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Archive de février, 2012

Le « Versailles russe » en danger

21 Fév

Le « Versailles russe » Arkhangelskoïe, en danger de barbarie affairiste !, nous alerte l’Agence russe d’information internationale Ria Rovosti.

Arkhangelskoïe : un "Versailles russe" dans les environs de Moscou

Arkhangelskoïe : un "Versailles russe" dans les environs de Moscou. Vue sur les terrasses et le parterre. L'ensemble comprend le plus vaste ensemble de sculptures à ciel ouvert de Russie.

Les défenseurs du patrimoine s’inquiètent : des supermarchés devraient faire leur apparition à deux pas du joyau du patrimoine russe, la propriété d’Arkhangelskoïe, dans les environs de Moscou. La vente illégale de nombreux territoires met pourtant en question ce projet. Mobilisons la Résistance culturelle internationale pour sauver le patrimoine russe de la barbarie affairiste du modèle mercantile !

L’Agence russe d’information internationale Ria Rovosti

Le domaine d’Arkhangelskoïe, qui comprend des bâtiments d’une grande valeur historique, un superbe jardin à la française et une vaste forêt plantée au début du XIXe siècle, est réputé pour son calme. Les Moscovites aiment y flâner le week-end, organiser un piquenique au bord du fleuve Moskova ou s’offrir une promenade loin des gaz d’échappement de la mégapole.

Arkhangelskoïe : un "Versailles russe" dans les environs de Moscou

Vue sur le parterre et le Palais de style classique, construit dans les années 1790 par l'architecte français Jacob Guerne. L'ensemble fut racheté et développé par Nikolaï Ioussoupov, un noble richissime qui rassembla la collection du musée de l’Ermitage et correspondit avec Napoléon. Photographies Evgueni Sossedov et Ilia Ivanov.

Malheureusement, ce havre de paix s’est mué en pomme de discorde. Le ministère de la Défense, propriétaire d’une partie du domaine, a récemment vendu aux enchères 20 hectares de terrains, dont 0,8 hectares empiètent sur le territoire du musée, et 12 se trouvent sur la « zone protégée » (la forêt domaniale entourant le territoire du musée et qui en fait juridiquement partie). La ville de Krasnogorsk, où se situe l’ensemble, a quant à elle décidé de louer les terrains voisins qui accueilleront des supermarchés et un parking d’une capacité de 2.500 voitures. Les lopins étant adjacents, les observateurs redoutent l’apparition d’un complexe monumental en ces lieux.

Arkhangelskoïe : un "Versailles russe" dans les environs de Moscou

Panorama depuis le belvédère du palais. C'est à cette vue qu'Akhangelskoïe doit l'appellation de "Versailles russe".

 

Lire l’Article : http://fr.rian.ru/tribune/20120203/193237174.html

Diaporama : http://fr.rian.ru/photolents/20120203/193237064_2.html

© Photo Evgueni Sossedov

 

LES NOUVELLES DE VERSAILLES SE RALLIENT

20 Fév

« Construction dans le parc : c’est non ! »

VersaillesGateLes Nouvelles de Versailles se rallient enfin à la campagne du « VersaillesGate » que nous avons lancée le 5 décembre 2011 pour dénoncer la menace de saccage du cadre naturel, historique et esthétique, du parc de Versailles par le Plan d’Urbanisme Local (PLU) de Versailles, dans son article « Construction dans le parc : c’est non ! » (du 15 février 2012, ci-dessous) qui parodie outrageusement le photomontage de notre site qui met à la “Une” le gigantisme des gratte-ciel de New-York surplombant le parc du château pour mieux étouffer ce lieu « enchanté » glorifié par Molière et par le monde entier. Ainsi, avec plus de deux mois de retard, le journal local de Versailles qui, contre vents et marées, avait soutenu  JJ. Aillagon et l’invasion de l’art new-yorkais dans les Grands Appartements Royaux, se voit aujourd’hui contraint de prendre en marche le train de la Résistance à l’affairisme et à la financiarisation de Versailles.  Après les prises de positions de Didier Rykner et de Julien Lacaze, dans la Tribune de l’Art, après la lettre amiable d’Alexandre Gady, Président de la Société de Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF) au Maire de Versailles, François de Mazières, c’est maintenant  au tour de Christine Françoise Jeanneret, Président de Yvelines-Environnement, qui s’était opposée à l’implantation du stade de Roland-Garros à Versailles, de se lance dans la bataille du « VersaillesGate » décisive pour l’avenir de ce patrimoine unique au Monde inscrit au patrimoine de l’Humanité ! Autant dire qu’au dernier Conseil Municipal de Versailles, du 16 février 2012, la question du PLU a été mise sur la sellette et que, selon les participants, François de Mazières ne s’est pas montré très à son aise !

Nouvelles de Versailles du 15 février 2012

Nouvelles de Versailles du 15 février 2012

Nouvelles de Versailles du 15 février 2012

 

L’échec politique de la reine Pégard plombe le président Sarkozy

11 Fév

L’échec politique de la reine Pégard plombe le président Sarkozy

Catherine Pégard à Versailles

Catherine Pégard à Versailles

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Clef des Présidentielles 2012 
« J’ai observé la politique, pendant vingt-cinq ans comme journaliste, j’ai été au cœur du cœur pendant cinq ans, là je suis dans le lieu emblématique du pouvoir » (C. Pégard)

Nicolas Sarkozy

LA ROCHE TARPÉIENNE EST PRÈS DU CAPITOLE !

« C’est le fait du Prince ! », avait-on ironisé. Étourdie par sa promotion flatteuse, piquée au vif par les reproches d’incompétence culturelle faits à son intronisation, la « reine Pégard » qui s’est vantée d’avoir été au  « cœur du cœur » de la politique en a vite oublié la « mission politique » clef que lui a confiée son bienfaiteur : « la reconquête du symbole politique légitimant de Versailles », à l’horizon des présidentielles 2012. Ce qui prouve qu’il ne suffit pas d’avoir « observé » le dit « cœur du cœur » pour l’avoir compris !

D’OÙ LE CONTRESENS DE SA PREMIÈRE CONFÉRENCE DE PRESSE (26 janv. 2012)

Tout à son désir de prouver sa compétence culturelle, lors de sa 1ère conférence de presse,  C. Pégard, n’a donc eu qu’une seule idée en tête : montrer à tout prix qu’elle avait bien appris la leçon de son maître à penserdisgraciéAillagon, oubliant les trois mots clef de la reconquête du gouvernement – Vérité, Courage, Authenticité –, pour montrer à quel point elle se moque des valeurs vitales pour toute Démocratie :

1)      Déni machiavélique de Vérité et d’Intelligence. Feignant de ne pas voir, en vérité, que l’art imposé à Versailles est l’art colonial new-yorkais de dérision négateur de nos valeurs suprêmes, C. Pégard continue à le nommer sous son faux nez d’ « art contemporain » ; affectant d’ignorer le rejet quasi unanime de l’art new-yorkais dans les Grands Appartements Royaux (par le personnel du château et les guides-interprètes, acté par le Canard Enchaîné du 24 septembre 2008 titrant « Et ceux qui persistent à se gausser du nouvel art officiel, au goulag ! » ; par les touristes à 95 % ; par le front commun des artistes – tels Anne Roumanov, Robert Bohringer ou Rémy Aron –, des ayants droits patrimoniaux défenseurs du chef d’œuvre unique et universel de Louis XIV ; par les mécènes de référence, tels Hubert Givenchy ou Édouard de Royère président de la Fondation du patrimoine ; par les académiciens tels Jean Clair ancien directeur du musée Picasso, Jean d’Ormesson ou Marc Fumaroli ; par l’opinion nationale et internationale outragée telle la protestation massive des Japonais à l’ambassade de France à Tokyo ; par la révolte même des guides du château, actée par le Parisien du 10 juin 2011, etc.), elle n’en persiste pas moins à prétendre que « cet art a trouvé sa place à Versailles » qu’ « il s’est banalisé » (sic) ! ; prenant pour alibi de la dénaturation de Versailles, en vitrine affairiste d’art new-yorkais et en parc d’attraction US, des chiffres de fréquentation trompeurs, « gonflés à l’hélium », pour mieux cacher une dégradation de son image et de son intégrité matérielle, elle persiste à soutenir, contre toute évidence, que ce serait l’art new-yorkais qui ferait connaître Versailles et non l’inverse, que Louis XIV aurait aimé le détournement de son chef d’œuvre au service de l’ignoble ; proclamant crânement « J’entends marcher dans les pas des pionniers qui m’ont précédée », elle cache que C. Albanel avait finit par désavouer le saccage culturel de l’exposition Jeff Koons dans les Grands Appartements Royaux et que J.J. Aillagon en a condamné le principe à Rome avant d’être congédié pour le rejet global de sa politique menaçant l’élection présidentielle 2012 (cause de la nomination de C. Pégard !). Niant ainsi le viol de Versailles par New-York, elle s’obstine à cacher qu’il s’agit d’une guerre contre l’intelligence, l’Art et la Civilisation européenne.

2)     Déni de courage.  Au lieu de rétablir courageusement la vérité des faits pour restaurer la confiance, la seule manière de reconquérir le symbole politique légitimant de Versailles, C. Pégard a fait le choix de se cacher  derrière le vieux truc du double langage machiavélique en faisant dire à la fois une chose et son contraire : « MOINS D’ART CONTEMPORAIN À VERSAILLES » (Le Figaro du 27 janv. 2012) et, à l’inverse, Il faut « approfondir la présence de l’art contemporain »  (Nouvelles de Versailles du 1er fév. 2012). Pour poursuivre sous ce subterfuge sa politique suicidaire et même l’aggraver par sa « rentrée en force » dans le symbole du classicisme en imposant : le lustre permanent des frères Bouroullec dans l’escalier Gabriel, la « refonte » du pavillon Dufour par Dominique Pernault ; l’intrusion des composites new-yorkais  Joana Vasconcelos en 2012 et Guiseppe Penone en 2013, etc.

3)     Déni d’authenticité. « J’écoute », avait-elle dit ! Et donc, si elle n’a pas répondu à notre Lettre Ouverte du 10 décembre 2011, demandant à être entendu, c’est la preuve que, consciente de son déni de vérité et de courage, elle ne saurait soutenir une authentique conversation « démocratique » visant à soutenir une politique culturelle au service des intérêts vitaux de la France et non « aristocratiques » d’un petit nombre de privilégiés, asservis au matraquage des codes culturels étrangers édictés par New York.

L’IGNOBLE SYMBOLE DU « LUSTRE-TAMPAX » de VASCONCELOS DEMAIN À VERSAILLES !

Alors que J.J. Aillagon n’avait cessé de clamer que les expositions new-yorkaises de dérision dans les Grands Appartements Royaux, c’était fini ! C. Pégard annonce (honteusement en tout petit caractère, p. 11 de son dossier de presse !), une nouvelle exposition d’art new-yorkais – dans le Saint des Saints du château, du 12 juin au 30 septembre 2012 –, pour « mettre à l’honneur » la femme  : Joana Vasconcelos qui doit son « élection » à Venise à son ignoble « Lustre-Tampax », avilissant l’image de la femme, qu’elle appelle par dérision newyorkaise « The Bride » , La Fiancée… au viol symbolique manifeste des Tampax !

Décryptage du chef d’œuvre de l’ignoble

Chandelier tampons, Joanna Vasconcelos

Joanna Vasconcelos a nommé son œuvre "The Bride" (La Fiancée). Le lustre a été exposé à l'Arsenal, musée de Venise, à l'occasion de la Biennale de Venise. Pour mériter un tel honneur, ce lustre a naturellement une particularité... Il est fait de tampons hygiéniques...

Tout Vasconcelos est dans le procédé d’avilissement de la Beauté et de la Femme de son « Lustre-Tampax » :

1)    De loin, à la 1ère lecture, c’est un majestueux lustre classique. « Bien sûr, si vous aviez une pièce assez grande et assez haute, vous aimeriez avoir ce lustre chez vous. Créé en 2001, ce lustre fut exposé à l’Arsenal, musée de Venise, à l’occasion de la Biennale de Venise.1 »

2)   Question : « Pour mériter un tel honneur, ce lustre a naturellement une particularité… »

3)   Réponse de près, à la 2ème lecture, où l’ignoble apparaît sous le superbe : « Il est fait de tampons hygiéniques… » de femme (TAMPAX) qui se révèlent en s’approchant ! Véritable provocation misogyne et dérision du viol. C’est un procédé pour faire du superbe classique la vitrine de vente de l’ignoble, tel  celui des sex  toys de Jeff Koons dans la galerie des glaces !

 

Voilà la femme otage des codes sexistes new-yorkais que C. Pégard entend mettre à l’honneur à Versailles, cette nouvelle luso-newyorkaise primée pour sa confrontation du sordide et du classique, ainsi mis au service du mercantilisme et de ses contrevaleurs new-yorkaises, sexe, argent, pourvoir, prédatrices des valeurs intemporelles  du beau, du vrai et du bien de l’inestimable Civilisation européenne.

Chandelier tampons, Joanna Vasconcelos

Madame Pégard sait-elle que ces Tampax lui colleront à la peau, comme les sex toys de Koons ont collé à la peau d’Aillagon,  provoquant sa chute ?

LA COORDINATION DÉFENSE DE VERSAILLES

█   DÉNONCE LE NÉGATIONNISME CULTUREL de la conférence de presse de C. Pégard exempt de toute Vérité ;

█   DÉCLARE qu’elle se révèle ainsi l’ennemi du Symbole suprême d’excellence de Versailles et de notre Civilisation ;

█   PREND ACTE DE L’ÉCHEC MAGISTRAL de la mission de C. Pégard de reconquête du symbole politique légitimant de Versailles clef des présidentielles 2012.

 

Arnaud Upinsky, Président de l’UNIEF/Coordination Défense de Versailles

Télécharger le Communiqué de la CDV en PDF

  1. http://bitsandbobs.canalblog.com/tag/Joanna%20Vasconcelos  . Textes entre guillemets. []
 

Alerte sur le Patrimoine du Parc de Saint-Cloud !

07 Fév

Dans toute la France, à Saint-Cloud, comme à Fontainebleau, comme au Chesnay, comme à Versailles, la bataille contre le pillage PLU du Patrimoine est une cause nationale commune.

Aimer vivre à Saint-Cloud

Si nous voulons que la France ne devienne pas bientôt irrespirable, nous devons tous nous mobiliser pour préserver ce patrimoine irremplaçable, ce poumon historique et écologique de Saint-Cloud, d’une dictature municipale sourde aux exigences de la démocratie participative la plus élémentaire.

Signez la pétition « Aimer vivre à Saint-Cloud » pour sauver le Parc de Saint-Cloud du néovandalisme spéculatif !

Soutenons « Aimer vivre à Saint-Cloud » ! Pétition pour sauver le Parc de Saint-Cloud

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Signez la pétition pour sauver le Parc de Saint-Cloud :
http://www.avsaintcloud.com/form/555/66/petition.html

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Domaine national Parc de Saint-Cloud - Petition Page 1

Domaine national Parc de Saint-Cloud - Petition Page 2

Télécharger la Pétition en PDF

 

VersaillesGate en perspective… (suite)

03 Fév

VersaillesGate

En repenti, l’homme qui a introduit la pollution visuelle du symbole d’excellence de Versailles en y imposant le parasitisme des sex toys de Koons et l’art new-yorkais de dérision dans les Grands Appartements Royaux, l’homme des conférences de presse tapageuses et du double langage, Jean-Jacques Aillagon, désormais congédié se confie en tapinois à la Tribune de l’Art. Il dit vouloir sortir de l’ambiguïté et prendre position sur le projet de PLU de Versailles, notamment pour « éteindre progressivement toutes les concessions parasites qui, véritablement, polluent ce domaine ». On vous laisse deviner ce qui a pu le faire changer à ce point ?

La Tribune de l'Art

Jean-Jacques Aillagon prend position sur le projet de PLU de Versailles

Ayant eu l’occasion de discuter avec Jean-Jacques Aillagon du projet de PLU de la ville de Versailles, et sa position par rapport à ce sujet nous semblant particulièrement intéressante, nous lui avons posé deux questions auxquelles il a bien voulu répondre.

Jean-Jacques AillagonVous aviez milité, il y a peu, pour l’installation de Roland-Garros dans le parc de Versailles ; or vous nous avez dit avoir été en réalité opposé à cette idée, pourquoi alors l’avoir défendue ?

Jean-Jacques Aillagon : Mon attachement à la préservation du paysage de Versailles et à la reconstitution de l’unité du domaine national est bien connu. Pendant quatre ans, je n’ai cessé d’alerter le ministère de la Culture sur la nécessité d’appliquer à ces questions toute sa vigilance. C’est pour évaluer les outrages déjà imposés à ce paysage et les risques nouveaux encourus que j’avais d’ailleurs confié à des experts, Marc Desportes, Muriel Pagès et Pierre-André Lablaude, une mission d’observation dont les conclusions ont été communiquées à toutes les parties concernées. Je comprends que, cela étant, on ait pu s’étonner de l’ouverture que j’ai marquée à l’égard de l’hypothèse d’une installation de Roland Garros sur le flanc méridional du domaine national de Versailles. Pour apprécier ce paradoxe, il convient de rappeler plusieurs choses. Tout d’abord, que ce n’est pas le domaine national de Versailles qui s’est porté au-devant de cette hypothèse en prenant l’initiative d’une candidature mais que c’est la Fédération française de tennis (FTT), soutenue en cela par la mairie de Versailles, qui a manifesté son intérêt pour ce site, alors même que j’indiquais au président Gachassin que les contraintes patrimoniales qui s’y appliquaient rendraient la chose très difficile. Cela dit, je réalisais aussi que la mise en œuvre, au moins, d’une étude de cette éventuelle implantation permettrait à tous, à l’Etat, aux collectivités locales, de prendre la mesure de la navrante déshérence du site constitué par les Mortemets et les Matelots. Bien que déjà restitués au domaine national, les Mortemets sont encore perclus de trop de droits d’occupation qui dégradent lourdement son paysage, notamment un champ de tir et les garages et parkings de la société locale de transports en commun. Quant aux Matelots, terrain pourtant classé monument historique, il est encore occupé par des équipements du ministère de la Défense, incongrus, anachroniques et, s’agissant des habitations, d’une remarquable indigence architecturale. On peut d’ailleurs noter que ceux-ci procèdent de droits à construire consentis, hélas, il y a moins de vingt ans par le ministère de la Culture lui-même ! L’hypothèse d’une implantation de Roland Garros supposait naturellement que tous ces désordres fussent recensés, dénoncés et abolis. Le projet d’implantation qui fut réalisé et l’étude d’impact sur le paysage qui l’accompagna conduisirent, bien évidemment, à prescrire à l’installation des équipements et des stades de telles contraintes d’encaissement en-dessous du niveau actuel des sols, de qualité architecturale, de reconstitution des trames historiques, de replantation de rideaux végétaux denses, de régulation des éclairages… que tout cela rendrait la chose bien difficile, très coûteuse et donc peu probable. La démonstration était donc ainsi faite que ce site méritait mieux que sa situation actuelle, qu’il réclamait un sort plus ambitieux, mais qu’un projet qui l’éloignerait trop de sa vocation patrimoniale était difficilement compatible avec les contraintes de la réglementation et du traitement qualitatif du paysage du Versailles.

La révision du PLU qu’a voté la mairie de Versailles prévoit désormais la possibilité de construire sur le terrain des Mortemets, celui des Matelots, celui de la caserne Pion notamment, ainsi que sur Satory. Que pensez-vous de ce projet par rapport à la protection du patrimoine versaillais, notamment du parc dont vous vous êtes toujours montré soucieux ?

Jean-Jacques Aillagon : Ma position est claire : il y a une priorité patrimoniale majeure à accélérer le retour au domaine national de tous les terrains encore affectés à d’autres usagers, notamment les Matelots encore affectés au ministère de la Défense. Son occupation du site, justifiée en d’autres temps, ne l’est plus. Il y a lieu, par ailleurs, d’éteindre progressivement toutes les concessions parasites qui, véritablement, polluent ce domaine. Il conviendrait, à chaque fois qu’il en est question, qu’il ne se trouve pas quelque protecteur public pour défendre une occupation illégitime du point de vue de l’intérêt du patrimoine. On doit, enfin, mettre en œuvre un vaste programme de reconstitution de la trame historique plantée et, cela, selon les prescriptions de l’architecte en chef, approuvées par l’administration des monuments historiques. Ce travail est commencé. Il serait par ailleurs nécessaire de réfléchir au mode de sécurisation de ce site qui englobe la pièce d’eau des Suisses, les Mortemets et les Matelots. Il en va de la protection convenable de ce patrimoine, aujourd’hui ouvert à tous vents. De plus, je suis persuadé qu’il faut réduire de façon draconienne l’emprise des constructions sur ces parcelles. C’est là que je diffère de votre position qui semble exclure le principe même du maintien de toute construction sur le site. La bonne règle serait : aucune construction sur les Mortemets hors celles nécessaires à l’exploitation et à l’animation du site ; une réduction drastique de la surface des constructions sur les Matelots et leur localisation exclusive sur la partie la plus éloignée du château ; des règles de qualité architecturale qui évitent toute pollution visuelle du paysage ; des usages utiles à la vocation culturelle et patrimoniale du site. C’est cet objectif que je n’ai cessé de rappeler au ministère de la Culture et de la Communication, comptable de la protection de ce site classé monument historique et concerné par le classement de Versailles au patrimoine mondial de l’Unesco. Faut-il rappeler que la Ville de Versailles qui n’y est pas chez elle, puisqu’il s’agit d’un domaine national, y exerce, néanmoins, en tant que commune, un pouvoir règlementaire qui ne peut, toutefois, qu’être respectueux de la loi… J’ajouterai qu’il conviendrait que l’action des collectivités locales en vue de la requalification de la plaine de Versailles, au-delà du mur d’enceinte du château et de l’étoile royale, prenne enfin un tour décisif et que, par exemple, la ville de Marly-le-Roi qui y dispose d’un stade entouré d’une haute haie de thuyas bouchant la perspective, prenne enfin la mesure de sa responsabilité patrimoniale.

Propos recueillis par Didier Rykner

Source : La Tribune de l’Art

La mairie de Versailles se prend les pieds dans le SDRIF

Nous avons déjà expliqué ici pourquoi l’argument de la mairie de Versailles faisant du Schéma directeur de la région d’Ile-de-France (SDRIF) un document réellement contraignant n’était pas sérieux.
Nous pouvons désormais prouver définitivement qu’il ne tient pas la route un instant. Pour cela, nous avons reporté le plus précisément possible le tracé des zones urbanisables au SDRIF sur une vue aérienne du Domaine (ill. 1). En voici les conséquences… ( lire la suite sur la Tribune de l’Art )

Vue aérienne de l’ouest du Domaine de Versailles.

Vue aérienne de l’ouest du Domaine de Versailles. En bleu : mur de 1685 très largement préservé. En rouge : mur de clôture de la caserne Pion construit en 1906. En jaune : « espace partiellement urbanisable » d’après le SDRIF. Il s’agit de la partie médiane du secteur de Pion (mais pas de son extrémité) et d’une longue bande de terre dépendant de l’Etablissement public de Versailles (ill. 4). D’après Google Earth

Didier Rykner et Julien Lacaze, lundi 23 janvier 2012