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CONFÉRENCE DE PRESSE du 16 mars 2013

18 Mar

EN RÉPONSE À SA « SAISINE », L’ACADÉMIE FRANÇAISE DIT

QU’ELLE NE MODIFIERA PAS SA DÉFINITION LÉGALE DU MOT « MARIAGE » !

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L’Union Nationale des Écrivains de France (UNIEF) / CDV communique le texte directeur de sa Conférence de Presse du 16 mars 2013, 11 h, donnée devant le Palais Mazarin, siège de l’Institut de France, pour porter à la connaissance du public la réponse de l’Académie Française à sa saisine lui demandant, au nom de sa mission séculaire de défense de la langue française, de tout mettre en œuvre pour faire opposition à l’adoption de la fausse définition du mariage de l’art 1. du projet de loi Taubira-Hollande, violant le principe même de clarté non-contradictoire de la langue française, la raison d’être de l’Académie, sa souveraineté universelle en matière de langue, et l’essence même de la Démocratie.

DANS SON CONTEXTE HISTORIQUE aux implications juridiques, politiques, institutionnelles, imprévisibles :

 

— À la veille de la mise à l’épreuve du projet de loi Taubira-Hollande par le Sénat ;

— Alors qu’un bras de fer, sans précédent, oppose la Nation et le Président de la République, prétendant violer les droits imprescriptibles de sa langue pour lui imposer par « la force injuste de la loi » une fausse définition du « mariage » ;

— Tandis que l’Académie Française apparait de plus en plus comme le dernier rempart institutionnel qualifié contre cette tyrannie sans nom que les Français découvrent avec horreur et incrédulité ;

— L’UNIEF/CDV étant forte du soutien croissant des personnalités du monde des Lettres, des Arts, de la société « civile » et du Droit (cf. communiqué CDV 13 mars 2013), fer de lance du combat :

— L’Académie Française devant affronter, aujourd’hui, la crise la plus grave de son histoire !

Conference-de-presse_CDV_du-16-mars-2013_01

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Monseigneur, notre invité d’honneur en tant que descendant de Louis XIII signataire des lettres patentes de 1637, officialisant l’Académie Française, Mesdames et Messieurs les journalistes et nos auditeurs en France et à l’international, les circonstances historiques exceptionnelles dans lesquelles se donne cette conférence de presse sont tellement marquées par un contexte de crise et de conflits que l’on peut se  demander si le terme de Communiqué de guerre ne conviendrait pas mieux que Communiqué de presse.

Nous sommes sur le lieu, hautement symbolique, du Pont des Arts représentant le rayonnement culturel de la France, faisant le lien entre l’Institut de France et le Louvre, c’est-à-dire entre la Science et le Pouvoir. Hautement symbolique aussi de la Résistance, puisque c’est sur cette passerelle que Vercors rencontrait Jacques-Lecompte-Boinet chef du mouvement « Ceux de la résistance ».

L’heure est tragiquement historique pour la France au moment où les pères doivent monter sur des grues pour se faire enfin entendre des Tribunaux, du personnel hospitalier des urgences est menacé de mort, il y a 1800 ( voire 3400 ! ) milliards de dettes, une déconstruction de l’industrie, une destruction de la croissance et de l’emploi, des « fin-de-droits » s’immolent par le feu, symptôme suprême que les médias avaient donné comme justification initiale de la révolution en Tunisie. Et maintenant un Président va-t-en guerre, incapable même de rétablir chez lui l’ordre à Marseille, en venant au viol des droits imprescriptibles de la langue française et prétendant imposer aux Français, qui n’en veulent pas, une fausse définition du mot mariage, dont la confusion des champs sémantiques les plonge dans la folie !

Qu’est-ce qui a amené l’UNIEF/CDV à  l’audace de cette démarche de saisine ?

 

Carence institutionnelle généralisée, expérience de Versailles, 1,3 millions dans la rue.

Positionnement de guerre de Civilisation. Tout est parti de la Guerre déclarée à Versailles, en 2008, contre l’Intelligence, l’Art et la Civilisation.

UNIEF/CDV, premier site international de la Résistance Culturelle.

Versailles assure notre rayonnement international, présent dans 316 grands États ou provinces, 102 pays indépendants, 13 000 correspondants, au premier titre US (1061), Canada (274), (UK) (103), Belgique (82) Suisse (75), Japon (73), Russie (66), Allemagne (50). En tête aux États-Unis : Californie (412), Washington (115), NY (107). Pour la France : Paris (6000), Haute Normandie (890), Provence (532).

UNIEF/CDV, autorité, légitimité, avec sa grille de lecture, SCIENCE, ART, DÉMOCRATIE, INSTITUTIONNELLE et LÉGALE. « Rendre l’injustice VISIBLE » (Gandhi). Ce qui nous confère un « droit » au « Magistère intellectuel » de l’Académie Française et à sa saisine.

La première réponse à notre saisine de l’Académie se lit dans son architecture :

 

Cette conférence de presse devait se tenir devant le Palais Mazarin, parrain de Louis XIV continuateur de Richelieu, en raison de son message architectural. C’est le symbole horizontal de la Civilisation de l’« Europe à la française » s’opposant à son ANTITHÈSE, la barbarie verticale de l’Art new-yorkais saccageant Paris avec pour symbole la tour Pompidou-Montparnasse.

Quel est le message de son architecture classique, due à Louis Le VAU ? Majesté et Autorité, faite d’harmonie (symbole du mariage parfait !), de mesure, de clarté, de raison, de beauté, dont l’horizontalité confère une crédibilité et une autorité au bâtiment. C’est l’image de l’immortalité.

C’est le symbole de l’Art français ayant fait porter par la France le modèle européen depuis quatre siècles, modèle issu des Grecs et des Romains dont Versailles représente le joyau UNIQUE et le modèle d’excellence, d’art durable tourné vers les valeurs d’immortalité ;

Cette architecture est le siège tout indiqué pour abriter l’Institution gardienne de la langue française, faite de raison, de clarté, de beauté et de stabilité !

Cette Institution, c’est l’Académie Française dont Richelieu a fixé sur son sceau la mission qu’il lui assignait : « A l’immortalité » ! ( de la langue française )

Les Français sont en droit d’attendre que ce qui est à l’intérieur de ce chef d’œuvre soit à l’image de ce qui est représenté à l’extérieur : un gage d’immortalité pour leur langue.

La guerre de Civilisation dont témoigne l’antithèse des architectures, classique et new-yorkaise (de dérision), s’avance masquée !

La deuxième réponse se lit dans les statuts et sur le site de l’Académie Française :

 

— Lettre CDV du 24 février 2013 : Mission d’immortalité de la langue française qui l’oblige.

Pouvoir souverain de l’Académie en matière de langue pour FIXER la langue française du Grand Siècle lisible depuis Richelieu.

L’art 1 de la loi Taubira-Hollande viole la souveraineté de l’Académie.

L’Académie ne peut que relever le défit de la « fausse définition » du mot mariage.

Devoir de Résistance à la  destruction de la langue française.

Précédents : Ses déclarations du 6 avril 2000 et du 12 juin 2008 « déni de République ».

Mission de Défense de la langue française et mot le plus chargé de sens (clef de voûte).

La troisième réponse se lit dans son image internationale dès sa mise en lumière :

 

Épée de Damoclès du ridicule, du prestige à défendre, de l’épée symbolique de souveraineté des académiciens !!! , de la « Raison d’être » de l’Académie.

LA LANGUE FRANÇAISE, patrimoine commun des Français, qui ne saurait être changée.

CAS d’école le MOT + CONTRADICTION. Viol de la clarté non contradictoire du français.

La quatrième réponse est celle de l’ACADÉMIE, en PERSONNE.

 

Bien-fondé de la saisine UNIEF/CDV qui est contraignante. Dans une Démocratie digne de ce nom, notre saisine est la plus légale, la plus légitime, la plus nécessaire. D’ailleurs, la saisine adressée au CESE a été rejetée, alors que la nôtre est en cours, est suivie d’effets décisifs comme nous allons le voir. Nous avons innové sur un registre du Droit méconnu (cf. Alsace Lorraine). L’Académie exerçant une autorité d’ordre moral ( magistère intellectuel ), il n’y a pas vraiment de cadre juridique au sens scolaire du terme et, l’Académie devra donc requalifier pro forma notre saisine en auto-saisine. Ce qui revient rigoureusement au même, au bout du compte, et ce qui était le but recherché. Sans oublier le fait juridiquement et constitutionnellement contraignant : « La langue de la République est le français » ( Art 2, Constitution Ve République ) ;

Son résultat est déjà décisif, à J+ 20, alors que l’Académie Française, était restée silencieuse, SANS VOIX depuis des mois, contrairement à l’Académie des sciences morales et politiques :

1) Nous avons été entendu par l’Académie Française et nous l’en remercions ;

2) Le contact direct est établi au plus haut niveau et l’avancée est déjà considérable ;

3) Notre lettre ouverte au Secrétaire Perpétuel est prise très au sérieux comme il se devait au regard des statuts. Certains petits malins ont dit que d’autres courriers sont parvenus à l’Académie… mais, manifestement, seule cette lettre a été « effectivement » prise en compte, précisément en raison de son formalisme de « saisine » contraignante ;

4) L’indépendance, le droit de harangue (d’auto-saisine) et le bien fondé de notre argumentation sont reconnus notamment en terme de Cour souveraine justifiant le port de l’Épée assimilant les membres de la compagnie à des parlementaires (cf. Droit démocratique d’Alsace Lorraine) ;

5) L’Académie confirme ainsi son rôle assigné dans la saisine : comme elle l’a déjà montré… lors de l’offensive de féminisation des titres et fonctions alors que l’Académie a fait entendre très vigoureusement sa voix pour s’opposer au projet gouvernemental !

6) La situation est gravissime. L’Académie doit reconnaître que la situation est, aujourd’hui, « très particulière », bien plus grave que lors de la première « offensive de féminisation » ;

7) La modification du dictionnaire est impossible. Il faut prendre la mesure des conséquences linguistiques qui découlent des changements souhaités par le gouvernement mais qui ne pourrons pas être acceptés « puisque la langue ne se modifie pas par décrets », lesquels ne sauraient sans forfaiture changer la manière de parler courante, l’usage commun, enregistré depuis des siècles, et conforme à la nature des choses que l’Académie a vocation d’acter dans son dictionnaire ;

8) Sa réponse en conclusion : « L’Académie ne peut RIEN mettre dans le dictionnaire avant 15 ans !! » En cas de non rejet du projet de loi Taubira-Hollande, il y aurait donc simultanément deux langues CONTRADICTOIRES en circulation en France – celle du Peuple, légale, et celle du Pouvoir, « hors-la-loi » –, ce qui serait anticonstitutionnel. « La loi ne peut pas changer la manière courante de s’exprimer ! »

La conclusion de l’Académie est, dès lors, sans réplique :

« L’Académie [souveraine en matière de langue] va garder la même définition dans le dictionnaire » ! Elle ne saurait la modifier ni en fait ni en droit.

Au demeurant, pour faire entendre sa voix, « l’Académie poursuit sa réflexion et elle le fait à la lumière des éléments d’information que vous lui avez apportés. »

La cinquième réponse se trouve dans la  Constitution de 1958 ( art. 2, al. 1)

 

— « La langue de la République est le français », la fausse définition Hollande est anticonstitutionnelle !

Le vol et viol du « MARIAGE » est une arme de guerre. Comme dans la GUERRE DES INSECTES. POUR DÉTRUIRE UN PEUPLE, on s’attaque a sa SEXUALITÉ ( Virilité et fécondité ) et à sa LANGUE ( intelligence et liberté )  pour détruire toute Résistance.

Le Sénat ne saurait débattre du projet de loi Taubira-Hollande sans avis préalable de l’Académie (cf. Communiqué CDV 13 mars 2013), qui ne modifiera pas sa définition légale du mot « mariage » !

La défense de la langue, c’est le combat de la Civilisation contre la Barbarie, après la destruction de l’enseignement des mathématiques, de la littérature (cf. déclaration de l’Académie Française du 6 avril 2000), de l’Art (cf. Versailles) et maintenant du « mot » tête de file Mariage ! Nous sommes dans une guerre invisible, de Gaulle et Mitterrand l’ont dit.

Dans cette guerre TOTALE, la langue française et la France sont en 1ère ligne, comme modèle emblématique de la Civilisation européenne, et l’Académie Française, de par sa mission historique, universelle et prestigieuse de Défense du français, et son magistère intellectuel, doit se décomplexer et se convaincre qu’elle est l’Institution d’avant-garde, par excellence, dans la société de l’Information de demain. Dans la plus grave crise de son histoire, pour l’affrontement de laquelle elle a été profilée par Richelieu, elle doit faire entendre sa voix au juste niveau d’agression de la langue française et universelle !

En l’espèce, la phrase de Saint Just « Le Peuple n’a pas de pire ennemi que son gouvernement » n’a jamais été aussi juste, l’État s’employant à déconstruire le pays en tous domaines, à commencer par la langue de la Liberté ! C’est une forfaiture, un crime rituel s’apparentant à un parricide, au génocide culturel d’un peuple !

Avant de conclure, rappelons l’avertissement de la « langue de Molière » disant que le respect de la grammaire est la Loi des lois et que son viol la cause de tous les maux :

« Fondement de toutes les sciences… la grammaire, qui sait régenter jusqu’aux rois. Et les fait, la main haute, obéir à ses lois ? »

« On doit discuter des choses et non pas des mots et que la plupart des contrariétés viennent de ne pas entendre et de ne pas entendre et d’envelopper dans un même mot des choses opposées, il ne faut qu’ôter le voile de l’équivoque ». ( Préface du Tartuffe ) 

* * *

SIMONE VEIL nous livre le « credo » de combat des Académiciens ( 18 mars 2010 ) :

 

L’Académie « demeure à mes yeux le temple de la langue française. Dans ce dernier bastion, elle épouse son temps, sans céder aux dérives de la mode et de la facilité, et, par exemple, n’est-ce pas Madame le Secrétaire perpétuel, sans donner dans le travers qui consiste à faire semblant de croire que la féminisation des mots est un accélérateur de parité. Or, n’ayant moi-même aucune prétention littéraire, tout en considérant que la langue française demeure le pilier majeur de notre identité, je demeure surprise et émerveillée que vous m’ayez conviée à partager votre combat « de défense de la langue française. » C’est ce credo qui oblige aujourd’hui l’Académie Française confrontée à la plus gave crise de son histoire, et manquer au défi historique de la fausse définition du mariage, à sa mission de défense de l’immortalité du français, ferait déchoir tous les académiciens de leur titre d’immortels !

Le poète provençal Mistral nous a solennellement averti, la clef de la Liberté du Peuple est dans la sauvegarde de sa langue : « Un peuple qui tient sa langue tient la clef qui le délivrera de ses chaînes ! »

C’est cette Glorieuse Mission de défense de la Liberté par la défense de la Langue, de la Vérité et de la Liberté de la Loi suprême de la République, du lien commun Français de la Culture et de la Démocratie, de la Justice, contre la FOLIE et le VIOL des consciences qui incombe aujourd’hui à l’Académie et à nous tous. Ce combat sera relevé avec nos amis d’Europe et du monde entier, amis de toujours de la Civilisation contre la Barbarie impitoyable et sans limite du Monde Anglo-Saxon. C’est à la Folie dans laquelle voudrait nous plonger la fausse définition du Mariage Taubira-Hollande que nous devons échapper en luttant contre avec la dernière énergie ! Parce que c’est une folie de confondre les champs sémantiques !

La réponse de l’Académie française disant qu’elle ne modifierait pas la définition légale du mot « mariage » ouvre la voie de la victoire de la Liberté et de Civilisation contre la Barbarie et l’esclavage sémantique ! « Tout ce qui n’est pas clair n’est pas français ! » (Rivarol)

Sous les pavés disloqués de la déconstruction d’un l’État d’imposture, en pleine déconfiture, une nouvelle légitimité émergente est en cours d’écriture ! L’acte à accomplir est beau… « Il est grand comme un besoin de changer d’air. Il est fort comme le cri aigu d’un accent dans la nuit longue ! » ( Léon-Gontran Damas ) 

 

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

 

 

Murakami à Versailles : conférence de Presse

22 Oct

Conférence de Presse du Vendredi 22 octobre 2010 à l’hôtel de La Fayette, 1er étage 8, rue d’Anjou, Paris 8ème


Murakami à Versailles : action des opposants par Nouvelobs

Murakami à Versailles : action en référé des opposants

« Nous ne sommes pas contre la modernité de l’art mais contre la logique de dénaturation qui ne sert pas la culture française », prétend le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme.

La Coordination Défense de Versailles et un descendant de Louis XIV, le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme, ont annoncé vendredi 22 octobre avoir introduit une double action en référé contre l’organisation de l’exposition de Takashi Murakami dans les appartements royaux de Versailles.

« Il s’agit de traduire en termes judiciaires le débat et les oppositions qui se sont élevées suite à l’exposition des œuvres de Murakami », a expliqué Arnaud Upinsky, président de l’Unief/Coordination Défense de Versailles, lors d’une conférence de presse, rue d’Anjou à Paris.

Depuis le 14 septembre, l’artiste pop japonais expose 22 œuvres dans les appartements royaux et le jardin du château de Versailles.

Cette exposition d’art contemporain, deux ans après celle de l’artiste new-yorkais Jeff Koons, a soulevé de vives protestations chez certains traditionalistes qui dénoncent « une atteinte au respect dû à l’œuvre de Louis XIV ».

« La traduction juridique d’un mécontentement est toujours difficile et, comme il y a deux ans, nous allons utiliser la formule du référé liberté devant le président du tribunal administratif de Versailles pour une atteinte grave et manifeste contre une liberté fondamentale« , a précisé Me Rosny Minvielle.

Cette double action aura deux requérants : le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme pour la défense du « respect du château et des ancêtres » et le « peuple », constitué de sept visiteurs, pour la défense au « droit d’accès au patrimoine », a détaillé l’avocat.

« En exposant à Versailles, les artistes bénéficient d’un faire-valoir. Nous ne sommes pas contre la modernité de l’art mais contre la logique de dénaturation qui ne sert pas la culture française », a déclaré le prince Sixte-Henri de Bourbon Parme.

En 2008, son neveu, Charles-Emmanuel de Bourbon Parme, appuyée par la Coordination Défense de Versailles, avait saisi la justice pour tenter de faire interdire l’exposition Jeff Koons. Il avait été débouté par le tribunal administratif de Versailles puis, en appel, par le Conseil d’État.

(Nouvelobs.com)

 

CENSURE MÉDIATIQUE

10 Sep

Censure médiatique

Cachant le scénario d’inversion de l’exposition, l’argumentation des lettres adressées au Ministre de la Culture, pour demander l’interdiction, et au président de la République, sur l’atteinte aux symboles de la République. Seule l’Agence Bloomberg a relayé l’action symbolique consistant à faire exploser les quatre ballons « Koons 1er » « AillaKoons », « PiInaulKioons » « KompassKoons », quatre jours avant l’explosion de la bulle financière (KompassKoons). Nul n’a rapporté le sacre symbolique de Jeff Koons 1er de VERLAN, marquant ainsi le jeu d’inversion du langage pratiqué par toute sa communication.

Les observateurs indépendants ont été frappés par la vacuité de contenu de la couverture médiatique du « vernissage » du travail de Jeff Koons. Peu de jour après la grande réunion avec Benoît XVI aux Bernardins, des « élites » culturelles réunies pour célébrer l’hymne consensuel à la Culture, lequel d’entre eux a vraiment cherché à expliquer ce qu’est cette exposition ?

Alors que la presse nationale et internationale avait, pendant plus d’une heure, assisté à la conférence de presse protestataire devant la grille du château, elle s’est bien gardée de faire sérieusement son métier pour apprendre à ses lecteurs quelle est la véritable signification du scénario de dérision et d’outrage de l’exposition Jeff Koons Versailles.

Le médium, c’est le message dit la chanson. C’est celui qui paye la musique qui donne le ton. D’où l’unanimisme du son de cloche institutionnel indéfiniment relayé par les média. Nous avons adressé un droit de réponse au New York Times qui prenait pour argent comptant la dénégation par Jeff de l’outrage inhérente à la substitution de son buste ( en marbre démesuré et venant de sa galerie porno « Made in heaven » ) à celui de Louis XIV (petit en inox) à l’emplacement du trône royal dans le Salon d’Apollon.

Il faut souligner la notable exception de la journaliste des Nouvelles de Versailles du 10 septembre, Catherine Jiguet-Jiglaire, interrogeant Jean-Jacques Aillagon ( qui a refusé d’être confronté à notre argumentation ) et révélant les dessous du scénario dont le Split Rocher – devant lequel Jeff Koons se pavane en faisant le planeur sans dire un mot sur sa signification symbolique ! – en ces termes : « On prend les gens pour des Koons ! Le Split Rocker, c’est le cheval de Troie devant la ville du roi Priam. C’est une chimère, un mélange d’un cheval à bascule et d’un dinosaure. On veut nous faire accepter la conciliation des contraires. George Orwell disait « Concilier les contraires, c’est l’art de garder le pouvoir éternellement ». Je constate que la politique culturelle actuelle française et mondiale joue avec le principe des 3D « débility, dread et dependance ». Deux pièces exposées sont tirées de « Made in Heaven », l’exposition d’objets érotiques, voire porno. On est dans un enjeu financier, politique et d’hégémonie culturelle. Aillagon impose un « diktat » culturel et artistique. Son choix est en contradiction avec la fonction du château. Son objet est de valoriser le patrimoine public. Aillagon n’est pas roi. Choquer ce n’est pas forcément du respect. Est-ce que cette exposition est utile pour Versailles et la France ? »

C’est à ces questions que J.-J. Aillagon refusera de répondre en se masquant derrière le jeu de VERLAN : « Nous n’avons pas vocation à faire de la provocation », dira-t-il, quand sa communication se vante de faire la Révolution et de provoquer un « Choc des cultures »… Dire que l’on fait l’inverse de ce que l’on fait est un jeu d’inversion facile – bêtement mécanique – mais hélas bien fait pour désarçonner les âmes simples. C’est ce jeu de dupes que nous devons faire cesser : la libération du langage à laquelle en appelle désormais même Christine Albanel, notre actuel Ministre de la Culture, est à ce prix.

 

La manifestation/conférence de presse aux grilles du château

10 Sep

— 10 septembre 2008, 8 h 30 —

La manifestation/conférence de presse aux grilles du château

Le succès double succès, quantitatif et qualitatif, de la manifestation / conférence de presse, du 10 septembre 2008, organisée par le « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » a dépassé toutes ses espérances, notamment en raison de son sujet au Vingt heures.

Ce événement a, en effet, rassemblé près de quatre fois plus de participants que ne l’attendaient les organisateurs du « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » qui avaient déclaré à la Préfecture la venue de trente personnes seulement, le but n’étant pas la recherche du nombre mais l’action symbolique et l’information des média internationaux sur la vérité du scandale cachée obstinément par la communication de l’exposition.

Cet événement versaillais tant attendu par Jean-Jacques Aillagon et les services de sécurité, internes et externes au château, de préférence en civil, s’est tenue de 8 h 30 à 11 heures 15, devant les grilles de la place d’armes, en présence des principaux grands média, français et étrangers, de la presse locale ( qui avaient prévu d’y assister avant d’aller à la conférence de presse organisée par Jean-Jacques Aillagon )  et du représentation de la communication du château. Il y avait, notamment, TPS (Télévision par Satellite), AFP, Associated Press, FR3, Canal+, Yvelines (Téle 2), Parisien Libéré, Nouvelles de Versailles, Blog e-déo, TPS, Télévision scandinave, Télévision norvégienne et suédoise, Émission Franz-Olivier Giesberg sur France 5, etc. Ils étaient tous là et sont restés, pour la plupart, de 8 h 45 à 11 h, toute la durée de la conférence de presse, soit plus d’une heure, ce qui est un record de durée pour la presse. L’évènement fera donc un sujet  au  Vingt heures, mais anecdotique et censuré sur l’essentiel du message.

Le grille matérialisait ce paradoxe inouï dans l’histoire mouvementée du château : c’étaient les défenseurs du patrimoine qui étaient à l’extérieur du château, alors les « attaquants » ( moralement ) étaient à l’intérieur.

Le « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » avait invité Anne Brassié et Arnaud-Aaron Upinsky, Président de l’Union Nationale des Ecrivains de France (UNIEF),  pour prendre la parole devant les media du monde entier, conviés à répercuter sur les cinq continents les clichés de la communication marketing du « patron » de Versailles Jean-Jacques Aillagon.

Au bourrage de crâne triomphaliste et au lavage de cerveau, pratiqués par la communication vouée à la glorification de l’exposition Koos-AillaKoons-PinauKioons ( qui seront représentés par trois ballons plus celui de la bulle des enchères du Kompass ), il s’agissait de démontrer que l’exposition Jeff Koons n’avait rien à faire à Versailles. Il s’agissait d’opposer la vérité des faits et du triple scandale – touchant l’Art, l’Argent et la Démocratie – , au discours convenu pour mettre en pleine lumière la gravité des questions obstinément et restées sans réponse.

 

 

Les défenseurs de Versailles et de son patrimoine moral, avaient, en effet, bien noté que c’était grâce à la presse internationale, que la nouvelle du scandale avait gagné l’Europe ; que l’AFP comme la presse inféodée au ministère de la Culture, avaient tenté de censurer et de discréditer le mouvement, dans l’œuf, mais en vain. Ils avait bien noté que nul n’avait été en mesure de répondre aux vraies questions que lui avaient posées la Lettre Ouverte de l’UNIEF au Ministère de la Culture, du 16 juillet 2008, et la très récente lettre au Président de la République du 2 septembre 2008. Ils avait bien considéré que l’ouverture au public de l’exposition sacrilège, ridiculisant la France aux yeux des touristes du monde entier, était le moment et le lieu  symboliques marqués pour dire la vérité, rectifier les faux-semblants et, surtout, dire comment la bataille pour l’interdiction de l’exposition Jeff Koons Versailles, « devait », « pouvait » et « avait déjà commencé à être gagnée ».

Dès lors, il ne s’agissait pas, bien entendu, comme a feint de le croire une certaine presse, inféodé à l’art subventionné, de réunir un mouvement de masse pour mettre en pièces les objets de Jeff Koons. IL s’agissait bien au contraire de mettre en pièce les faux-semblants de la communication officielle de l’exposition ; de montrer qu’elle n’était qu’une bulle vide et bariolée, à l’image de l’exposition ; que son seul objet était de tenter de donner l’illusion d’une « création de valeur » là où il n’y en avait pas. En un mot, il s’agissait de crever les bulles trompeuses de la non-réponse sur le non-art, la non-valeur justifiée et  la non-décision démocratique.

À ce sujet, un journaliste italien, au fait de la communication médiatique depuis des décennies, relevait, à la suite de l’interview sur RFI d’Arnaud-Aaron Upinsky, opposé au porte-parole de Jean-Jaques Aillagon : «  Ils n’ont rien à répondre à Arnaud-Aaron Upinsky, lorsqu’il demande l’interdiction de l’exposition. Il va pourtant bien falloir, pourtant, qu’on lui réponde. »

Réunir plus de cent personnes, à la fraîche, à huit heures et demie du matin, la semaine de rentrée de vacances, en pleine période de préparation de la venue de Benoît XVI, point de mire des Versaillais, en moins d’une semaine était déjà un exploit. Mais multiplier par quatre la cible est d’autant plus exceptionnel que Jean-Jaques Aillagon  – en dehors de la presse professionnelle, convoquée –, lui, n’a eu aucun groupe d’admirateurs en dépit du battage médiatique en faveur de Jeff Koons Versailles, jusque dans le métro. La campagne en faveur de l’exposition n’a en effet amené personne de plus en dehors des média…. Ce mercredi, on n’a vu que la foule habituelle et pas la foule des expositions, encore moins la foule impatiente d’une exposition attendue avec ferveur.

Bien au contraire, tous les témoignages de sources proches du château attestent de la consternation, de la tristesse, voire de la révolte des touristes découvrant le camouflet qui leur était lancé pour des raisons incompréhensibles pour eux.

On a vu des touristes écœurés, ne supportant pas de voir ces choses et demandant à sortir au plus vite de cet enfer visuel. La chambre de la reine n’étant pas prête et la sortie pour handicapés étant de ce fait fermée, il a fallu infliger à ces handicapés de faire en sens inverse le parcours des grands appartements. Ce qui est un (nouveau) scandale en termes d’hygiène et de sécurité. Nous voilà bien loin du triomphalisme de composition de la campagne médiatique de promotion de l’exposition. Un seule couple de jeune se serait déclaré satisfait. S’étaient-ils trompés d’adresse, où ne savent-ils pas où ils allaient ?

Quoi qu’il en soit, au château, concernant l’affluence touristique, on considère la première journée, comme un échec à la mesure du déploiement médiatique qui n’a ramené personne de plus que l’attendu en telle saison. Nul enthousiasme spontané n’est apparu.  Du côté du personnel, consterné par l’encadrement policier et censuré, l’opposition ne fait que croître à la mesure de la vague d’indignation et de rejet qui ne saurait que croître à l’avenir. Nul ne saurait accepter qu’on lui impose l’inverse de ce qu’il vient admirer. Un rejet de tous. Au personnel profondément choqué et majoritairement révolté de se voir obligé d’être obligé de voir en permanence ces choses bigarrées qui s’incrustent dans leurs yeux. De même les conférenciers, furieux ont manifesté leur réprobation massive.

L’enflure médiatique de l’ouverture au public de l’exposition : tel est le premier « balloon » qui s’est dégonflé.