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Archives de la catégorie ‘Aillagon’

VersaillesGate en perspective… (suite)

03 Fév

VersaillesGate

En repenti, l’homme qui a introduit la pollution visuelle du symbole d’excellence de Versailles en y imposant le parasitisme des sex toys de Koons et l’art new-yorkais de dérision dans les Grands Appartements Royaux, l’homme des conférences de presse tapageuses et du double langage, Jean-Jacques Aillagon, désormais congédié se confie en tapinois à la Tribune de l’Art. Il dit vouloir sortir de l’ambiguïté et prendre position sur le projet de PLU de Versailles, notamment pour « éteindre progressivement toutes les concessions parasites qui, véritablement, polluent ce domaine ». On vous laisse deviner ce qui a pu le faire changer à ce point ?

La Tribune de l'Art

Jean-Jacques Aillagon prend position sur le projet de PLU de Versailles

Ayant eu l’occasion de discuter avec Jean-Jacques Aillagon du projet de PLU de la ville de Versailles, et sa position par rapport à ce sujet nous semblant particulièrement intéressante, nous lui avons posé deux questions auxquelles il a bien voulu répondre.

Jean-Jacques AillagonVous aviez milité, il y a peu, pour l’installation de Roland-Garros dans le parc de Versailles ; or vous nous avez dit avoir été en réalité opposé à cette idée, pourquoi alors l’avoir défendue ?

Jean-Jacques Aillagon : Mon attachement à la préservation du paysage de Versailles et à la reconstitution de l’unité du domaine national est bien connu. Pendant quatre ans, je n’ai cessé d’alerter le ministère de la Culture sur la nécessité d’appliquer à ces questions toute sa vigilance. C’est pour évaluer les outrages déjà imposés à ce paysage et les risques nouveaux encourus que j’avais d’ailleurs confié à des experts, Marc Desportes, Muriel Pagès et Pierre-André Lablaude, une mission d’observation dont les conclusions ont été communiquées à toutes les parties concernées. Je comprends que, cela étant, on ait pu s’étonner de l’ouverture que j’ai marquée à l’égard de l’hypothèse d’une installation de Roland Garros sur le flanc méridional du domaine national de Versailles. Pour apprécier ce paradoxe, il convient de rappeler plusieurs choses. Tout d’abord, que ce n’est pas le domaine national de Versailles qui s’est porté au-devant de cette hypothèse en prenant l’initiative d’une candidature mais que c’est la Fédération française de tennis (FTT), soutenue en cela par la mairie de Versailles, qui a manifesté son intérêt pour ce site, alors même que j’indiquais au président Gachassin que les contraintes patrimoniales qui s’y appliquaient rendraient la chose très difficile. Cela dit, je réalisais aussi que la mise en œuvre, au moins, d’une étude de cette éventuelle implantation permettrait à tous, à l’Etat, aux collectivités locales, de prendre la mesure de la navrante déshérence du site constitué par les Mortemets et les Matelots. Bien que déjà restitués au domaine national, les Mortemets sont encore perclus de trop de droits d’occupation qui dégradent lourdement son paysage, notamment un champ de tir et les garages et parkings de la société locale de transports en commun. Quant aux Matelots, terrain pourtant classé monument historique, il est encore occupé par des équipements du ministère de la Défense, incongrus, anachroniques et, s’agissant des habitations, d’une remarquable indigence architecturale. On peut d’ailleurs noter que ceux-ci procèdent de droits à construire consentis, hélas, il y a moins de vingt ans par le ministère de la Culture lui-même ! L’hypothèse d’une implantation de Roland Garros supposait naturellement que tous ces désordres fussent recensés, dénoncés et abolis. Le projet d’implantation qui fut réalisé et l’étude d’impact sur le paysage qui l’accompagna conduisirent, bien évidemment, à prescrire à l’installation des équipements et des stades de telles contraintes d’encaissement en-dessous du niveau actuel des sols, de qualité architecturale, de reconstitution des trames historiques, de replantation de rideaux végétaux denses, de régulation des éclairages… que tout cela rendrait la chose bien difficile, très coûteuse et donc peu probable. La démonstration était donc ainsi faite que ce site méritait mieux que sa situation actuelle, qu’il réclamait un sort plus ambitieux, mais qu’un projet qui l’éloignerait trop de sa vocation patrimoniale était difficilement compatible avec les contraintes de la réglementation et du traitement qualitatif du paysage du Versailles.

La révision du PLU qu’a voté la mairie de Versailles prévoit désormais la possibilité de construire sur le terrain des Mortemets, celui des Matelots, celui de la caserne Pion notamment, ainsi que sur Satory. Que pensez-vous de ce projet par rapport à la protection du patrimoine versaillais, notamment du parc dont vous vous êtes toujours montré soucieux ?

Jean-Jacques Aillagon : Ma position est claire : il y a une priorité patrimoniale majeure à accélérer le retour au domaine national de tous les terrains encore affectés à d’autres usagers, notamment les Matelots encore affectés au ministère de la Défense. Son occupation du site, justifiée en d’autres temps, ne l’est plus. Il y a lieu, par ailleurs, d’éteindre progressivement toutes les concessions parasites qui, véritablement, polluent ce domaine. Il conviendrait, à chaque fois qu’il en est question, qu’il ne se trouve pas quelque protecteur public pour défendre une occupation illégitime du point de vue de l’intérêt du patrimoine. On doit, enfin, mettre en œuvre un vaste programme de reconstitution de la trame historique plantée et, cela, selon les prescriptions de l’architecte en chef, approuvées par l’administration des monuments historiques. Ce travail est commencé. Il serait par ailleurs nécessaire de réfléchir au mode de sécurisation de ce site qui englobe la pièce d’eau des Suisses, les Mortemets et les Matelots. Il en va de la protection convenable de ce patrimoine, aujourd’hui ouvert à tous vents. De plus, je suis persuadé qu’il faut réduire de façon draconienne l’emprise des constructions sur ces parcelles. C’est là que je diffère de votre position qui semble exclure le principe même du maintien de toute construction sur le site. La bonne règle serait : aucune construction sur les Mortemets hors celles nécessaires à l’exploitation et à l’animation du site ; une réduction drastique de la surface des constructions sur les Matelots et leur localisation exclusive sur la partie la plus éloignée du château ; des règles de qualité architecturale qui évitent toute pollution visuelle du paysage ; des usages utiles à la vocation culturelle et patrimoniale du site. C’est cet objectif que je n’ai cessé de rappeler au ministère de la Culture et de la Communication, comptable de la protection de ce site classé monument historique et concerné par le classement de Versailles au patrimoine mondial de l’Unesco. Faut-il rappeler que la Ville de Versailles qui n’y est pas chez elle, puisqu’il s’agit d’un domaine national, y exerce, néanmoins, en tant que commune, un pouvoir règlementaire qui ne peut, toutefois, qu’être respectueux de la loi… J’ajouterai qu’il conviendrait que l’action des collectivités locales en vue de la requalification de la plaine de Versailles, au-delà du mur d’enceinte du château et de l’étoile royale, prenne enfin un tour décisif et que, par exemple, la ville de Marly-le-Roi qui y dispose d’un stade entouré d’une haute haie de thuyas bouchant la perspective, prenne enfin la mesure de sa responsabilité patrimoniale.

Propos recueillis par Didier Rykner

Source : La Tribune de l’Art

La mairie de Versailles se prend les pieds dans le SDRIF

Nous avons déjà expliqué ici pourquoi l’argument de la mairie de Versailles faisant du Schéma directeur de la région d’Ile-de-France (SDRIF) un document réellement contraignant n’était pas sérieux.
Nous pouvons désormais prouver définitivement qu’il ne tient pas la route un instant. Pour cela, nous avons reporté le plus précisément possible le tracé des zones urbanisables au SDRIF sur une vue aérienne du Domaine (ill. 1). En voici les conséquences… ( lire la suite sur la Tribune de l’Art )

Vue aérienne de l’ouest du Domaine de Versailles.

Vue aérienne de l’ouest du Domaine de Versailles. En bleu : mur de 1685 très largement préservé. En rouge : mur de clôture de la caserne Pion construit en 1906. En jaune : « espace partiellement urbanisable » d’après le SDRIF. Il s’agit de la partie médiane du secteur de Pion (mais pas de son extrémité) et d’une longue bande de terre dépendant de l’Etablissement public de Versailles (ill. 4). D’après Google Earth

Didier Rykner et Julien Lacaze, lundi 23 janvier 2012
 

VERSAILLES DÉVOILE LA « FRACTURE CULTURELLE » !

14 Oct

VERSAILLES DÉVOILE LA « FRACTURE CULTURELLE » !  

L’aveu anti « métissage culturel newyorkais » d’Aillagon à Rome

Ses trois dernières expositions parasites

Sa politique de « tête coupée » 

La « fracture culturelle », c’est substituer la Barbarie à la Civilisation, mettre « l’effroyable laideur » de l’art new-yorkais à la tête de l’Art français, briser le ressort de l’Intelligence des Français pour leur faire admettre que « la Beauté, c’est le mauvais Goût » (Martial Raysse).  

 

L'inspiration de Saint-Mathieu par Le Caravage12 novembre 2010, l’aveu anti « métissage culturel » d’Aillagon. Découvrant à Rome « dans plusieurs églises » l’effet dévastateur de la politique de « confrontation de l’art baroque et de l’art contemporain » qu’il met en œuvre à Versailles, il « constate que le clergé a cru bon d’y introduite des œuvres contemporaines (…) d’une effroyable laideur… Au Panthéon, un chemin de croix en bronze, de je ne sais plus quel auteur, heurte le regard, pourtant impressionné par l’écrasante beauté de ce monument. A Sant’Ambrogio e Carlo, chef-d’œuvre des Longhi père et fils et de Pietro da Cortona, on a commandé un chemin de croix (encore) et un crucifix au « Maestro » Fernando Mario Paonessa. Effrayant ! Navrant ! Quel effondrement du goût, du discernement et, tout simplement, de la culture ! Dire que l’Eglise fut, pendant plusieurs siècles, à l’avant-garde de l’attention à la création artistique. A Saint-Louis-des-Français, on est réconforté par les Caravage de la chapelle Saint Matthieu… Du grand art, sans concession aux sentiments mièvres et ordinaires… » Quelle condamnation sans appel de sa politique avouant le bien fondé de notre action !

L’exposition des ferrailles de Venet à Versailles (1er juin – 11 nov. 2011) affiche la volonté politique de mettre « l’effroyable laideur » de l’art new-yorkais à la tête de l’Art français ( cf. notre communiqué du 28 mai 2011 sur le viol de Versailles par New-York)

L’exposition « Le XVIIIe au du goût du jour »L’exposition « Le XVIIIe au [mauvais] du goût du jour » (8 juil. – 9 oct. 2011). A l’affiche du « métissage new-yorkais » du buste de la reine Marie-Antoinette et d’une robe bigarrée publicitaire de la très provocante anglaise Vivienne Westwood, styliste ayant les faveurs des « New-York Dolls », des « Sex Pistols » ou de « Sex and the City », cette exposition à « têtes coupées » vante le parasitage de la mode « à la française » par la mode à l’ « anglo-saxonne ».

L’exposition « Le château de Versailles raconte le mobilier national »L’exposition « Le château de Versailles raconte le mobilier national » (20 sept. – 11 déc. 2011) . Juxtaposant, selon les termes d’Aillagon « l’effroyable laideur » du formic’Art  industriel – qui « heurte le regard, pourtant impressionné par l’écrasante beauté de ce monument » – avec la splendeur du mobilier artisanal des Appartements du Dauphin et de la Dauphine, cette exposition parasite de « métissage newyorkais » est un tel attentat au bon goût que deux gardiens ont dit devoir s’échapper d’une pièce pour se protéger de la pollution visuelle pathogène de Vasarely ! Violant la règle d’or du remeublement – « mettre le bon meuble, au bon endroit, au bon moment » – en outrageant l’intelligence des Français, cette exposition de « fracture culturelle » à la newyorkaise va jusqu’à prétendre : « A travers ce remeublement, à la fois historique et onirique, sont évoqués les appartements du château tels qu’ils étaient ou tels qu’ils auraient pu être si Versailles était resté le siège du pouvoir. »  Il suffit de visiter le Palais du Luxembourg, le Palais Bourbon ou le « salon doré » du Président au Palais de l’Elysée – avec son bureau Louis XV – pour démentir un tel mensonge idéologique !

Palace Elysée - Salon Doré

En conséquence, la Coordination Défense de Versailles, rend publique la duplicité d’Aillagon. Elle dénonce la politique de parasitage du patrimoine français au profit de l’idéologie du « métissage barbare new-yorkais » basé sur le copié-collé, la « juxtaposition » inféconde, hétéroclite, conflictuelle, d’objets disparates, alors que tout l’art européen est basé sur la création, le « mariage harmonieux », consenti et fécond, de formes consensuelles s’accordant entre elles. Elle renouvelle sa demande – à Madame Catherine Pégard – d’arrêt total de cette politique de guerre, suicidaire et ruineuse,  faite à l’Intelligence, à l’art et à la civilisation européenne dont la France porte le modèle d’excellence universelle depuis quatre siècles.  Tout ceci pour la ruine de nos intérêts vitaux.

— Communiqué de presse du 13 octobre 2011 —

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Site :  http://coordination-defense-de-versailles.info ; Contact presse :  06 01 76 20 79 

Télécharger le communiqué en PDF

 

L’après-Aillagon, effondrement d’un mythe

07 Sep

LE TRACT DU DRAGON
ATTISE LA FRONDE AUX GRILLES DE VERSAILLES ! 

 

Le Tract du DragonComme il est de règle au sud de la Méditerranée, loin de calmer le jeu, le départ d’un autocrate chassé du pouvoir par la Révolte fait souffler un vent de liberté, enflamme les esprits et libère les langues sur les « abus » du régime déchu dont il est exigé réparation.

A l’annonce du départ de Jean-Jacques Aillagon, un nouveau « tract à afficher » se répand à Versailles et chez les commerçants victimes de « l’homme qui n’aime pas les Versaillais » (cf. Lettre d’information du 24 août 2011). Ce tract exige la réouverture de la grille du Dragon au cri de : « NON à la fermeture de la grille du bassin de Neptune »

Obligés depuis trois ans de subir la dérision des Grands Appartements Royaux, infligée par celui qui se lamente aujourd’hui du pouvoir absolu du Président de la République, les Versaillais prennent la parole et l’affichent aux grilles du château. L’art très contemporain de ce tract irrévérencieux devrait plaire à celui qui n’a cessé de déclarer : « Versailles est la maison de l’audace absolue ». Il présente, en effet, le manque d’ouverture de l’ami des grands collectionneurs d’art spéculatif comme une marque d’exclusion des petits, des faibles, des personnes âgées, des femmes enceintes, des handicapés, etc.

Le tract du dragon n’est que la partie visible de la fronde qui libère aujourd’hui les langues, après l’annonce du départ de J.-J. Aillagon. Qu’on en juge, notamment, par le tableau surréaliste du « système Aillagon » donné par un touriste du mois d’août 2011 (ci-joint) !

Qui sème le vent récolte la tempête. A coup de trompettes marketing, J.-J. Aillagon avait introduit la dérision, le mépris des valeurs du patrimoine le plus prestigieux à Versailles. Il avait prétendu donner des leçons d’art et de politique au monde entier, changer le regard sur l’Art, la Politique et l’Histoire. Ce sont les Versaillais qui lui en donnent désormais. Le trac du Dragon lui rétorque : « L’ancien régime ouvrait les grilles, l’établissement public les ferme » !

En livrant les symboles d’excellence des Grands Appartements Royaux à la dérision de l’Art New-Yorkais et à ses provocations mercantiles ; en tournant le dos au plus grand nombre pour ne plaire qu’au petit nombre des milieux inféodés à l’art des marchés financiers spéculatifs, symbole de la crise qui ruine le monde ; en fermant le château au respect de la Démocratie ; J.-J. Aillagon a joué avec le feu et rendu visible l’injustice d’un régime à bout de souffle. « Sire c’est une émeute ? »  A l’école des leçons « musclées » d’OTAN que le Gouvernement donne au sud de la Méditerranée, pour l’ouvrir à la Démocratie, les Versaillais et les Français attendent promptement l’ouverture symbolique de la Grille du Dragon, retour d’un droit démocratique séculaire, aux mères de familles, aux enfants, aux faibles, aux handicapés, … De la stupéfaction, on passe à la colère, de la colère à la révolte, etc.

Jean-Jacques Aillagon

Avec la chute d’Aillagon, ce n’est plus à l’échec d’un homme, mais à l’effondrement d’un mythe qu’on assiste : celui de la suprématie de l’art new-yorkais spéculatif ; celui du symbole abhorré de la crise financière mondiale ; celui de l’autosuffisance, de l’arrogance, et de la tyrannie du Ministère de la Culture, depuis 50 ans. C’est une Révolution ! Il est temps d’ouvrir les grilles à la liberté de parole, à l’art français et aux intérêts vitaux de la France pour qu’elle retrouve enfin sa place culturelle hégémonique dont l’a privée le Ministère de la Culture inféodé à New-York depuis 50 ans. Telle est la leçon de la grille du Dragon. Une véritable « correction » de trajectoire. Surtout, qu’en quittant sa maison de fonction, en sortant du parc, J.-J. Aillagon n’oublie pas de laisser la grille ouverte !

 

Ci joint :

Tract du Dragon : http://coordination-defense-de-versailles.info/doc/Tract-du-Dragon_Petition_grille.pdf

Pétition sur le site et tract : http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2011N10229

Témoignage AGORA VOX, le média citoyen « Merci d’avoir viré Aillagon » : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/merci-d-avoir-vire-aillagon-100132

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Communiqué de presse de la Coordination Défense de Versailles du 7 septembre 2011

 

Versailles, clef des Présidentielles 2012, Aillagon congédié par l’Élysée

02 Sep

Clef des Présidentielles 2012

AILLAGON CONGÉDIÉ PAR L’ÉLYSÉE !

APRÈS TROIS ANS DE RESISTANCE CULTURELLE,

LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES A GAGNÉ UNE GRANDE BATAILLE !

« Jean-Jacques Aillagon détrôné », ironise la presse qui l’avait encensé. Rien n’a pu empêcher sa chute, ni les puissants intérêts new-yorkais, ni ses appuis dans les milieux financiers, culturels et politiques. Pour l’Élysée et son porte parole, c’est l’horizon des présidentielles 2012 et la reconquête de l’Île-de-France qui a tranché.

Chronique d’une démission annoncée.

 

Tel est bien pris qui croyait prendre


16 juillet 2008, dans une lettre au Ministre de la culture, Christine Albanel (cf. Site). Répondant à la provocation de l’exposition de Jeff Koons 1er, la Coordination Défense de Versailles lance le mouvement de Résistance Internationale contre la nouvelle politique de J.-J. Aillagon, de « confrontation » entre l’Art New-Yorkais et l’Art Français tourné en dérision. La Coordination n’a cessé depuis de dénoncer le scandale contre l’art, l’argent et la démocratie, la marchandisation de notre patrimoine le plus prestigieux avec l’invasion des expositions d’art new-yorkais dans les Grands Appartements Royaux de Versailles. Fin 2008, un front anti-Koons se crée avec artistes et intellectuels. Le 4 janvier 2009, Christine Albanel désavouera l’exposition mais sera remerciée. En 2008, 2010 et 2011, la Coordination aura mené trois campagnes demandant l’arrêt des expositions dégradantes, de ce néo-vandalisme spéculatif « bling bling », de ces mises scène de dérision systématique de notre patrimoine culturel le plus prestigieux ruinant l’image d’excellence de la France. Devant la dénonciation « de cette salissure insigne de notre patrimoine le plus prestigieux », l’écho international sera immédiat, la mobilisation du personnel du château, des artistes, intellectuels et personnalités, des touristes, de l’opinion nationale et internationale, croissante. Pas moins de sept actions judiciaires auront été engagées jusqu’au Conseil d’État. Les plus grands noms d’Académiciens, Jean d’Ormesson, Jean Clair et Marc Fumaroli, n’ont pas craint de s’engager publiquement, rejoignant de facto le combat de Résistance Culturelle s’amplifiant depuis trois ans.

21 septembre 2010, dans une lettre au Président Sarkozy (cf. site). Tirant les conclusions du rejet universel de ce néovandalisme spéculatif de privilégiés, intolérable en période de crise, la Coordination demande au Président de la République la démission de J.-J. Aillagon : « Vous qui avez décidé de mettre la culture au centre de la politique, croyez-vous qu’à l’horizon 2012 il soit souhaitable que, sur ce front patrimonial, Versailles devienne le symbole du divorce croissant entre le peuple et un certain style de gouvernance autocratique, sourde et aveugle, dans laquelle il ne se reconnaît pas ? Pour échapper au piège contagieux du ridicule de M. Aillagon, nous ne voyons plus qu’une seule manière de fermer la boîte de pandore de l’apprenti sorcier, par un signal fort : désavouer celui qui joue au Roi-soleil aux dépens de la France et obtenir la démission de M. Aillagon que nous sollicitons par cette lettre. » Mise à la une du site, cette lettre sera publiée aux États-Unis, en janvier 2011, par son plus prestigieux magazine, depuis 1850,  Harper’s. Le message est clair. Mais, dans son aveuglement, J.-J. Aillagon  n’en poursuivra pas moins la spirale de sa fuite en avant avec trois nouvelles provocations qui rendront sa chute inévitable : l’exposition « Trônes en majesté » provoquant une véritable « révolution » des guides-conférenciers (cf. communiqué du 21 juin 2011) ; la prise d’otage de la place d’armes et de la statue de Louis XIV par les ferrailles de Venet déclenchant un nouveau procès, fortement médiatisé, par la très versaillaise ARAP ( cf. communiqués des 28 mai et 1er juillet 2011) ; la fermeture de la grille du Dragon provoquant une pétition ne laissant indifférents ni le Maire de Versailles ni le porte-parole du gouvernement.

24 août 1011, la médiatisation d’un lettre au Président de la République et de sa réponse, l’envolée de la pétition du Dragon et la crispation de J.-J. Aillagon qui le même jour renouvelle auprès de l’expéditeur sa menace de fermeture totale de la grille sera la dernière goutte faisant déborder le vase pour provoquer « La fronde du Dragon contre “ l’homme qui n’aime pas les Versaillais ” »  ( cf. lettre d’information du 24 août 2011 ) et l’intervention au plus haut niveau de l’État. Le scandale de la Grille du Dragon devient le symbole d’un Régime despotique ouvert aux privilèges des amis (Bling bling dans les appartements Royaux, Président à la Lanterne, logements en ville, etc.) et fermé aux droits du Peuple.

30 août 1011, J.-J. Aillagon fait valoir précipitamment « ses droits à la retraite ». Tout ira alors très vite, balayant les dernières hésitation et prenant J.-J. Aillagon à contre-pied. Il pensait rester (AFP, 31 août 2011). Ce qui est évident sur le terrain pour Valérie Pécresse, qui veut « reconquérir l’Île-de-France », le devient au sommet de l’État. Versailles est le symbole mondial de la France. L’impopularité croissante de J.-.J Aillagon qui agaçait déjà l’Élysée devient une menace qui n’est plus politiquement supportable Ni l’Élysée ni le porte parole du gouvernement ne peuvent aller aux Présidentielles 2012, avec une telle bombe à retardement. Versailles est un repère décisif pour l’électorat. Ni Nicolas Sarkozy ni Valérie Pécresse ne peuvent perdre Versailles aux yeux de l’opinion.  Contre toute attente, le couperet de la mise à la retraite tombe et la reprise en main du Symbole de Versailles par le chef de l’État en direct sera annoncée, au conseil des ministres du 31 août 2011 avec la nomination de Catherine Pégard, son conseil du « pôle politique » de l’Élysée étrangère au monde de la culture, à la tête du château de Versailles. « Versailles change de tête », culturelle contre politique. Le Président Sarkozy qui, en 2007, avait déclaré mettre la culture au centre de la politique se voit ainsi obligé de mettre la politique au centre de la culture dans son symbole le plus prestigieux.

Par ce désaveu cinglant de J.-J. Aillagon, déclaré l’homme le plus influent du monde de l’art en France, en 2010, le Président de la République reconnaît dans le respect de Versailles la clef pour ne pas perdre les élections présidentielles de 2012. Il rejoint ainsi l’opinion de Christine Albanel, de la masse des Français et du monde entier qui voient dans les Grands Appartements Royaux, le Symbole de l’excellence culturelle de la France, le « Reliquaire » de ses valeurs patrimoniales suprêmes. Il avalise les motifs de démission de J.-J. Aillagon invoqués dans la lettre du 21 septembre 2010 que lui a adressée la Coordination Défense de Versailles ; il atteste du bien fondé de l’action de Résistance Culturelle que celle-ci a menée depuis trois ans ; il reconnaît le rejet massif par les Français de la politique d’invasion de l’Art New-Yorkais de dérision dans les lieux les plus prestigieux et représentatifs du patrimoine français. Mais les élections ayant lieu dans neuf mois, la Coordination a le temps de juger la teneur de la nouvelle impulsion que le Président Sarkozy compte donner au Château. Il est sûr que les Français restent mobilisés.

En conséquence, la Coordination Défense de Versailles renouvelle au nouveau Président du château de Versailles, Madame Catherine Pégard, avec ses vœux de bienvenue à Versailles, sa demande de libération définitive des Grands Appartements Royaux et des jardins des expositions dégradantes d’art new-yorkais ( actuellement des ferrailles de Venet et particulièrement des fourches patibulaires défigurant la place d’armes ) ; de rouvrir la grille du Dragon ; de redonner aux Versaillais les facilités d’accès aux jardins qu’ils avaient hérités de Louis XIV. Elle demande qu’un point final soit mis à la marchandisation de Versailles et à la dégradation de l’image du Symbole d’excellence culturelle de la France au seul profit de l’hégémonie de l’art new-yorkais, 40 000 artistes contemporains  français étant toujours exclus !

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : courrierposte@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79

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31/08/2011 à 12:35

Catherine Pégard nommée à la présidence du Château de Versailles

Catherine Pégard, conseillère de Nicolas Sarkozy, a été nommée mercredi en Conseil des ministres à la présidence du Château de Versailles, où elle succède à l’ex-ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon, selon le compte rendu du Conseil publié par l’Élysée.

 

Catherine Pégard

Ancienne journaliste, âgée de 57 ans, Catherine Pégard est nommée « présidente de l’établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles », selon le texte du communiqué.

Informé lundi par l’Élysée qu’il allait devoir prendre sa retraite le jour de ses 65 ans, M. Aillagon, né le 2 octobre 1946, a prévenu l’ensemble du personnel de l’établissement public qu’il partirait prochainement, dans une note transmise ensuite à la presse. Son mandat prendra fin dans un mois.

Pour les présidents d’établissements publics, l’âge de la retraite est fixé à 65 ans, sauf dérogation.

Pour maintenir M. Aillagon à la tête du château de Versailles, il aurait fallu modifier les statuts de l’établissement public par un décret en Conseil d’État introduisant une exception à cette limite d’âge, avait-on indiqué à l’Élysée. Cette option n’a pas été retenue.

Certaines personnalités du monde culturel ont bénéficié récemment de dérogations à l’âge légal de la retraite. C’est le cas notamment de Jean-Paul Cluzel qui avait 63 ans lorsqu’il a été nommé en janvier dernier pour cinq ans président du nouvel établissement public du Grand Palais.

Jean-Jacques Aillagon sommé de quitter Versailles

« La décision de l’Élysée est arbitraire » déclare J.-J. Aillagon

Aillagon regrette « l’inconstance »

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/08/31/97001-20110831FILWWW00415-versailles-aillagon-regrette-l-inconstance.php
AFP Mis à jour

Jean-Jacques Aillagon va devoir quitter son poste de président du domaine public de Versailles en raison officiellement de son âge, 65 ans.  Une décision qu’il regrette, comme il l’a déclaré dans une interview à l’AFP :

« La décision de prolonger un agent public au-delà de l’âge de la retraite relève bien de la responsabilité du gouvernement. Pour les fonctionnaires, cette faculté est désormais réglée par un texte de portée générale qui a été appliqué pour permettre à l’actuel préfet de Seine-Saint-Denis de rester en fonction au-delà de 65 ans. Pour les présidents ou directeurs d’établissements publics, ce sont les dispositions particulières de leurs statuts qui le permettent quand le gouvernement le veut ainsi.

C’est ce qui a été fait pour Xavier Darcos à Cultures France, ou pour Jean-Paul Cluzel au Grand Palais, ou encore à l’Odéon, pour Luc Bondy qui aura 64 ans au moment de sa prise de fonction en 2012. C’est l’inconstance de la règle qui est une mauvaise chose et qui peut donner à penser que les choix faits sont arbitraires.

Pour ma part, j’appelle de mes vœux, à l’avenir, l’affirmation d’une règle générale. Ou bien on en reste à l’application de la règle des 65 ans pour tous. Ou bien on déplafonne, de façon générale, l’âge de la retraite des responsables d’établissements culturels à 67 ou 68 ans. Ou bien, ce qui me semblerait la meilleure formule, on établit que tout mandat commencé est conduit jusqu’à son terme. Le mandat que j’exerce actuellement ayant commencé le 6 juin 2010, il aurait pu prendre fin en 2013. »

 

Démission de Monsieur J.-J. AILLAGON

21 Sep

DÉMISSION DE M. J.-J. AILLAGON

LETTRE OUVERTE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

___________

A la suite de la déclaration de l’académicien Jean d’Ormesson qui, le 18 septembre 2010, se faisant l’interprète du rejet massif de la politique culturelle de confrontation de M. J.-J. Aillagon – incarnée par l’exposition Murakami dans les Grands Appartements Royaux du château de Versailles –, vient de lancer à 1,4 millions de téléspectateurs[1] :

« En conclusion, il faut féliciter M. Aillagon, qui fait venir au musée de Versailles un nombre toujours croissant de visiteurs qui tiennent à venir à Versailles en foule dire qu’ils trouvent ça ridicule ! » ;

La Coordination Défense de Versailles, par la Lettre Ouverte, ci-dessous, adressée au Président de la République, sollicite la démission de M. J.-J. Aillagon, Président de l’Établissement public du musée et du domaine de Versailles.

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : euclidien@orange.fr et   tel : 06 50 50 45 19

 


[1] Emission du 18 septembre 2010 de Laurent Ruquier, sur France 2, « On n’est pas couché ».

Lire la Lettre Ouverte

 

 
 

Une victoire historique de la Coordination Défense de Versailles

19 Sep

Une victoire historique de la Coordination Défense de Versailles,
à l’origine de l’action

Coup de théâtre à l’émission du 18 septembre 2010 de Laurent Ruquier :

« On n’est pas couché« , regardée par 1,4 millions de spectateurs.

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Jean d'Ormesson

Le 3 septembre, nous disions qu’Aillagon craquait, deux semaines plus tard le voilà qui termine l’émission de France 2 KO sous le ridicule de la « conclusion » de l’académicien Jean d’Ormesson. Certaines images font plaisir à voir, lorsque l’on connaît le personnage. La déroute de J.J. Aillagon sous la reprise, point par point, des arguments (de premier niveau) que nous distillons depuis deux ans, marque une grande victoire pour notre action. Cette consécration de la Coordination par les Institutions prouve que la vague de la résistance à l’oppression culturelle devient de plus en plus difficile à contenir. Profitez-en pour (re)voir l’émission, c’est un plaisir…

Mais ici comme ailleurs, n’oublions jamais qu’il faut savoir discerner les faux porte-paroles, institutionnels ou non, des vrais !

> Voir la vidéo de l’émission…

 

 
 

« Il faut calmer le jeu » !

07 Oct

« Il faut calmer le jeu » !

implore désormais Jean-Jacques Aillagon, seul contre tous ? ( dans le journal 20 minutes)

 

Jean-Jacques Aillagon

C’est par cette phrase, échappée sur l’air de l’arroseur arrosé, que l’article de 20 minutes« La critique n’a pas cours à Versailles pour l’expo Jeff Koons »nous livre un aveu de faiblesse éloquent sur la très grande difficulté dans laquelle se trouve aujourd’hui Jean-Jacques Aillagon, Président de l’Établissement public du Musée et domaine public de Versailles, le thuriféraire du « choc des cultures » et d’une « confrontation » tout azimut au credo sans merci : « Tout musée doit être un lieu de confrontation entre l’ancien et le moderne » ne cesse-t-il de prêcher.

 

Côté cour, devant les media Jean-Jacques Aillagon joue au « châtelain révolutionnaire » n’ayant peur de rien ; mais côté jardins, il voudrait que le « choc des cultures » – une fois l’effet d’amorce engrangé – soit uniquement pour les autres. Après avoir semé la désolation culturelle, au château on tient donc à garder son petit confort bien douillet ; on est déjà fatigué du choc (en retour) des cultures.

Chacun pourra apprécier l’humour noir du Président de l’Établissement public du Musée — ainsi transformé en Galerie (des glaces ) promotionnelle — qui, en conclusion de cet article, avance que l’exposition serait devenue « un phénomène de curiosité internationale ».

Curiosité ? Le mot est-il bien choisi, et s’il l’est de quelle genre de curiosité s’agit-il ? Celle qu’on éprouve devant une merveille, une immondice ou une incroyable méprise des pouvoirs publics ? Du côté des touristes on nous rapporte, en effet, que plus de 95 % d’entre eux sont furieux ou consternés avec même des témoignages d’Américains ayant honte de leur compatriote. La colère des guides n’est, bien entendu, que le thermomètre du rejet général par les touristes d’une « exposition » qui les dérange et qui n’a pas sa place dans le saint des saints de l’art classique français. S’ils ont, d’ailleurs, payé leur ticket ce n’est certainement pas pour que des aspirateurs leur cachent les chefs-d’oeuvre qu’ils sont venus voir à grand frais !

J.-J. Aillagon avait dit qu’il laisserait aux visiteurs le soin de se faire leur propre idée. Mais, mauvais joueur, il veut maintenant casser le thermomètre pour ne pas apparaître comme le grand perdant selon les propres règles qu’il a fixé. Car c’est dès le 10 septembre, à l’ouverture de l’exposition (selon les Nouvelles de Versailles du 1er octobre 2008 : « Koons : le château veut des guides positifs », Stéphane Gauthier) que la Direction a constaté ce rejet des guides et des touristes.

L’actualité financière, suggère d’ailleurs un tragique parallèle entre l’« art » à bulles médiatiques de l’exposition Jeff Koons Versaillesfaisant artificiellement gonfler en France la renommée d’une « star » inconnue jusque là, au détriment de l’image touristique de bon goût de Versailles – et l’effondrement des bulles financières à l’origine de la crise mondiale actuelle. Nous sommes bien dans la logique destructrice de valeur de ces bulles artificielles qui conduisent mécaniquement à la privatisation des bénéfices et à la socialisation des coûts ( 700 milliards $ aux US, patrie de Jeff Koons, au bas mots). Quelle différence y a-t-il entre les flambées de la bourse et les enchères de Christie’s ? Et donc à quand le retour de flamme du chouchou des enchères ?

Notons pour l’anecdote que seule l’agence Bloomberg, spécialiste des marchés à bulles, avait compris le signal et souligné notre geste symbolique du 10 septembre 2008 ayant consisté, aux grilles du château de Versailles, à faisant exploser les quatre ballons ( Koons, AillaKoons, PinaultKoons et KoonsKompas ) quatre jour à peine avant le krach de Lehmann Brothers ayant déclenché la réaction en chaîne de la crise mondiale… Questionné sur l’explosion de ces ballons, Jeff Koons avait dit à la presse ne pas être au courant… Et pourtant, comme dans les Dix petits nègres d’Agatha Christie : quatre moins un, reste trois.

Et pendant que Jean-Jacques Aillagon, cherche à casser le thermomètre de l’enquête d’opinion – ici celle des guides du Syndicat National des Professions du Tourisme ( SNPT) – qu’il réclamait auparavant, le syndicat Sud Culture Versailles a lui aussi lancé une pétition pour demander la mise en place d’un « livre d’or (sic) spécifique à l’exposition comme cela avait pu être fait pour l’exposition du mobilier d’argent ».

Après « les amoureux de Versailles et les intellectuels, les guides sont aussi en colère », mais également le personnel du château, l’UNIEF, le collectif des défenseurs du patrimoine de Versailles, les artistes contemporains non subventionnés, le Syndicat National des Professionnels du Tourisme, la Fédération Nationale des Guides Interprètes et maintenant le Syndicat Sud Culture Versailles. Il ne reste plus maintenant, qu’à mesurer l’impact négatif sur les touristes. Mais au peu d’empressement manifesté par le roi-président du château de Versailles, il y a fort à parier que Jean-Jacques Aillagon redoute au plus haut point le verdict de ce genre de « phénomène de curiosité internationale » que doit consigner dans le livre d’or de la réprobation générale, par les touristes du monde entier, d’une exposition déjantée qu’il a présentée comme le triomphe absolu de la modernité acclamé par toute la planète ( du Gotha ).

« Il faut calmer le jeu », supplie aujourd’hui Aillagon aux prises avec la boîte de Pandore qu’il a lui même ouverte.
Oui, mais comment ?
C’est facile. Il suffit qu’il arrête l’exposition de Jeff Koons Versailles – comme le demandent les amoureux de Versailles, l’ensemble des Français amoureux du patrimoine et les touristes du monde entier – et son plan dévastateur de transformation des Musées en Galeries au nom de la prétendue nécessaire « confrontation » entre l’ancien et le moderne.

Une seule fausse note au tableau de la colère provoquée par le credo sans merci du choc des cultures tout azimut prêché par Jean-Jacques Aillagon : aucune association de défense ou des amoureux du patrimoine à commencer par la Société des Amis de Versailles et à l’exception d’Edouard de Royere, n’a encore manifesté sa réprobation…

Quoi qu’il en soit, l’exposition miracle se dégonfle et le scandale s’envole.

 

Absences remarquées…

01 Oct

« Absences remarquées de J.-J. Aillagon et d’Olivier de Rohan »

Par peur de la confrontation sans filet, à la visite privée du Petit Trianon à laquelle le Président de l’Établissement public avait invité nombre d’amoureux de Versailles.

Ce premier octobre, dans le contexte explosif de l’exposition Jeff Koons Versailles, l’absence des deux premiers intéressés ne pouvait manquer de faire l’événement du jour.

Jean-Jacques Aillagon

L’absence de J.-J. Aillagon, pour la visite privée du Petit Trianon, à laquelle il avait pourtant convié un grand nombre d’invités, s’expliquait déjà d’autant moins que le 14 Septembre, pour l’inauguration de l’exposition Jeff Koons, il avait tenu à recevoir en personne les visiteurs au pied même de l’escalier Gabriel…

Le Vicomte Olivier de Rohan

Mais le doublet avec l’absence complémentaire d’Olivier de Rohan, le propre Président des Amis de Versailles a fait sensation.

Après la lettre de censure des guides interprètes, cette fuite devant la confrontation avec les amoureux du château a été reçue comme le constat de l’échec de l’opération séduction des média, du dîner de Koons des 150 couverts et du champagne à gogo noyant les amoureux de Versailles dans une foule inconnue jusque là à l’Orangerie.

Quant nous savons ce qui nous attend, ne préférons-nous pas ne pas nous exposer aux huées…….

C’est ainsi que J.-J. Aillagon, pourtant thuriféraire de la « confrontation » systématique de l’ancien et du moderne, sous haute protection policière, a peur de la confrontation sans filet.