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Archives de la catégorie ‘Action Judiciaire’

À VERSAILLES OUTRAGÉ, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF REND L’INJUSTICE VISIBLE !

01 Juil

DE TOUT TEMPS, LE DÉNI DE JUSTICE FUT UN FERMENT DE RÉSISTANCE
À L’OPPRESSION

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À VERSAILLES OUTRAGÉ, LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF REND L’INJUSTICE VISIBLE !

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LA LOI GRECQUE DE LA VRAIE DÉMOCRATIE : « PAS D’AVOCAT ET TIRAGE AU SORT DES MAGISTRATS »

LA LOI ROMAINE :  « PLUS IL Y A DE LOIS, PLUS L’ÉTAT EST CORROMPU »  ( TACITE )

« J’AI LE DROIT AVEC MOI ET JE PERDS MON  PROCÈS  » ( LA FONTAINE )

LA LOI DU PLUS FORT : « LA FORCE INJUSTE DE LA LOI » ( MITTERRAND )

GANDHI : « IL Y A DES LOIS  JUSTES ET DES LOIS INJUSTES »

D’OÙ SON SLOGAN « RENDRE L’INJUSTICE VISIBLE ! » …

 

1)   AU NOM DE L’ÉVIDENCE

Le double viol du caractère général d’harmonie du château ( par les monstrueuses ferrailles rouillées de la Place d’armes ) et de l’objet de l’ARAP ( qui est précisément l’embellissement des abords de l’avenue de Paris débouchant sur la place d’armes ), ne saurait faire aucun doute au commun des mortels (cf. notre communiqué du 10 juin).

Mais le Tribunal Administratif de Versailles vient d’ignorer le fond « artistique » de la requête de l’ARAP, au motif que les « moyens » invoqués ne seraient pas de « nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée ».  Autrement dit, si l’ARAP avait formulé ses « moyens » autrement le Juge aurait pu lui donner raison ! « La décision attaquée est peut-être illégale, mais ce n’est pas à moi le Juge de vous dire pourquoi… ». Le caractère propre du lieu et sa dénaturation visuelle – le fond de l’affaire – n’ont pas été relevés par le Juge. Pourtant, considérant que c’est « l’impression que procurent les abords d’un site » qui prévaut, la loi de 1943 modifiée par l’art. 40 de la loi SRU de décembre 2000, impose une protection du « champ de visibilité » des monuments historiques incluant la publicité et les enseignes relevant de la co-visibilité. Il y a aussi la « zone tampon » reconnue par l’UNESCO dans le cadre du classement du château au patrimoine mondial de l’humanité, qui implique une protection toute spéciale. En outre, le film de l’UNESCO sur Versailles montre au monde entier une vision trompeuse du patrimoine mondial « classé », désormais invisible aux touristes, défiguré par les expositions « temporaires » à répétition qui empêchent de voir le château et ses jardins dans leurs intégrité. Hélas, pour le Juge, l’ARAP n’a pas cité les règles de protection visuelles de la zone tampon de l’UNESCO ainsi que les raisons esthétiques invoquées par l’État français pour le classement de l’UNESCO. En face de l’arrogance de l’avocat du «Prince» déniant à M. Escudié le droit populaire de plaider la dénaturation visuelle du château, le Juge n’a pas eu de mal à escamoter le fond qui intéresse le monde entier et les 15 millions de visiteurs par an victimes se demandant : « Mais où est la justice en France ? »  Signe de partialité présumée : le château a pu faire publier par les média la motivation de l’ordonnance, un jour avant que l’ARAP ne l’ai apprise !

2)   AU NOM DE L’INTELLIGENCE

Le Peuple français est un peuple ancien, civilisé, instruit. Il sait que le Droit fut inventé il y plus de 25 siècles en Grèce ! Depuis les légistes de Philippe Le Bel, arrogants et spoliateurs, il sait par ses Écrivains que l’intelligence est au dessus des lois arbitraires, que la Justice du Prince n’est pas de Droit Divin, a fortiori lorsque celle-ci se présente comme jugeant « Au nom du peuple français » ! Surtout, s’il condamne majoritairement la Justice – Outreau oblige – c’est qu’instinctivement ou d’expérience il sait que sous couvert de « procédure » les arbres cachent la forêt et que, trop souvent, les « bons avocats » ne sont que ceux qui font triompher la « mauvais cause » au détriment de la « bonne », de la Vérité et de la Justice.

3)   AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

En homme privilégié du Pouvoir, J.-J. Aillagon dit faire « confiance à la Justice » du Pouvoir. Mais si la Justice juge « Au nom du Peuple français », c’est que le Peuple garde le droit de juger « sa » Justice. Or, au fil des sondages, il la condamne en masse. 52 % doutent de son indépendance, 64 % de son efficacité, 82 % considèrent qu’elle n’est pas compréhensible, 60 % que son fonctionnement est mauvais. Comment faire toute confiance à une Justice qui ignore à un tel point l’Évidence du Peuple et le fond des affaires ?
( Cliquez pour agrandir l’image )

MAIS LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES, prend acte de la 5ème victoire décisive, de l’ARAP, qui a obligé l’avocat du château à définir la ferraille de 2,5 millions € comme « l’installation d’une construction temporaire » qu’il devra donc enlever à ses frais alors que B. VENET avait claironné son intention de la laisser sur place !

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles
(ARAP : Association des Riverains de l’Avenue de Paris)

Contact presse : euclidien@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79

 

Le tribunal administratif de Versailles a rejeté mercredi 15 juin 2011 la requête de l’Association des riverains de l’avenue de Paris (Arap)

16 Juin


Nous reviendrons plus en détail sur cette information

 

Revue de Presse

 

L’installation de Bernar Venet reste à Versailles

Le tribunal administratif de Versailles a rejeté mercredi 15 juin 2011 la requête de l’Association des riverains de l’avenue de Paris (Arap) à Versailles (Yvelines) réclamant le retrait de l’œuvre de Bernar Venet, installée devant le château.

Ces arcs monumentaux, montés sur la place d’Armes, font partie d’une exposition temporaire des œuvres de l’artiste conceptuel français qui se tient également dans le domaine jusqu’au 1er novembre.

Les expositions de Jeff Koons, en 2008, et de Takashi Murakami, en 2010, avaient déjà fait l’objet de requêtes similaires. Selon Denis Berthomier, administrateur général de l’Établissement public du domaine de Versailles, cette nouvelle décision du tribunal « valide la politique culturelle de l’Établissement ».

 

ACTU | 15 juin 2011

Les arcs de Bernar Venet restent à Versailles

L’Association des riverains de l’avenue de Paris (ARAP) à Versailles réclamait le retrait des arcs monumentaux.

Une sculpture de Bernar Venet sur la place d'armes à Versailles. - AFP

 

La requête en référé d’une association demandant le retrait de l’installation monumentale de l’artiste Bernar Venet sur la place d’Armes devant le château de Versailles, a été rejetée mercredi par le tribunal administratif. La requête a été rejetée car « il n’y a pas de caractère d’urgence », et « parce que le juge a estimé qu’il n’y a pas de doute sérieux sur la légalité de l’installation », a déclaré Denis Berthomier, administrateur général de l’Etablissement public du domaine national de Versailles.

L’Association des riverains de l’avenue de Paris (ARAP) à Versailles réclamait le retrait des arcs monumentaux de Bernar Venet, estimant que la place d’Armes « fait partie du secteur protégé » de Versailles et qu’à ce titre, elle « constitue un vide urbain non constructible ».

Trois victoires

« Nous prenons acte de cette décision qui nous donne encore une fois raison et valide la politique culturelle de l’Etablissement public », a-t-il poursuivi, soulignant que dans les trois contentieux dont a fait l’objet le château de Versailles, également lors des expositions de Jeff Koons et de Takashi Murakami, l’Etablissement public a enregistré « trois victoires ».

Le président de l’ARAP, Guy Escudié, a affirmé que l’action de l’association était « tout à fait légitime car il n’y avait pas de procès-verbal d’installation ». Il a dit attendre de prendre connaissance des motivations de l’ordonnance du tribunal avant d’envisager les suites de son action. Les œuvres du sculpteur français Bernar Venet sont exposées sur la place d’Armes et dans les jardins du Domaine jusqu’au 1er novembre.

(Source AFP)

Les opposants versaillais aux arcs de Bernar Venet perdent une bataille judiciaire

VERSAILLES [17.06.11] – En référé, le retrait d’une œuvre monumentale de Bernar Venet, située sur la place d’Armes devant le château de Versailles, avait été exigé par une association de riverains. Cette requête a été rejetée.

Le 14 juin 2011, une association de riverains versaillais demandait en référé le retrait d’une installation monumentale de l’artiste français Bernar Venet. Selon les motivations de l’association, l’œuvre occupait un secteur protégé et présentait un risque d’insécurité. Mais, le 15 juin, le Tribunal administratif rejetait cette requête. Selon les moyens du tribunal, cette demande n’était pas urgente et l’installation n’était pas illégale.

Depuis le 1er juin et jusqu’au 1er novembre 2011, se tient l’exposition « Venet à Versailles ». Pour l’occasion, sept arcs monumentaux réalisés par le sculpteur français ont été dispersés dans le château de Versailles et autour, parmi les jardins du Domaine et sur la place d’Armes. Estimant que la place d’Armes s’insère dans un « secteur protégé » non constructible, l’association de riverains de l’avenue de Paris (ARAP) souhaite le retrait des arcs monumentaux de Bernar Venet. Pour fonder sa demande, le président de l’ARAP, Guy Escudié, dénonçait également un « problème de sécurité pour les visiteurs ». Selon lui, le sol n’a fait l’objet d’aucune étude avant l’installation de la sculpture.

Mais, considérant qu’« il n’y a pas de caractère d’urgence » pas plus que « de doute sérieux sur la légalité de l’installation », le juge administratif a rejeté le recours en référé de l’association. Pour Denis Berthomier, administrateur général de l’Etablissement public du domaine national de Versailles, « cette décision (…) valide la politique culturelle de l’Etablissement public ».

Pour Marie Delion, avocate de l’Etablissement public du domaine de Versailles, « la plus extrême régularité dans les autorisations » avait été respectée. Et d’après elle aussi « c’est l’installation de cette œuvre qui n’est pas acceptée sur le plan artistique ». « Ce qui est critiqué sur le fond, c’est la politique culturelle de l’établissement public ».

Depuis que l’ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon dirige le château de Versailles, celui-ci aura accueilli plusieurs expositions temporaires d’art contemporain. Avant Bernar Venet, Xavier Veilhan, Jeff Koons ou encore Takashi Murakami avaient créé la polémique. Selon Denis Berthomier, il s’agit de la troisième « victoire » en justice de l’Etablissement public.

artclair.com

 

DERNIER ACTE DE HAUTE TRAHISON : LA PRISE D’OTAGE DE LOUIS XIV

10 Juin

DERNIER ACTE DE HAUTE TRAHISON : LA PRISE D’OTAGE DE LOUIS XIV, POUR OBLIGER TOUT VISITEUR DE VERSAILLES À PASSER SOUS LES
« FOURCHES CAUDINES DE L’ART NEW-YORKAIS » SUR LA PLACE D’ARMES

Les « Fourches Caudines de l’Art New-Yorkais »

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AUX YEUX DU MONDE ENTIER, LE VIOL DE VERSAILLES PAR NEW-YORK, EN JUSTICE, DOIT PROUVER QU’EN FRANCE NUL N’EST AU-DESSUS DE LA LOI !

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LA LOI DES LOIS : « Avec 40 amis bien placés, on peut diriger un pays, on peut diriger la France » (F. Mitterrand)

LE 11 SEPTEMBRE 2009 : “At Versailles, an Invasion of American Art” ! (New-York Times, 11 sept. 2008)

« À Versailles, une Invasion de l’Art Américain. L’Amérique a envahi les salles dorées et les jardins sculptés du château de Versailles ». C’est en termes d’« Invasion » que le New-York Times, à cette date symbolique du 11 septembre 2008, a annoncé la première exposition barbare d’art new-yorkais, Jeff Koons 1er, dans le lieu symbolique de l’excellence de la France, de la gloire du Roi-Soleil et du rayonnement de la France, ainsi tournés en dérision.

L’UNANIME RÉPROBATION

Depuis, devant une telle violence invasive et destructrice des valeurs symboliques du patrimoine, la mobilisation de Résistance Culturelle pour la Défense de la Civilisation européenne contre cette Barbarie n’a cessé de croître pour constituer un front commun regroupant intellectuels, symboles historiques et artistes contemporains français ( 98 % des 40 000 exclus ) et d’apporter le constat, national et international, de l’unanime réprobation de cette « Invasion ».

L’ARME JURIDIQUE

Devant le triple scandale de l’Art, de l’Argent et de la Démocratie, les mille et un actes d’illégalité présumés explorés ont conduit à quatre procédures, en 2008 et 2010, qui ont fait avancer la prise de conscience de la possibilité de poursuivre pour dénaturation de l’œuvre, l’illégalité et le détournement, mais elles n’ont pas encore abouti : non pas au fond mais par simple défaut de moyen, tant la distance est grande de l’idée de justice à celle de droit.

NOUVELLE PROCÉDURE DE L’ARAP DU 24 MAI 2011

Le Président Guy Escudié de l’Association des Riverains de l’Avenue de Paris (ARAP) a déposé une requête au tribunal administratif de Versailles demandant : 1) La suspension de la décision du 1er avril 2011 d’autorisation de travaux pour l’exposition temporaire Bernar(d) Venet sur la place d’armes, 2) Le « retrait de cette œuvre dénaturant le site » sur 3 axes :

LA DÉNATURATION : VIOL INCONTESTABLE DU CARACTÈRE GÉNÉRAL D’HARMONIE DU LIEU

ALORS QUE le plan de sauvegarde et de mise en valeur de Versailles exige que « les installations et travaux divers ne devront pas porter atteinte au caractère général de la zone du château », les ferrailles, par leur laideur, leur couleur rouille, leur verticalité géante brisent l’harmonie de beauté, d’or et d’horizontale classique, du château. Tout à sa vantardise de plouc simili new-yorkais, se réclamant du « Grand art » (22 mètres au garrot), Bernar(d) Venet avoue béatement la dénaturation : mes « arcs viennent valoriser Versailles, pour lui donner une autre dimension. »

LE VIOL SANS VERGOGNE DE LA LOI : « Cette place est un vide urbain soumis à des règles strictes. Il est interdit d’y construire quoi que ce soit. Or il a fallu creuser sous la place pour pouvoir installer ces seize barres tordues qui pèsent plus de 100 t au total », dit Guy Escudié.

L’INÉGALITÉ DEVANT LA LOI : « On impose des règles aux riverains en matière d’urbanisme et, pendant ce temps-là, le monarque Aillagon règne sur son royaume et y fait ce que bon lui semble. C’est du délire. », poursuit-il. (« Les arcs géants de Venet créent la polémique », F.-X. Chauvet, Le Parisien 31.5.2011)

LA COORDINATION DE VERSAILLES, dit NON – prenant acte 1) du viol manifeste de la Loi d’airain du commun des mortels par ceux qui partent du principe que tout ce qui n’est pas (encore) condamné est manifestement légal… 2) de la provocation insigne d’annoncer une volonté de pérenniser l’horreur des « fourches caudines de la place d’armes » ad Vitam æternam (« Je verrai d’un bon œil que cette œuvre reste à Versailles. Cela donnerait encore plus de renommée à Versailles (sic) », in Venet se voit à Versailles « ad vitam æternam », Le Figaro 26.5.2011) ;  ENGAGE tous les véritables défenseur de l’Art et de la Civilisation à venir soutenir cette action judiciaire au Tribunal Administratif de Versailles, à l’audience du 14 juin 2011, 9 h 30, 56 av. St Cloud.

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : euclidien@orange.fr et  tel : 06 01 76 20 79

 

 

DÉPÔT DES TROIS REQUÊTES

03 Déc

DÉPÔT DES TROIS REQUÊTES : LUNDI 6 DÉCEMBRE 2010 à 10 Heures

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SARP Sixte-Henri de Bourbon

SAR le Prince Sixte-Henri de Bourbon et la Coordination Défense de Versailles
ANNONCENT :

À LA SUITE du Communiqué du 27 novembre 2010  » l’enjeu du Référé-Liberté de Versailles : non pas une question d’art, mais de détournement de pouvoir présumé !   » ;

EN RAISON DE L’ORGANISATION de l’exposition MURAKAMI dans les Grands Appartements Royaux, le château et le jardin, de Versailles ;

Maître Rosny Minvielle de Guilhem de Lataillade déposera les TROIS REQUÊTES du Référé-Liberté invoqué contre l’Établissement public  » Château, Musée et Domaine national de Versailles  » et la SASU  » Château de Versailles spectacles  » :

Lundi 6 décembre 2001, à 10 heures
aux greffes du Tribunal Administratif
56, avenue Saint Cloud

Le tribunal administratif (TA) de Versailles

APRÈS LE DÉPÔT DES 3 REQUÊTES, les informations complémentaires à celles déjà données à la conférence de presse du 22 octobre 2010, pourront être données.

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : euclidien@orange.fr et tel : 06 01 76 20 79

 

Liberté Fondamentale

01 Nov

 

Prince Sixte-Henri de Bourbon

S.A.R. le Prince Sixte-Henri de Bourbon et la Coordination Défense de Versailles, annoncent qu’ils invoqueront cette LIBERTÉ FONDAMENTALE  dans leur Référé Liberté :

LA LIBERTÉ D’ACCÉDER

À LA PLEINE AUTHENTICITÉ DU PATRIMOINE NATIONAL,

sans dénaturation, ni détournement de pouvoir au profit d’intérêts privés.

(cf. Énoncé en annexe).

La Conférence de Presse du 22 octobre 2010 a mis en évidence l’attention de l’Élysée, à la suite de la demande de démission de M. Aillagon ; l’intérêt du Maire de Versailles pour cette réunion d’information juridique ; le soutien du Président de la Maison des Artistes (40 000 artistes français contemporains) : « Le combat que vous avez entrepris me semble oh combien justifié et à plus d’un titre… Y a-t-il une quelconque relation de continuité entre ce qu’on appelle l’art contemporain et l’œuvre d’art sublime que représente le Château de Versailles ? Je veux dire une œuvre d’art, c’est à dire une totalité voulue comme un ensemble. Un ensemble où la recherche de la cohérence harmonieuse de la forme et de la lumière, pour le plaisir du regard et du sentiment, est la raison de l’œuvre… Est-ce juste aussi d’assister à une collusion gênante entre, d’une part les palais et musées nationaux, et d’autre part la promotion spéculative des actifs toxiques de l’art contemporain international, alors que les 98% des artistes qui travaillent sur le territoire français sont totalement exclus du système ? Le combat continue. »

Elle a permis de rappeler aux media le succès de la première procédure de 2008, l’Établissement Public du Musée et du Domaine National de Versailles ayant appliqué, sans décision judiciaire, les deux demandes ayant été faites jusqu’au Conseil d’État : 1) un coup d’arrêt au caractère pornographique ; 2) un coup d’arrêt à la dénaturation visuelle/dérision des Grands Appartements Royaux. Demandes appliquées par M. Aillagon en 2009 et partiellement appliquée en 2010, en particulier pour la Chambre de la Reine.

Elle a apporté le constat de l’unanime réprobation, nationale et internationale, de l’organisation de l’exposition Murakami dans les grands appartements royaux.

Elle a annoncé ce qui serait mis en cause par les requérants du Référé Liberté – les représentants du peuple souverain, d’une part, et celui qui a seul qualité pour agir dans la défense du droit moral de l’œuvre de Louis XIV, d’autre part, le Prince –, l’illégalité de l’organisation de l’exposition Murakami, abstraction faite de toute question subjective. Illégalité présumée au regard du Code de la Propriété Intellectuelle et du détournement de pouvoir par l’Établissement public.

L’illégalité étant considérée comme certaine, il restait à donner à la presse et à l’opinion publique la formulation de la LIBERTÉ FONDAMENTALE devant justifier, devant le Président du Tribunal Administratif, la mise en œuvre du Référé Liberté, pour « une atteinte grave et manifeste contre une liberté fondamentale« , comme l’a précisé Me Rosny Minvielle.

La Coordination communique aujourd’hui, en annexe, l’énoncé de cette LIBERTÉ FONDAMENTALE dont dépend l’issue de la procédure.

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Contact presse : euclidien@orange.fr et   tel : 06 01 76 20 79

Annexe :

RÉFÉRÉ LIBERTÉ DE VERSAILLES : LIBERTÉ FONDAMENTALE INVOQUÉE
par SAR le Prince Sixte-Henri de Bourbon et la Coordination Défense de Versailles

LIBERTÉ D’ACCÉDER À LA PLEINE AUTHENTICITÉ DU PATRIMOINE NATIONAL,
sans dénaturation, ni détournement de pouvoir au profit d’intérêts privés.

Est une liberté fondamentale, la liberté pour tous et plus précisément pour tout membre du peuple français, souverain de par la Constitution de la République, de pouvoir accéder pleinement à l’authenticité de son patrimoine national ( à sa vue sans obstacle, à son ambiance, à l’émotion qui en est l’émanation ).

Une telle liberté, constitutive de l’identité culturelle nationale, ne saurait exister si la puissance publique ne s’impose pas, dans l’exercice de ses missions patrimoniales, le strict respect des droits moraux attachés aux œuvres du patrimoine national, à ses lieux de mémoire et aux symboles historiques patrimoniaux dont le peuple a hérité ( droits moraux fondamentaux, voire universels, garantis par le code de la propriété intellectuelle, par le devoir de mémoire et par le respect dû aux symboles nationaux tel que le drapeau et l’hymne national ).

Une telle liberté implique que la puissance publique interdise :

1.  Toute dégradation, dénaturation ou contrefaçon du patrimoine ( que ce soit par une instrumentalisation, directe ou indirecte, notamment par photographie, de tout ou partie de ses éléments, au profit d’œuvres composites contemporaines, notamment photographiques ou autre ) ;

2.  Toute atteinte au respect dû aux lieux de mémoire patrimoniaux en raison de leur caractère propre, de leur histoire et de leur cohérence artistique ou esthétique ( telle la réglementation d’urbanisme dite du « PÉRIMÈTRE DE PROTECTION DU CHÂTEAU DE VERSAILLES D’UN RAYON DE 5000 m DONT LE CENTRE EST LA CHAMBRE DU ROI » ).

3.  Tout outrage aux représentations morales des œuvres ou des symboles historiques, des monuments ou de leur environnement dont notre patrimoine historique national a hérité.

Par dessus tout, la liberté d’accéder à la pleine authenticité du patrimoine exclut, de la part de la puissance publique, tout parasitisme du patrimoine national par l’organisation d’expositions affairistes et spéculatives de collections privées. D’autant plus que ces expositions, pour faire connaître, imposer et faire monter la cote, d’un « artiste privilégié officiel », utilisent systématiquement le ressort promotionnel du scandale et de la dérision, au détriment de notre patrimoine national le plus prestigieux, en combinant les trois atteintes aux droits moraux énumérés ci-dessus.

En obligeant les Français et les étrangers à voir ce qu’ils ne sont pas venus voir ( au profit d’intérêts privés ) et en toute violation des droits moraux du patrimoine ; en les empêchant de voir sans dénaturation les splendeurs du patrimoine public qu’ils sont venus voir ( en payant ) ; en exposant notre patrimoine le plus prestigieux au ridicule[1] ; en agissant ainsi, la puissance publique prive les Français de la liberté d’accès à l’authenticité de leur patrimoine national, pleine et entière ; elle scandalise les visiteurs étrangers au détriment du rayonnement, de l’image culturelle de la France et du tourisme ; elle viole ses missions qui lui font obligation de faire valoir le patrimoine publique et non les intérêts de collectionneurs privés ; elle porte atteinte à la foi publique ; elle se rend coupable de détournement de pouvoir, ce qui constitue l’oppression d’une des libertés les plus fondamentales, constitutive de l’identité culturelle nationale.

En droit français, de même qu’attenter au droit moral de l’œuvre d’un auteur, c’est porter atteinte à sa personne, de même, porter ainsi atteinte au patrimoine moral de la France, c’est porter atteinte à l’image, à l’identité, à la « personne morale » de la France, c’est l’aliéner aux yeux des Français et du monde entier. Attenter à la liberté d’accéder à la pleine authenticité du patrimoine national, sans dénaturation ni détournement de pouvoir au profit d’intérêts privés, c’est donc porter atteinte à la première liberté de tout peuple et de toute personne, à savoir que l’être de son identité patrimoniale nationale, morale et culturelle, puisse être vu, représenté et respecté, tel qu’il est, dans l’authenticité de chacune de ses œuvres, non dénaturé d’une manière outrageante ou mercantile.

 

 


[1] Cf. La déclaration conclusive de l’Académicien Jean d’Ormesson, du 18 septembre 2010, à l’émission de Laurent Ruquier sur France 2.

 

JUSTICE : L’exposition Jeff Koons reste à Versailles

25 Déc

REVUE DE PRESSE

Dernière modification : 25/12/2008 – Justice

Bourbon-Parme débouté, l’exposition Jeff Koons reste à Versailles

 

 

Le tribunal a rejeté la requête du prince Bournon-Parme, qui demandait l’interdiction de l’exposition des œuvres de Jeff Koons dans les jardins du château de Versailles. En raison de son succès, cette dernière a même été prolongée.
France 3 (vidéo)
 

AFP L’exposition Jeff Koons à Versailles, qui a été prolongée jusqu’au 4 janvier en raison de son succès et dont l’interdiction, demandée par un Bourbon-Parme, a été refusée mercredi par la justice, présente 17 œuvres du plasticien américain, dans les appartements royaux et les jardins.

Elle a déjà attiré plus de 500.000 visiteurs (à fin octobre) depuis son ouverture le 10 septembre, ce qui a conduit l’établissement public de Versailles à la prolonger de trois semaines.

Cette exposition constitue une première en France où il n’y avait jamais eu d’exposition consacrée à cet artiste très médiatique. Né en 1955, Jeff Koons est l’un des artistes vivants les plus cotés au monde.

Ex-époux de la Cicciolina, star du porno italien, Koons a créé des œuvres explicites autour de la « tentation et du désir » dans les années 90. Mais aucune d’elles n’est montrée à Versailles.

« Les œuvres présentées n’ont rien d’explicitement pornographique. Après on peut toujours en faire une lecture au troisième degré pour certaines d’entre elles », indique-t-on au Château de Versailles.

Parmi les œuvres critiquées par Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme, il y a « Pink Panther » (1988), où la panthère rose enlace une pin-up blonde, ou encore un bouquet de fleurs en bois polychrome qui peuvent représenter symboliquement des sexes féminins.

Le juge des référés du tribunal administratif de Versailles a rejeté mercredi la requête du prince Charles-Emmanuel de Bourbon-Parme qui demandait l’interdiction de l’exposition, estimant que « l’exposition ne portait pas atteinte au respect de la vie privée et familiale des visiteurs de l’exposition et de leurs enfants.