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Archives de la catégorie ‘Conférence de Presse’

Murakami à Versailles : conférence de Presse

22 oct

Conférence de Presse du Vendredi 22 octobre 2010 à l’hôtel de La Fayette, 1er étage 8, rue d’Anjou, Paris 8ème


Murakami à Versailles : action des opposants par Nouvelobs

Murakami à Versailles : action en référé des opposants

« Nous ne sommes pas contre la modernité de l’art mais contre la logique de dénaturation qui ne sert pas la culture française », prétend le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme.

La Coordination Défense de Versailles et un descendant de Louis XIV, le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme, ont annoncé vendredi 22 octobre avoir introduit une double action en référé contre l’organisation de l’exposition de Takashi Murakami dans les appartements royaux de Versailles.

« Il s’agit de traduire en termes judiciaires le débat et les oppositions qui se sont élevées suite à l’exposition des œuvres de Murakami », a expliqué Arnaud Upinsky, président de l’Unief/Coordination Défense de Versailles, lors d’une conférence de presse, rue d’Anjou à Paris.

Depuis le 14 septembre, l’artiste pop japonais expose 22 œuvres dans les appartements royaux et le jardin du château de Versailles.

Cette exposition d’art contemporain, deux ans après celle de l’artiste new-yorkais Jeff Koons, a soulevé de vives protestations chez certains traditionalistes qui dénoncent « une atteinte au respect dû à l’œuvre de Louis XIV ».

« La traduction juridique d’un mécontentement est toujours difficile et, comme il y a deux ans, nous allons utiliser la formule du référé liberté devant le président du tribunal administratif de Versailles pour une atteinte grave et manifeste contre une liberté fondamentale« , a précisé Me Rosny Minvielle.

Cette double action aura deux requérants : le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme pour la défense du « respect du château et des ancêtres » et le « peuple », constitué de sept visiteurs, pour la défense au « droit d’accès au patrimoine », a détaillé l’avocat.

« En exposant à Versailles, les artistes bénéficient d’un faire-valoir. Nous ne sommes pas contre la modernité de l’art mais contre la logique de dénaturation qui ne sert pas la culture française », a déclaré le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme.

En 2008, son neveu, Charles-Emmanuel de Bourbon Parme, appuyée par la Coordination Défense de Versailles, avait saisi la justice pour tenter de faire interdire l’exposition Jeff Koons. Il avait été débouté par le tribunal administratif de Versailles puis, en appel, par le Conseil d’État.

(Nouvelobs.com)

 

CENSURE MÉDIATIQUE

10 sept

Censure médiatique

Cachant le scénario d’inversion de l’exposition, l’argumentation des lettres adressées au Ministre de la Culture, pour demander l’interdiction, et au président de la République, sur l’atteinte aux symboles de la République. Seule l’Agence Bloomberg a relayé l’action symbolique consistant à faire exploser les quatre ballons « Koons 1er » « AillaKoons », « PiInaulKioons » « KompassKoons », quatre jours avant l’explosion de la bulle financière (KompassKoons). Nul n’a rapporté le sacre symbolique de Jeff Koons 1er de VERLAN, marquant ainsi le jeu d’inversion du langage pratiqué par toute sa communication.

Les observateurs indépendants ont été frappés par la vacuité de contenu de la couverture médiatique du « vernissage » du travail de Jeff Koons. Peu de jour après la grande réunion avec Benoît XVI aux Bernardins, des « élites » culturelles réunies pour célébrer l’hymne consensuel à la Culture, lequel d’entre eux a vraiment cherché à expliquer ce qu’est cette exposition ?

Alors que la presse nationale et internationale avait, pendant plus d’une heure, assisté à la conférence de presse protestataire devant la grille du château, elle s’est bien gardée de faire sérieusement son métier pour apprendre à ses lecteurs quelle est la véritable signification du scénario de dérision et d’outrage de l’exposition Jeff Koons Versailles.

Le médium, c’est le message dit la chanson. C’est celui qui paye la musique qui donne le ton. D’où l’unanimisme du son de cloche institutionnel indéfiniment relayé par les média. Nous avons adressé un droit de réponse au New York Times qui prenait pour argent comptant la dénégation par Jeff de l’outrage inhérente à la substitution de son buste ( en marbre démesuré et venant de sa galerie porno « Made in heaven » ) à celui de Louis XIV (petit en inox) à l’emplacement du trône royal dans le Salon d’Apollon.

Il faut souligner la notable exception de la journaliste des Nouvelles de Versailles du 10 septembre, Catherine Jiguet-Jiglaire, interrogeant Jean-Jacques Aillagon ( qui a refusé d’être confronté à notre argumentation ) et révélant les dessous du scénario dont le Split Rocher – devant lequel Jeff Koons se pavane en faisant le planeur sans dire un mot sur sa signification symbolique ! – en ces termes : « On prend les gens pour des Koons ! Le Split Rocker, c’est le cheval de Troie devant la ville du roi Priam. C’est une chimère, un mélange d’un cheval à bascule et d’un dinosaure. On veut nous faire accepter la conciliation des contraires. George Orwell disait « Concilier les contraires, c’est l’art de garder le pouvoir éternellement ». Je constate que la politique culturelle actuelle française et mondiale joue avec le principe des 3D « débility, dread et dependance ». Deux pièces exposées sont tirées de « Made in Heaven », l’exposition d’objets érotiques, voire porno. On est dans un enjeu financier, politique et d’hégémonie culturelle. Aillagon impose un « diktat » culturel et artistique. Son choix est en contradiction avec la fonction du château. Son objet est de valoriser le patrimoine public. Aillagon n’est pas roi. Choquer ce n’est pas forcément du respect. Est-ce que cette exposition est utile pour Versailles et la France ? »

C’est à ces questions que J.-J. Aillagon refusera de répondre en se masquant derrière le jeu de VERLAN : « Nous n’avons pas vocation à faire de la provocation », dira-t-il, quand sa communication se vante de faire la Révolution et de provoquer un « Choc des cultures »… Dire que l’on fait l’inverse de ce que l’on fait est un jeu d’inversion facile – bêtement mécanique – mais hélas bien fait pour désarçonner les âmes simples. C’est ce jeu de dupes que nous devons faire cesser : la libération du langage à laquelle en appelle désormais même Christine Albanel, notre actuel Ministre de la Culture, est à ce prix.

 

La manifestation/conférence de presse aux grilles du château

10 sept

— 10 septembre 2008, 8 h 30 —

La manifestation/conférence de presse aux grilles du château

Le succès double succès, quantitatif et qualitatif, de la manifestation / conférence de presse, du 10 septembre 2008, organisée par le « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » a dépassé toutes ses espérances, notamment en raison de son sujet au Vingt heures.

Ce événement a, en effet, rassemblé près de quatre fois plus de participants que ne l’attendaient les organisateurs du « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » qui avaient déclaré à la Préfecture la venue de trente personnes seulement, le but n’étant pas la recherche du nombre mais l’action symbolique et l’information des média internationaux sur la vérité du scandale cachée obstinément par la communication de l’exposition.

Cet événement versaillais tant attendu par Jean-Jacques Aillagon et les services de sécurité, internes et externes au château, de préférence en civil, s’est tenue de 8 h 30 à 11 heures 15, devant les grilles de la place d’armes, en présence des principaux grands média, français et étrangers, de la presse locale ( qui avaient prévu d’y assister avant d’aller à la conférence de presse organisée par Jean-Jacques Aillagon )  et du représentation de la communication du château. Il y avait, notamment, TPS (Télévision par Satellite), AFP, Associated Press, FR3, Canal+, Yvelines (Téle 2), Parisien Libéré, Nouvelles de Versailles, Blog e-déo, TPS, Télévision scandinave, Télévision norvégienne et suédoise, Émission Franz-Olivier Giesberg sur France 5, etc. Ils étaient tous là et sont restés, pour la plupart, de 8 h 45 à 11 h, toute la durée de la conférence de presse, soit plus d’une heure, ce qui est un record de durée pour la presse. L’évènement fera donc un sujet  au  Vingt heures, mais anecdotique et censuré sur l’essentiel du message.

Le grille matérialisait ce paradoxe inouï dans l’histoire mouvementée du château : c’étaient les défenseurs du patrimoine qui étaient à l’extérieur du château, alors les « attaquants » ( moralement ) étaient à l’intérieur.

Le « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » avait invité Anne Brassié et Arnaud-Aaron Upinsky, Président de l’Union Nationale des Ecrivains de France (UNIEF),  pour prendre la parole devant les media du monde entier, conviés à répercuter sur les cinq continents les clichés de la communication marketing du « patron » de Versailles Jean-Jacques Aillagon.

Au bourrage de crâne triomphaliste et au lavage de cerveau, pratiqués par la communication vouée à la glorification de l’exposition Koos-AillaKoons-PinauKioons ( qui seront représentés par trois ballons plus celui de la bulle des enchères du Kompass ), il s’agissait de démontrer que l’exposition Jeff Koons n’avait rien à faire à Versailles. Il s’agissait d’opposer la vérité des faits et du triple scandale – touchant l’Art, l’Argent et la Démocratie – , au discours convenu pour mettre en pleine lumière la gravité des questions obstinément et restées sans réponse.

 

 

Les défenseurs de Versailles et de son patrimoine moral, avaient, en effet, bien noté que c’était grâce à la presse internationale, que la nouvelle du scandale avait gagné l’Europe ; que l’AFP comme la presse inféodée au ministère de la Culture, avaient tenté de censurer et de discréditer le mouvement, dans l’œuf, mais en vain. Ils avait bien noté que nul n’avait été en mesure de répondre aux vraies questions que lui avaient posées la Lettre Ouverte de l’UNIEF au Ministère de la Culture, du 16 juillet 2008, et la très récente lettre au Président de la République du 2 septembre 2008. Ils avait bien considéré que l’ouverture au public de l’exposition sacrilège, ridiculisant la France aux yeux des touristes du monde entier, était le moment et le lieu  symboliques marqués pour dire la vérité, rectifier les faux-semblants et, surtout, dire comment la bataille pour l’interdiction de l’exposition Jeff Koons Versailles, « devait », « pouvait » et « avait déjà commencé à être gagnée ».

Dès lors, il ne s’agissait pas, bien entendu, comme a feint de le croire une certaine presse, inféodé à l’art subventionné, de réunir un mouvement de masse pour mettre en pièces les objets de Jeff Koons. IL s’agissait bien au contraire de mettre en pièce les faux-semblants de la communication officielle de l’exposition ; de montrer qu’elle n’était qu’une bulle vide et bariolée, à l’image de l’exposition ; que son seul objet était de tenter de donner l’illusion d’une « création de valeur » là où il n’y en avait pas. En un mot, il s’agissait de crever les bulles trompeuses de la non-réponse sur le non-art, la non-valeur justifiée et  la non-décision démocratique.

À ce sujet, un journaliste italien, au fait de la communication médiatique depuis des décennies, relevait, à la suite de l’interview sur RFI d’Arnaud-Aaron Upinsky, opposé au porte-parole de Jean-Jaques Aillagon : «  Ils n’ont rien à répondre à Arnaud-Aaron Upinsky, lorsqu’il demande l’interdiction de l’exposition. Il va pourtant bien falloir, pourtant, qu’on lui réponde. »

Réunir plus de cent personnes, à la fraîche, à huit heures et demie du matin, la semaine de rentrée de vacances, en pleine période de préparation de la venue de Benoît XVI, point de mire des Versaillais, en moins d’une semaine était déjà un exploit. Mais multiplier par quatre la cible est d’autant plus exceptionnel que Jean-Jaques Aillagon  – en dehors de la presse professionnelle, convoquée –, lui, n’a eu aucun groupe d’admirateurs en dépit du battage médiatique en faveur de Jeff Koons Versailles, jusque dans le métro. La campagne en faveur de l’exposition n’a en effet amené personne de plus en dehors des média…. Ce mercredi, on n’a vu que la foule habituelle et pas la foule des expositions, encore moins la foule impatiente d’une exposition attendue avec ferveur.

Bien au contraire, tous les témoignages de sources proches du château attestent de la consternation, de la tristesse, voire de la révolte des touristes découvrant le camouflet qui leur était lancé pour des raisons incompréhensibles pour eux.

On a vu des touristes écœurés, ne supportant pas de voir ces choses et demandant à sortir au plus vite de cet enfer visuel. La chambre de la reine n’étant pas prête et la sortie pour handicapés étant de ce fait fermée, il a fallu infliger à ces handicapés de faire en sens inverse le parcours des grands appartements. Ce qui est un (nouveau) scandale en termes d’hygiène et de sécurité. Nous voilà bien loin du triomphalisme de composition de la campagne médiatique de promotion de l’exposition. Un seule couple de jeune se serait déclaré satisfait. S’étaient-ils trompés d’adresse, où ne savent-ils pas où ils allaient ?

Quoi qu’il en soit, au château, concernant l’affluence touristique, on considère la première journée, comme un échec à la mesure du déploiement médiatique qui n’a ramené personne de plus que l’attendu en telle saison. Nul enthousiasme spontané n’est apparu.  Du côté du personnel, consterné par l’encadrement policier et censuré, l’opposition ne fait que croître à la mesure de la vague d’indignation et de rejet qui ne saurait que croître à l’avenir. Nul ne saurait accepter qu’on lui impose l’inverse de ce qu’il vient admirer. Un rejet de tous. Au personnel profondément choqué et majoritairement révolté de se voir obligé d’être obligé de voir en permanence ces choses bigarrées qui s’incrustent dans leurs yeux. De même les conférenciers, furieux ont manifesté leur réprobation massive.

L’enflure médiatique de l’ouverture au public de l’exposition : tel est le premier « balloon » qui s’est dégonflé.