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Archives de la catégorie ‘Guides & Conférenciers’

La Révolution des Guides-Conférenciers au Château de Versailles

21 Juin

LA MONTÉE EN LIGNE DE RÉSISTANCE DES VICTIMES DE L’INVASION NEW-YORKAISE (New-York Times du 11 sept. 2008) REND VISIBLE LE VIDE-SIMULACRE DES INSTITUTIONS (culture, politique, justice… ! )

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À VERSAILLES, LA RÉVOLUTION DES GUIDES-CONFÉRENCIERS
DÉTRÔNE AILLAGON,

LE TOURNE  EN  DÉRISION ET LE  POUSSE VERS LA SORTIE !

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LE GRAND SECRET : « Le noble mensonge est celui du Prince-philosophe, le vil mensonge celui du Peuple »
Platon, La République

 

 

LE NOBLE MENSONGE, démasqué par l’exposition « Trônes en majesté »

« Trônes » en Dérision

Cette fatale exposition OGM, close le 19 juin, prouve le bien fondé de notre combat en justice depuis 3 ans.

La preuve par « l’exposition » des faits :

—         En 2008, le Canard Enchaîné du 24 sept., sous le titre « Arrête de faire le Koons ! », avait déjà révélé la révolte des guides-interprètes professionnels, censurés par une « sèche missive » de la Direction du « développement culturel » du château les menaçant de « bien vouloir respecter, dans le « contenu de [leurs] propos, les choix culturels de l’EPV ». « Sinon les persifleurs seront carrément interdits de séjour », leur « droit de parole [étant] susceptible de porter atteinte à l’image de l’Établissement public ou [étant] irrespectueux à l’égard des choix culturels de l’EPV ». Le Canard conclut : « Et ceux qui persistent à se gausser du nouvel art officiel, au goulag ! » (cf. article ici).

—         En 2011, Le Parisien du 10 juin révèle enfin, sous le titre « Vent de colère chez les guides du château », que « les expositions temporaires nuisent au confort des visiteurs » ; « Files d’attentes qui s’allongent, conditions de travail qui se dégradent » ; « la colère monte chez… les guides-interprètes dont une moitié sont salariés du château » ;  « Cela obstrue le passage et il n’est plus possible de s’arrêter un seul instant. On piétine, on est sans cesse bousculé, le tout dans un brouhaha infernal » ; « Je suis navrée, j’ai honte de devoir accueillir les visiteurs dans de telles conditions. On se moque de nous. Que dire du jeune public qui ne voit que le plafond des salles certains jours ? À quoi sert de redorer un toit si ce qu’il abrite est devenu impossible à voir ? », dit un guide conférencier depuis dix ans. » (cf. article ici).

LAVAGE DE CERVEAU.
Devant le désastre de cette politique de harcèlement au service de l’art de dérision new-yorkais – dénoncé sans relâche (cf. Communiqué CDV du 11 janvier 2011 !) – le château dit, se moquant de nous : « Nous avons été trop optimistes » ; « Il n’y aura plus d’exposition temporaire dans les Grands Appartements jusqu’à nouvel ordre », alors qu’Aillagon s’était engagé 2 fois à arrêter le massacre !

LE CHIFFRE QUI TUE.
Bien en peine de soutenir un débat « artistique », J.-J. Aillagon s’est toujours réfugié derrière des chiffres gonflés à l’hélium. Après avoir dû faire silence sur la cote en bourse de l’art New-Yorkais, voici qu’après la Cour des comptes dénonçant « La faute aux musées qui truquent leurs chiffres de fréquentation », la révolte des guides traducteurs et la honte de l’univers concentrationnaire des touristes, interdits de visite par l’obstruction des vitrines de « trônes », tuent l’ultime argument du « chiffre de fréquentation toujours en hausse » !

LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES

█ RAPPELLE qu’elle n’a cessé de dénoncer l’évidente nuisance de la politique new-yorkaise à Versailles dont le désastre est aujourd’hui patent, demandant la démission de J.J. Aillagon son promoteur et, au Tribunal Administratif de Versailles jusqu’au Conseil d’État, de prendre acte : 1) de cette ÉVIDENTE atteinte aux Libertés et à la Démocratie ; 2) en 2010, à la dignité du travail au château ; Que le tribunal n’avait pas daigné juger l’affaire, ce qui était apparu aux plaignants comme un tragique déni de justice recevant aujourd’hui un cinglant camouflet par les faits ;

█ INVITE TOUS LES FRANÇAIS à se demander pourquoi leurs Institutions ne fonctionnent pas alors qu’elles sont présentées comme le summum des acquis de l’Humanité, de l’État de Droit et des Droits de l’Homme, tout en les laissant sans défense, livrés à la Barbarie, comme le rend évident le scandale contre l’Art, l’Argent et la Démocratie, à Versailles.

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles


 


Vent de colère chez les guides du château

Le Parisien

François-Xavier Chauvet | Publié le 10.06.2011,

Brouhaha insupportable, touristes pressés comme des citrons, les expositions temporaires nuisent au confort des visiteurs. Les guides-conférenciers sont excédés.

Lire l’article complet ici

Réactions :

helene le 12/06/2011 à 20h43
je confirme Versailles
Visiter Versailles, c’est… traverser un long couloir dans l’ambiance d’un premier jour de solde…. sans rien voir ! Je confirme : les personnes en fauteuil roulant doivent demander l’aide de deux « gros bras « pour franchir les cablages électriques dans chaque salle. La loi « Handicap de 2002  » limite la hauteur des ressauts à DEUX centimetres car au delà, c’est infranchissable pour un fauteuil… mais malheureusement, elle n’est pas appliquée dans ce lieu public visité par dix mille personnes par jour , dont un certain nombre de personnes agées ou malvoyantes d’où les interventions NOMBREUSES des pompiers. Deux véhicules en permanence !

Zab92 le 11/06/2011 à 20h29
Enfin, un article sur la réalité d’une visite à Versailles. Mais, ne parlez pas de « corporation » de guides. Il n’y a pas que 50 guides venant à Versailles qui se plaignent. Tous les guides sont atterrés par ce dont ils sont témoins dans le château. Et cette exposition scandaleuse ne touche pas que le travail des guides : tout le monde en est victime ! Comme une partie de chaque salle des Grands Appartements est sacrifiée, la circulation y est devenue impossible. Les « vitrines » protégeant ces « trônes » (en, fait souvent plutôt des sièges sur lesquels des personnages importants ont posé leur séant) prennent parfois plus de la moitié de la surface d’une salle (cf. Salon de Vénus). De plus, elles empêchent d’admirer les oeuvres présentes dans ces salles, voire d’appréhender dans leur intégralité les plafonds aussi majestueux que ceux du Salon d’Hercule ou de la Galerie des Glaces. Et gare aux chutes, avec les protège-cables électriques qui courent sur les parquets (il serait bon de demander les chiffres des chutes aux pompiers). En fait, cette exposition, qui aurait pu être très facilement programmée en dehors de ces appartements, comme il y a quelques mois « Sciences & curiosités à la Cour de Versailles » semble avoir pour but principal de permettre une augmentation du prix du billet ; et, par la même occasion, d’être une sorte d’exposition alibi, car plus « traditionnelle » suite aux expositions d’art moderne avec Jeff Koons et Murakami, qui avaient créé la polémique, souvent non pour les oeuvres elle-même, que pour ma part, je qualifierais d’insignifiantes, mais par le fait que là encore, elles entravaient la circulation dans les Grands Appartements, qui sont assez exigus, et qu’elles posaient problème par le fait qu’elles ne respectaient pas non plus les oeuvres des artistes du passé. Ainsi, pour qui aurait voulu admirer un portrait de Marie-Antoinette par Madame Vigée-Lebrun avait la vue bouchée par une rangée d’aspirateurs, installation de Jeff Koons. Depuis des années, Jean-Jacques Aillagon s’épend partout sur le côté rétrograde des détracteurs de ses expositions, choisissant les plus caricaturaux d’entre eux comme adversaires, mais le problème est ailleurs, problème que soulignent les guides et conférenciers fréquentant régulièrement ce lieu… ainsi que les gardiens. Mais personne dans la presse n’a voulu écouter ces voix non caricaturales, car cela n’était pas dans l’air du temps… En fait, le problème, c’est qu’Aillagon, en bon autocrate des lieux, a les mains libres pour ses « folies » et pour gérer aux mieux les intérêts de ses amis collectionneurs. Et ce même si c’est au mépris du lieu qu’il est censé représenter. Aillagon et les artistes qu’il a choisi de promouvoir ont besoin de Versailles pour leur cote. Mais qu’a à y gagner le domaine de Versailles et ses visiteurs ? Rien, au contraire. Le lieu, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, s’est suffi à lui-même avant Aillagon. Et il se portera mieux après son départ, dont on souhaite qu’il soit proche, même ce dernier fait campagne en ce moment pour ne reporter son départ à la retraite. Et on ne peut que prier d’en finir avec ces parachutages de politiques à la tête du Château de Versailles. C’est une catastrophe. A quand la révolution à Versailles avec la chute de ces courtisans de tous les pouvoirs et le retour des conservateurs de métier, vrais historiens d’art, respectueux des lieux dont ils ont la charge… et respectueux des publics dont on ne songerait pas qu’à pomper le fric ?

Lire les réactions ici

 

Koons Versailles : le Château veut des guides « positifs »

01 Oct

— 1er octobre 2008 —

« Koons : le Château veut des guides ‘positifs’ »


Les Nouvelles de Versailles, relayant le Canard Enchaîné, prennent enfin la mesure du scandale touchant à la Censure des guides interprètes professionnels.

 

Avec pour sous-tire « Leurs commentaires ne plaisent pas », l’hebdomadaire de Versailles constate que : « L’exposition Koons ne provoque pas de remous uniquement chez les amoureux du château de Versailles et les intellectuels, les guides sont aussi en colère ». « Le château veut des commentaires positifs. » « Le syndicat dénonce des pressions. »

Le constat de l’évidence va dans le bon sens mais un peu tard, après avoir claironné que l’exposition s’envolait, et pas assez loin, en ne donnant pas la cause profonde de cette censure. C’est parce que plus de 95 % des guides et des touristes font un rejet de Jeff Koons Versailles que la Direction fait tout pour que cela ne se sache pas.

Si la Direction veut casser le thermomètre, c’est pour cacher la température. Il reste donc à rendre visible cette température portant à 95 % le rejet alors que Jean-Jacques Aillagon en appelait à un préjugé… et se faisait fort du succès de l’opération auprès du public… C’était la Balloon grenouille voulant se faire plus gros que le bœuf. Mais l’apprenti sorcier n’avait oublié qu’une seule chose, c’est que les gens qui viennent à Versailles, c’est pour voir Versailles et non sa dérision new-yorkaise faisant honte à nombre de touristes américains.

Il ne reste donc plus qu’à mesurer et à rendre visible le rejet général des touristes, après celui du personnel, des guides du château et après l’absence des hôtes de marques au dîner de Koons.

 

« Arrête de faire le Koons ! »

24 Sep

« Arrête de faire le Koons ! »


L’article du Canard Enchaîné, qui a rompu l’omerta de la propagande d’État et relancé le scandale.

C’est le journal satirique qui, dès le 24 septembre, a révélé au grand public le scandale qui couvait au château en signalant que, contrairement à ce qu’avait cherché à faire croire la propagande officielle, « l’artiste américain Jeff Koons ne fait pas l’unanimité : pétitions, polémiques, etc. Les guides interprètes professionnels habilités à promener des groupes de tourisme à Versailles viennent d’être fermement invités à se tenir à l’écart de cette agitation culturo esthétique. Denis Verdier-Magneau, le directeur du « développement culturel » du château de Versailes, vient de leur adresser une sèche missive par laquelle il les informe que toute critique de l’expo Jeff Koons sera très mal vue de ses services. » Affirmant que l’expo Koons s’inscrit « dans la nécessaire ouverture du plus beau patrimoine de la France aux expressions de l’art d’aujourd’hui », il ordonne aux guides de se tenir à carreau, poursuit le Canard. « Sinon, les persifleurs seront interdits de séjour ». Pour conclure : « Et ceux qui persistent à se gausser du nouvel art officiel, au goulag ! »


C’est par cet article d’une vigueur étonnante que le Canard Enchaîné a pointé du doigt la censure visant à faire taire toute critique de l’opération Jeff Koons Versailles pour en cacher à l’opinion l’échec auprès des guides, du public et du personnel. La pétition du personnel, après l’arrivée du matériel avait été étouffée dans l’œuf, sans bruit. Mais celle des guides interprètes professionnels n’a pu être cachée.

Avec la révélation du Canard Enchaîné et l’allusion au « goulag », nous voilà loin des faux enfantillages d’une star dents blanches à l’éternel sourire : c’est le vrai visage d’une opération musclée et sans état d’âmes, à la Dallas, qui apparaît enfin au grand jour.

Signé Denis Verdier-Magneau

 

Censure du choc des cultures

11 Sep

— 11 septembre 2008 —

« Censure du choc (en retour) des cultures,
et aveu d’un cuisant échec »

Le directeur du développement culturel du château adressant un courrier d’intimidation aux guides-interprètes.

À l’inverse de la propagande officielle qui avait claironné que tous ceux qui verraient le travail de Jeff Koons tomberaient en pâmoison – Jean-Jacques Aillagon en appelant même à vaincre ses préjugés… – le « choc des cultures » s’est bien produit mais à l’inverse de l’attente des apprentis sorciers et au détriment des thuriféraires de Jeff Koons Versailles.

Par vagues successives, dès qu’ils découvrent les objets monstrueux de Koons, la plupart des visiteurs ou des professionnels sont furieux, écœurés, ou pour le moins considèrent que ces choses n’ont rien à faire dans le plus beau patrimoine français.

 

Denis Verdier-Magneau

C’est donc dès l’ouverture au public que l’échec cuisant de ce choc (en retour) des cultures a été acté par la Direction du château dans sa lettre du 11 septembre 2008 qui menace les guides interprètes en ces termes surréalistes au regard de la propagande joyeuse et infantilisante qu’on nous avait servie jusque là : « Nous vous rappelons que si nous venions à constater que les propos des personnes habilitées à exercer un droit de parole étaient susceptibles de porter atteinte à l’image de l’Établissement public ou étaient irrespectueux à l’égard des choix culturels de l’EPV, nous nous verrions dans l’obligation de leur restreindre l’accès à l’Établissement public ou du musée et du domaine national de Versailles. » Signé Denis Verdier-Magneau.

 

Signé Denis Verdier-Magneau

 

On appréciera l’inversion des rôles. Ce n’est pas l’outrage aux chef-d’œuvres de Versailles par les objets de dérision de l’exposition Jeff Koons qui est considéré comme portant atteinte à l’image de l’Établissement public, mais la critique de cet outrage… Le verlan !

Mais derrière l’ultime moyen des mauvais perdants qu’est la menace, il faut mesurer à quel point le triomphalisme de façade de la propagande d’État s’est effondré dès l’ouverture pour faire apparaître le vrai masque menaçant de l’échec.