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Archives de la catégorie ‘Lettre Ouverte’

L’Association AIRAMA dans la Présidentielle 2012

20 avr

L’AIRAMA (Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Économie), fondée dès 2004, à pour objet statutaire de promouvoir la pensée, l’œuvre et les solutions, de Maurice Allais, qu’il n’a cessé de proclamer en particulier dans ses « Combats pour l’Europe ».

OUI, à la RELANCE

de la « PROTECTION COMPÉTITIVE »

des TRENTE GLORIEUSES !

C’est à ce titre que l’AIRAMA, à l’occasion des élections d’avril-mai 2012 à la Présidence de la République Française, décisives tant pour la France que pour l’Europe, a le devoir d’envoyer la Lettre Ouverte, (lire ici), aux dix candidats à cette élection cruciale, dans le droit fil de la pensée du Prix Nobel français en Sciences économiques auquel se réfèrent déjà d’ailleurs publiquement plusieurs de ces derniers.

Arnaud Upinsky, Président de l’AIRAMA

Maurice Félix Charles ALLAIS - 2001

Maurice Félix Charles ALLAIS - Prix Nobel d'Économie en 1988

Monsieur Arnaud Upinsky, récemment élu Président de l’AIRAMA, continue son combat pour la défense du Patrimoine français dont le Prix Nobel Maurice Allais en est une figure emblématique.

Présidentielle 2012Lettre ouverte aux
Candidats à la Présidence de la République

AIRAMA1, 12 rue de Poitiers, 75007 Paris

 

Présidentielle 2012à Mmes et MM. : Nathalie Arthaud, François Bayrou, Jacques Cheminade, Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou, Nicolas Sarkozy.

 

 

 

 

« l’ultralibéralisme voilà l’ennemi ! »

NON AU « LAISSEZ-FAIRISME » SUICIDAIRE !

NON À L’ÉTAT DESTRUCTEUR DES EMPLOIS ET DE LA CROISSANCE !

OUI À LA RELANCE DE LA « PROTECTION COMPÉTITIVE » DES 30 GLORIEUSES !

Paris, ce 12 avril 2012

Mesdames et Messieurs
les Candidats à la Présidence de la République

Au nom du Peuple Français – auquel vous dites vouloir rendre la parole ! –s’exprimant aujourd’hui par la voix la plus qualifiée de l’autorité scientifique internationale de notre prix Nobel d’économie Maurice Allais, du premier cercle de l’AIRAMA agissant pour la reconnaissance de ses apports, de l’élite de l’École française des nouveaux économistes dans son sillage, IL VOUS EST DEMANDÉ de vous ENGAGER SOLENNELLEMENT à appliquer, une fois élu, la SOLUTION GLOBALE à la crise que nous a léguée le premier économiste à avoir clamé haut et fort l’arrivée du tsunami : la relance de la politique de « PROTECTION COMPÉTITIVE » des « Tente glorieuses ».

* * *

Lire la suite sur la page spéciale de l’AIRAMA…

Télécharger la Lettre Ouverte en PDF

* * *

NON AU TRUCAGE DES PRÉSIDENTIELLES !

 

Non au Trucage des Présidentielles !

Avec 82 % des Français protectionnistes et 100 % des favoris contre !

Pour la 1ère fois à une élection présidentielle, l’Évidence empirique, la Science et la Démocratie, à 82 % des électeurs, sont unanimes pour voir dans la relance de la politique de protectionnisme intelligent de M. Allaisà l’origine de la croissance des Trente glorieusesla SOLUTION GLOBALE à la crise qui nous ruine, la seule solution démontrée par Maurice Allais qui puisse éviter le naufrage annoncé de l’ « Europe-Titanic » !

Mais, l’incroyable « trucage » de la campagne des Présidentielles 2012, aura été :

1) D’avoir caché cette Évidence sous la cacophonie médiatique « d’une idée par jour et par candidat » ;

2) D’avoir fait croire que le « vrai choix clivant » était « idéologique » (entre la droite et la gauche) alors qu’il est de « politique économique » ( entre le POUR ou CONTRE le « Protectionnisme Intelligent » de M. Allais ! ) ;

3) De n’avoir publié des sondages que sur les Candidats et non sur leurs Idées de solutions :

I) Pour cacher l’existence de la Volonté générale des Français plébiscitant le protectionnisme ;
II) Pour l’empêcher de prendre conscience
d’elle-même et de se choisir un Candidat à la Présidence appliquant son exigence de changement de Cap, vital pour prévenir le naufrage de l’Europe Titanic par le retour au juste protectionnisme compétitif, à l’emploi et à la croissance, attendus de tous les Français !

En face de ce trucage antidémocratique des élections visant à empêcher la traduction politique de la Volonté générale des Français (plébiscitant la SOLUTION ALLAIS à 82 % !), l’AIRAMA se devait, dans sa lettre ouverte du 12 avril 2012, au nom de la Science, de demander aux Candidats aux présidentielles de s’engager solennellement à appliquer la Politique de Protection Compétitive intelligente de Maurice Allais, une fois élu.

En réponse à cette lettre ouverte, 70 % des Candidats disent « Non ! » au « protectionnisme » d’Allais, CONTRE la majorité des 82 % d’électeurs qui y sont favorables, s’excluant ainsi de toute légitimité démocratique sur la question décisive de salut public. Seuls 30 % des offres électorales, de N. Dupont-Aignan (cf. sa lettre ci-jointe), de M. Le Pen et de J. Cheminade, s’accordent à la Volonté générale des Français (cf. sondage IFOP du 19 mars 2011). Un tel décalage, de 70 %, entre l’attente protectionniste des Français et l’offre « laissez-fairiste » des candidats, explique la tragique déception des Français et leur perte de confiance dans la fonction politique.

Pour le centenaire du naufrage du Titanic, comment ne pas faire un parallèle saisissant entre son Capitaine victime de la cupidité affairiste du Président de la ligne, refusant de changer de Cap et de vitesse, et les candidats français aux Présidentielles 2012 ne voulant pas changer de Cap ultralibéral menant au naufrage la société française selon l’engrenage annoncé par M. Allais. Dans l’histoire du Titanic, à l’image de l’AIRAMA et de l’élite de l’école des nouveaux économistes, l’officier en second a tenté de changer le Cap de conduite suicidaire.

En conséquence, l’AIRAMA dénonce le “ trucage suicidaire ” des présidentielles, la substitution des sondages sur les Candidats à ceux sur les Opinions, empêchant la manifestation de la volonté générale des Français de s’exprimer pour exiger du Candidat le retour au Cap du protectionnisme compétitif qui s’impose pour le retour à l’emploi, au développement Industriel et à la Croissance. En vue d’éviter le naufrage à la Titanic 2012 des présidentielles et de la société française, l’AIRAMA en appelle à nouveau les Candidats au respect de l’Évidence empirique, de la Science, de la Solution de Salut publique de M. Allais, conformes à la Volonté générale explicite des 82 % des Français exigeant le rétablissement de la préférence communautaire compétitive des Trente glorieuse. Elle prend date pour la mesure du coût du trucage des présidentielles, de la politique économique qui en sortira et des responsabilités dans un naufrage annoncé !

Arnaud Upinsky, Président de l’AIRAMA

Contact presse : .courrierposte@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79


 

Nicolas Dupont-Aignan, Candidat à la Présidence de la République : réponse du 16 avril 2012 à Arnaud Upinsky, Président de l’AIRAMA

Paris, ce 16 avril 2012

Cher Monsieur,

C’est avec le plus grand intérêt que j’ai pris connaissance de votre lettre ouverte pour la mise en œuvre de la pensée économique de Maurice Allais, sur laquelle je vous remercie d’avoir appelé mon attention.

C’est avec plaisir que je vous indique que je partage l’intégralité des préconisations qu’elle contient, qu’il s’agisse de l’instauration d’un protectionnisme intelligent, de la séparation des banques d’affaires des banques de détails, ou encore de l’abrogation de la loi de janvier 1973, interdisant à l’Etat d’emprunter directement à bas coût auprès de la Banque de France – raison supplémentaire, mais presque suffisante, pour sortir de la monnaie unique européenne qui interdit une telle pratique.

Vous pourrez ainsi retrouver toutes ces mesures dans mes 37 propositions-phares, dévoilées depuis janvier dernier :..http://nda2012.fr/projet/independance-et-democratie/

A la vérité, j’ai suivi avec beaucoup d’attention les travaux de Maurice Allais, qui avait eu la gentillesse de m’adresser un message public lors d’une manifestation organisée par mes soins sur le thème du protectionnisme, peu avant sa regrettée disparition.

Soyez ainsi assuré de mon entière détermination à mettre en œuvre ce programme d’action, seul à même de redresser la France et de lui rendre une liberté économique et politique que des instances extérieures, avec la complicité active des partis dominants, n’ont eu de cesse de confisquer depuis 20 ans, au prétexte d’une « construction européenne » en fait largement mystifiée.

C’est donc bien volontiers que je m’engage publiquement à concrétiser le projet que vous appelez de vos vœux, qui sont aussi les miens.

Vous remerciant de votre intérêt,

Bien Cordialement.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Candidat à la présidence de la République
Député de l’Essonne – Maire d’Yerres

 

 

  1. Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie. []
 

La « mission politique » de C. Pégard à Versailles, à l’horizon des présidentielles 2012

10 déc

Clef des Présidentielles 2012

LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES  

Catherine Pégard à Versailles

Catherine Pégard à Versailles

Rend publique, aujourd’hui, la lettre de « mission politique » qu’elle vient d’adresser à Madame Catherine Pégard, Président de l’Établissement Public de Versailles, pour déjouer l’impasse dans laquelle elle est engagée, à l’horizon des présidentielles 2012.

Sollicite de la rencontrer pour dévoiler les mécanismes pervers d’une politique d’aliénation de notre patrimoine qui vise à faire de Versailles le pivot mondial de l’art des marchés régnant à New-York – symbole abhorré de la Crise actuelle de l’Euro – au dépens de nos intérêts vitaux.

En appelle à mettre un terme à la politique de « fracture culturelle » suicidaire de confrontation, entre l’art classique français et l’art new-yorkais, mettant le meilleur au service du pire, pour qu’aucune exposition de néo-vandalisme spéculatif « contemporain » au château de Versailles ne vienne plus tourner en dérision le symbole de l’excellence de la France et de son prestige qui, depuis quatre siècles, fait l’admiration du monde entier !

Elle vous transmet ci-dessous :

1)       « Versailles dévoile la fracture culturelle », son communiqué du 13 octobre 2011 :

http://coordination-defense-de-versailles.info/doc/2011-10-13_Communique_CDV_Versailles_devoile_la_%20fracture_culturelle.pdf

2)       « La « France d’à côté » ne se sent plus représentée », Le Monde du 6 décembre 2011 :

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/12/06/la-france-d-a-cote-ne-se-sent-plus-representee_1613839_1471069.html

3)       « La défiance envers les dirigeants politiques en hausse », Le Monde du 2 novembre 2011 :

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/02/la-defiance-envers-les-dirigeants-politiques-en-hausse_1597162_823448.html

 

Lire la Lettre Ouverte à Catherine Pégard

Télécharger le Lettre Ouverte à Catherine Pégard en PDF

 

 

Fronde du Dragon à Versailles…

24 août

FRONDE DU DRAGON À VERSAILLES 

CONTRE « L’HOMME QUI N’AIME PAS LES VERSAILLAIS »  ! 

 

Solange de Villars

Le Président de la République répond à la lettre de Madame de Villars (ci-dessous), une Versaillaise, Conseillère de Quartier à la ville de Versailles, membre actif à l’Association des Riverains de l’Avenue de Paris (ARAP), à la Société des Amis de Versailles, à la Coordination Défense de Versailles et à la « pétition du Dragon ».

Devant l’obstination et le mépris du Président du château, elle a dû porter les doléances des Versaillais au Président de la République pour dénoncer « un abus de pouvoir » de Jean-Jacques Aillagon, l’homme qui n’aime pas les Versaillais « s’appliquant, depuis sa prise de fonction, à couper le Château de la ville ».

Après les limitations d’accès au Petit parc, aux jardins des Trianon, au hameau de la Reine, la fermeture de la grille du Dragon (Bassin de Neptune) – ouverte seulement quelques heures dans la semaine, coupe le cœur de la ville du Château, avec des conséquences économiques désastreuses pour le commerce, avec une chute du chiffre d’affaire jusqu’à 40 % .

Lettre 0uverte au Président de la République de Solange de Villars

(Cliquez sur les images pour les agrandir)

L’homme qui ouvre la « marchandisation du château » au profit des élus de son cœur, ne craint donc pas d’appauvrir les commerçants et de fermer l’accès des grilles aux mères de familles et autres promeneurs risquant de déranger la quiétude de son proche logement de fonction dont il profite sans états d’âmes.

Lettre du Ministère de la Culture, en réponse de la Lettre Ouverte de Mme de Villars

On peut s’étonner qu’au plus haut sommet de l’État, on ne puisse répondre démocratiquement aux attentes si légitimes des citoyens, pour leur restituer un droit d’accès aux jardins accordé à tous par Louis XIV. Faut-il rappeler que Versailles est un symbole, une fenêtre ouverte de la France sur le monde ?  ….Pour en tirer la morale paradoxale : alors que Louis XIV ouvrait largement son domaine à tous, J.J. Aillagon, lui, le ferme et agit en maître tout-puissant au profit du petit nombre et de lui-même.

Décidément, irremplaçable école de science politique, Versailles rend « l’abus de pouvoir » visible !

La solution viendra-elle de la « base » avec la Pétition  ( à signer absolument ! ) pour la réouverture de la grille du Dragon, en ligne et  dont la CDV communique le lien !

 

 

 

Télécharger le Tract de la Pétition pour la réouverture de la grille du dragon (à diffuser largement par un e-Mail rapide à vos amis les informant de l’existence de la pétition en ligne).

Signer la Pétition : « Pétition pour le retour à l’ouverture de la grille du Dragon et au libre accès aux eaux musicales du Bassin de Neptune »

 

Lettre Ouverte de l’UNIEF au Président de la République, Nicolas Sarkozy

02 sept

— 2 septembre 2008 —

Lettre Ouverte de l’UNIEF au Président de la République, Nicolas Sarkozy, résidant au Pavillon de la Lanterne, à Versailles, pour qu’il fasse cesser le scandale de l’exposition «  Jeff Koons Versailles  », véritable «  boîte de Pandore  » portant atteinte «  aux symboles de la République  »voir l’onglet «  LETTRES OFFICIELLES ARCHIVÉES sur notre Site  » )

 

Envoi d’une Lettre Ouverte au Maire de Versailles, François de Mazières

10 août

Envoi d’une lettre ouverte au Maire de Versailles, François de Mazières, lui demandant sa position

Première parutions et déclarations d’agences étrangères – fin juillet, début août 2008

Après le lancement de l’affaire par Les Nouvelles de Versailles, du 30 juillet 2008, sous le titre « Le Pop Art » au château fait débat, la sortie de l’article du Parisien, du 3 août 2008, « L’expo qui fait scandale au château de Versailles », et les premières émissions radiophoniques consacrées à la profanation du patrimoine par cette exposition, les agences de presse étrangères Reuters, DPA et Belga, ( mais pas l’AFP…) propagent la nouvelle du scandale outre Rhin et en Europe.

Devant la montée de l’indignation et de la demande d’informations, la décision de création d’un site au service de Coordination-défense-de-Versailles est prise.

 

Lancement de l’action « Jeff-Koons » par la Lettre Ouverte au Ministre de la Culture, Christine Albanel

19 juin

19 juin 2008
— Lancement de l’action par la Lettre Ouverte au Ministre de la Culture, Christine Albanel —

Après analyse de l’exposition « Jeff Kons Versailles », du point de vue de l’œuvre de l’esprit protégeable au titre du droit moral garanti par la Loi, l’Union Nationale des Écrivains de France (UNIEF) décide d’envoyer au Ministre de la Culture, garant de ce droit, une Lettre Ouverte demandant l’interdiction sans délai de l’exposition « Jeff Koons Versailles » dont elle considère qu’elle viole ce droit moral.

Jeff Koons à Versailles

Cette lettre s’introduisant et se concluant en ces termes :

19 juin 2008. – À l’origine du scandale : un homard à la une du Figaro, titrant « Choc des Cultures à Versailles », pour introniser la star new-yorkaise Jeff-Koons 1er – «  roi du marché de l’art mondial — Roi-Soleil de Versailles, lors de son vernissage du 10 septembre (…)

En mettant à la une de son numéro du 19 juin 2008, d’une manière provocante, sous le titre « Choc des cultures à Versailles », la représentation d’un Homard suspendu comme un hareng, à la place du lustre historique, dans le Salon de Mars des appartements du Roi, Le Figaro a provoqué le scandale de ce qui est devenu l’affaire « Jeff Koons Versailles ».

 

Lobster, le homard géant en aluminium polychrome ; Jeff Koons (2003)

Le lancement de Jeff Koons 1er nouveau roi-soleil ( des marchés ) de Versailles

Pour le lancement marketing de l’exposition «  Jeff Kons Versailles », la journaliste Valérie Duponchelle, investie de la mission de « faire rentrer l’art contemporain dans les lieux où il n’a rien à faire », a savamment orienté son article en agitant le chiffon rouge de la provocation.

« Pour ou contre l’art contemporain à Versailles ? » tel est l’aiguillon qu’agite la journaliste pour pousser au scandale, escompté fructueux pour la cote de la star des enchères. « Le débat risque d’être vif le 10 septembre, dit-elle, lors du vernissage de l’exposition « Jeff Koons Versailles » imposée au cœur du château dans les appartements royaux. La star américaine, fils spirituel d’Andy Warhol et de Marcel Duchamp dénie toute provocation dans cette première en France. »

Un homard ketchup à l’américaine mis à la une dans les sacro-saints appartements royaux du joyaux français que le monde entier nous envie, voilà qui n’a rien de provocateur pour elle ; il suffisait de le dire et nous voilà rassuré. Et pour ceux qui n’auraient pas bien compris, à la page 28, la journaliste doublera le gros titre, « Un artiste sulfureux chez le Roi-Soleil », par un sous-titre disant malicieusement l’inverse Jeff Koons : «  Je ne veux pas jouer l’agent provocateur ».  L’agent ? Lapsus révélateur de galeriste.

Le double langage des « envahisseurs »

Choquer à plaisir, exciter à la provocation tout en se drapant dans de belles phrases faussement rassurantes, tel est le ressort du double langage et de la sémantique promotionnelle du « Choc des cultures à Versailles », comme chacun peut en juger à la lecture de cet article fait sur mesure :

« Révolution à Versailles ? Septembre risque de voir la paix royale du musée chahutée par un Américain fort peu tranquille. (…) Versailles prend le risque d’ouvrir grand ses salles à l’art contemporain. Feux d’artifices et débats de fond à partir du 10 septembre ! Le premiers de ces envahisseurs (sic) (…)

Jusqu’au 14 décembre « Jeff 1er » sera, grâce à eux [les mécènes des collections les plus cotées] le nouveau Roi-soleil à Versailles ». Et, assurément, les seize « sujets » exposés de Jeff 1er, étant du même ragoût que son homard cramoisi ;  son auto-portrait, en marbre, devant trôner dans le salon d’Apollon (Dieu-soleil) alors que le portrait du roi ne sera qu’en inox ; alors, à l’évidence, « l’offensive contemporaine à Versailles, royauté du patrimoine, risque de faire du bruit ».

Mais après ce langage guerrier d’envahisseur, prenant décidément le lecteur pour un blaireau, on lui affirme aussitôt qu’il faudrait avoir l’esprit mal tourné pour voir dans cette dite Révolution, dans cette intrusion, dans cette substitution de Jeff 1er à Louis XIV, une quelconque provocation ou profanation du Saint des Saints du patrimoine français… C’est d’ailleurs Jeff 1er, lui-même, qui nous le garantit : « Je n’ai pas l’intention de dénaturer les salles ».

Il veut simplement « capter (sic) l’harmonie du lieu ». Il ne serait donc pas un provocateur mais un simple captateur et c’est en toute modestie qu’il affirme :

« Je suis emballé à l’idée d’affronter ce défi royal. C’est mon plus beau projet ! Versailles est un tel symbole de rayonnement artistique et culturel que j’ai retenu mon souffle quand je l’ai visité avec l’idée d’y exposer mon travail. Je ne veux pas jouer l’agent provocateur. Je suis plus intéressé par le pouvoir de louis XIV en temps que mécène des arts et souverain éclairé de la culture de son temps que par la philosophie érotique du boudoir. »

Et comble d’ironie, nous concède royalement l’ex co-artiste photographique X : «  Pas de ‘Made in Heaven‘ la Série sexe inspirée de son couple avec Ciciolina qui fit scandale à la Biennale de Venise 1980 ». Tel est son bon plaisir.

Le Roi-Soleil, c’est moi

Car, avec la bénédiction du Figaro, Jeff Koons 1er, de « je » en « je », la star des enchères artistiques agit et parle assurément en souverain et maître des lieux. Il s’y croit déjà :

« Je suis emballé à l’idée d’affronter le défi royal » ;
« Je suis plus intéressé par le pouvoir de Louis XIV » ;
« Je recherche la connexion formelle entre nos deux mondes (sic) (…) la force dérangeante. » ;
« Je n’ai pas l’intention d’envahir (…). Je veux capter l’harmonie du lieu. » ;
« À la place d’un des lustres, je suspendrai Lobster » ( le fameux homard !) ;
« Grâce à mon intuition de l’espace (sic), j’ai pu imaginer de New York (sic) l’accrochage, salle par salle, et évaluer le rapport d’échelle sur ordinateur » ;
« La chambre du roi abritera mon (sic) portrait en acier de Louis XIV. Le salon d’Apollon, mon autoportrait en marbre.» ;
« J’aimerais qu’on ait le sentirent d’embrasser le futur (sic) ».
Rien de plus…

Agent ou argent provocateur ?

Valérie Duponchelle ne craint pas d’affirmer que Jeff 1er « en strict costume gris, est venu, hier au château, défendre sa vision de notre histoire et proclamer son amour pour la France des Lumières ». Merci pour la leçon. Car c’est bien de changer notre vision du château qu’il s’agit. Effectivement, après un cambriolage ou la profanation d’un lieu sacré, on ne voit plus le lieu comme avant.

Quant à l’amour de la France, consistant à suspendre un Homard écarlate dans le Salon de Mars, des objets kitch comme Bear et Policeman, entre jouets et images BD, dans le salon de la guerre, un Ballon Dog dans le Salon d’Hercule, ou l’autoportrait prétention de Jeff 1er, roi des enchères, dans le Salon d’Apollon, ne serait-il pas plutôt l’amour des bonnes affaires ?

En dépit des efforts stéréotypés de Valéry Duponchelle pour orienter le scandale dans le sens du réflexe pavlovien « ça choque, c’est donc génial, achetez », c’est bien du choc des cultures entre les deux mondes qu’il s’agit : non pas tant de Jeff Koons 1er et de Louis XIV, mais bel et bien de l’Art (désintéressé par nature) et de l’argent (qui corrompt énormément, disait François Mitterrand).

Et cette prégnance du monde de l’argent, c’est ce que suggère ingénument l’auteur de l’article sous le titre leurre « Un fou du baroque » lorsqu’il dit, pour conclure :

« Longtemps posté sur le grand canal devant le Palazzo Grassi, à Venise, le Balloon Dog (Magenta) de François Pinault, le mécène le plus important de l’exposition chiffre à 2 M  €, trônera dans le salon d’Hercule au pied du Repas chez Simon de Véronèse (…). »

En effet, cette voie de François Pinault à Venise, mécène-investisseur dont Jeff Koons est le « chouchou », nous conduit à celle Jean-Jacques Aillagon, l’ancien Ministre de la Culture, ayant  donné la légion d’honneur à Jeff Koons (Dieu sait pourquoi), qui fut Président de la Fondation Pinault et qui est aujourd’hui Président de l’Établissement Public du Musée et du Domaine National de Versailles, nommé par le Ministre actuel de la Culture Christine Albanel, elle-même précédemment Président de l’établissement lorsque Jacques Aillagon était Ministre.

Quant à lui, François Pinault, qualifié d’un des hommes d’affaires français les plus secrets et les plus brillants, est propriétaire de Christie’s, la prestigieuse maison d’enchères britannique, depuis 1998.

Si l’on ajoute que « la réalisation la plus notable » de Jean-Jacques Aillagon, ministre de la culture et de la communication, est sans doute la loi Aillagon sur le mécénat qu’il parvient à faire adopter en 2003 et qui a doté la France d’un des régimes les plus favorables en ce domaine. En effet, cette loi, autorisant des déductions fiscales allant jusqu’à 90%, permet notamment de résoudre le problème de l’acquisition des biens qui, déclarés « trésors nationaux », doivent être conservés en France » (Wikipédia). La boucle de l’art à l’argent et à la politique est donc bouclée.

Changement d’époque ou néo-vandalisme spéculatif ?

Un telle boucle coopérative ne saurait pas étonner Christine Albanel puisqu’elle a affirmé :
« La loi de 1er août 2003 relative au mécénat et aux fondations nous a fait véritablement changer d’époque en reconnaissant le rôle essentiel de la société civile aux côtés des pouvoirs publics dans la défense de l’intérêt général.

Elle a créé les conditions parmi les plus avantageuses en Europe pour ce partenariat fécond, et favorisé l’émergence d’une véritable « culture du mécénat », aux expressions multiples : mécénat financier, mécénat de compétence, mécénat en nature, mécénat technologique…

Le ministère de la Culture et de la Communication qui a élaboré et porté cette législation conserve une responsabilité particulière dans le développement du mécénat et des fondations, comme l’ont rappelé le Président de la République et le Premier Ministre dans la lettre de mission qu’ils m’ont adressée le 1er août 2007.

La culture est, pour notre pays, à la fois une richesse spirituelle essentielle, un enjeu économique de taille et un atout déterminant de notre rayonnement international. Elle est l’affaire de tous, et je suis très heureuse de voir qu’aujourd’hui les particuliers, les grands groupes, mais aussi les PME et les TPE. »

Sur le papier tout semble donc pour le mieux. Mais au vu du scandale provoqué par la mise en œuvre de cette grande première de l’exposition Jeff Koons, « nouveau Roi-Soleil de  Versailles », qui devrait, selon Christine Albanel, être une richesse essentielle « spirituelle et économique », un « atout déterminant de notre rayonnement » « dans la défense de l’intérêt général », il apparaît, hélas, qu’il en est tout autrement des belles déclarations d’intention à la réalité effective. Faire rayonner l’art spéculatif d’un new-yorkais à Versailles au service du « rayonnement » de l’art américain n’est-il pas à l’inverse du rayonnement de la France dont justement le château du Roi-Soleil de Versailles n’a cessé d’être modèle inégalé, depuis trois siècles, aux yeux du monde entier ?

C’est ainsi que le lecteur de l’article provocateur du Figaro, du 19 juin 2008, après avoir subi le « choc des cultures » du homard de Koons, après avoir marqué son indignation devant le « sacrilège » du Saint des Saints du patrimoine français, en vient nécessairement à se poser la question de la régularité de la décision public.

Dès qu’il commence à se poser la question des chiffres et des intérêts en jeu, le lecteur quitte la voie facile du « choc des cultures » – qui lui était proposé trop complaisamment par Le Figaropour celle du choc d’un néo-vandalisme spéculatif qui ne dit pas son nom et qui prospère sous les auspices d’une décision publique paradoxale. Ce que faisant, le lecteur s’est engagé dans une voie imprévue inverse de celle propose par Le Figaro.

En ayant imprudemment sous-titré « Un artiste sulfureux chez le Roi-Soleil », Le Figaro ne croyait sans doute pas si bien dire. Alors qu’il voulait provoquer un simple scandale promotionnel, en trompe-l’œil, au titre du « Choc des cultures », il a désormais ouvert la voie à un scandale majeur. Ce qui gène désormais de plus en plus tout le monde, au delà du  sacrilège du patrimoine, ce sont les questions sulfureuses de l’argent et de la démocratie.