achetez », c’est bien du choc des cultures entre les deux mondes qu’il s’agit : non pas tant de Jeff Koons 1er et de Louis XIV, mais bel et bien de l’Art (désintéressé par nature) et de l’argent (qui corrompt énormément, disait François Mitterrand).

Et cette prégnance du monde de l’argent, c’est ce que suggère ingénument l’auteur de l’article sous le titre leurre « Un fou du baroque » lorsqu’il dit, pour conclure :

« Longtemps posté sur le grand canal devant le Palazzo Grassi, à Venise, le Balloon Dog (Magenta) de François Pinault, le mécène le plus important de l’exposition chiffre à 2 M  €, trônera dans le salon d’Hercule au pied du Repas chez Simon de Véronèse (…). »

En effet, cette voie de François Pinault à Venise, mécène-investisseur dont Jeff Koons est le « chouchou », nous conduit à celle Jean-Jacques Aillagon, l’ancien Ministre de la Culture, ayant  donné la légion d’honneur à Jeff Koons (Dieu sait pourquoi), qui fut Président de la Fondation Pinault et qui est aujourd’hui Président de l’Établissement Public du Musée et du Domaine National de Versailles, nommé par le Ministre actuel de la Culture Christine Albanel, elle-même précédemment Président de l’établissement lorsque Jacques Aillagon était Ministre.

Quant à lui, François Pinault, qualifié d’un des hommes d’affaires français les plus secrets et les plus brillants, est propriétaire de Christie’s, la prestigieuse maison d’enchères britannique, depuis 1998.

Si l’on ajoute que « la réalisation la plus notable » de Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, est sans doute la loi Aillagon sur le mécénat qu’il parvient à faire adopter en 2003 et qui a doté la France d’un des régimes les plus favorables en ce domaine. En effet, cette loi, autorisant des déductions fiscales allant jusqu’à 90%, permet notamment de résoudre le problème de l’acquisition des biens qui, déclarés « trésors nationaux », doivent être conservés en France » (Wikipédia). La boucle de l’art à l’argent et à la politique est donc bouclée.

Changement d’époque ou néo-vandalisme spéculatif ?

Un telle boucle coopérative ne saurait pas étonner Christine Albanel puisqu’elle a affirmé :
« La loi de 1er août 2003 relative au mécénat et aux fondations nous a fait véritablement changer d’époque en reconnaissant le rôle essentiel de la société civile aux côtés des pouvoirs publics dans la défense de l’intérêt général.

Elle a créé les conditions parmi les plus avantageuses en Europe pour ce partenariat fécond, et favorisé l’émergence d’une véritable « culture du mécénat », aux expressions multiples : mécénat financier, mécénat de compétence, mécénat en nature, mécénat technologique…

Le ministère de la Culture et de la Communication qui a élaboré et porté cette législation conserve une responsabilité particulière dans le développement du mécénat et des fondations, comme l’ont rappelé le Président de la République et le Premier Ministre dans la lettre de mission qu’ils m’ont adressée le 1er août 2007.

La culture est, pour notre pays, à la fois une richesse spirituelle essentielle, un enjeu économique de taille et un atout déterminant de notre rayonnement international. Elle est l’affaire de tous, et je suis très heureuse de voir qu’aujourd’hui les particuliers, les grands groupes, mais aussi les PME et les TPE. »

Sur le papier tout semble donc pour le mieux. Mais au vu du scandale provoqué par la mise en œuvre de cette grande première de l’exposition Jeff Koons, « nouveau Roi-Soleil de  Versailles », qui devrait, selon Christine Albanel, être une richesse essentielle « spirituelle et économique », un « atout déterminant de notre rayonnement » « dans la défense de l’intérêt général », il apparaît, hélas, qu’il en est tout autrement des belles déclarations d’intention à la réalité effective. Faire rayonner l’art spéculatif d’un new-yorkais à Versailles au service du « rayonnement » de l’art américain n’est-il pas à l’inverse du rayonnement de la France dont justement le château du Roi-Soleil de Versailles n’a cessé d’être modèle inégalé, depuis trois siècles, aux yeux du monde entier ?

C’est ainsi que le lecteur de l’article provocateur du Figaro, du 19 juin 2008, après avoir subi le « choc des cultures » du homard de Koons, après avoir marqué son indignation devant le « sacrilège » du Saint des Saints du patrimoine français, en vient nécessairement à se poser la question de la régularité de la décision public.

Dès qu’il commence à se poser la question des chiffres et des intérêts en jeu, le lecteur quitte la voie facile du « choc des cultures » – qui lui était proposé trop complaisamment par Le Figaropour celle du choc d’un néo-vandalisme spéculatif qui ne dit pas son nom et qui prospère sous les auspices d’une décision publique paradoxale. Ce que faisant, le lecteur s’est engagé dans une voie imprévue inverse de celle propose par Le Figaro.

En ayant imprudemment sous-titré « Un artiste sulfureux chez le Roi-Soleil », Le Figaro ne croyait sans doute pas si bien dire. Alors qu’il voulait provoquer un simple scandale promotionnel, en trompe-l’œil, au titre du « Choc des cultures », il a désormais ouvert la voie à un scandale majeur. Ce qui gène désormais de plus en plus tout le monde, au delà du  sacrilège du patrimoine, ce sont les questions sulfureuses de l’argent et de la démocratie.