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L’éléphant de Barceló a quitté Avignon… pour New-York !

04 Nov

Les dessous de l’art new-yorkais, élections et finances

L’éléphant de Barceló a quitté Avignon… pour New-York !

Dans son communiqué du 11 avril 2011, la Coordination avait demandé la démission du Maire d’Avignon « Marie-Josée Roig [ qui ] souhaitait faire acquérir par la municipalité l’éléphant de Miquel Barceló, évalué à 1,5 millions d’€ ! ». Préférant manifestement sa réélection à la dilapidation de l’argent du contribuable-électeur, en renonçant à détourner le bien de ses électeurs pour l’achat de l’éléphant de dérision new-yorkaise, défigurant le palais des Papes, M.-J. Roig ne s’y est pas « trompée ». À Versailles comme à Avignon, la perspective des élections apporte un désaveu cinglant de la politique d’invasion de l’art new-yorkais, barbare, dans nos lieux patrimoniaux les plus prestigieux ainsi détournés pour servir d’écrin de mise en valeur à la négation de l’art européen. L’éléphant ridicule qui jure à Avignon vient d’être renvoyé à son insignifiance à New-York !

Reste la grande inconnue, farouchement protégée, des dessous de l’art new-yorkais : la mise au grand jour des circuits financiers, des bénéficiaires et des prix fabriqués. Puisque cette politique de pollution visuelle et de massacre de notre patrimoine est honnie de tous, qui profite vraiment de cette forme subtile de création de fausse valeur !

* * *

Après avoir trôné place du Palais jusqu’en mai dernier, l’éléphant de Barceló s’est posé dans l’anonymat new-yorkais. (La Provence.com)

L'éléphant de Barceló à Union Square de Manhattan, New-York

Nous avions évoqué, en juillet 2010, les problèmes suscités par l’exposition « Terramare » de l’espagnol Miguel Barceló en Avignon :

Extension de la Résistance Culturelle en Provence et première victoire de retrait de l’art officiel.

C’est une première. Deux masques « blasphématoires », sur des gisants, retirés de la chapelle du palais des papes à Avignon. Cette action hautement symbolique témoigne du courage et de la détermination croissante de la Résistance culturelle. Cette victoire doit servir de modèle pour multiplier les actions courageuses et efficaces partout en France et dans le monde entier. Des protestations, des mains courantes et des plaintes doivent se multiplier.

  > Voir la photo des 2 masques…

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Le journal La Provence avait pris Fait et Cause pour pour ce pachyderme de l’art moderne et avait donné l’idée à Madame le maire d’Avignon – une amie catalane d’origine de Miquel Barceló, artiste espagnol catalan lui aussi (on est toujours entre copains) –, de conserver l’œuvre1 place du palais des Papes :

« C’est « La Provence » qui m’a donné l’idée » (ndlr : vote sur notre site web en août) affirme l’édile. Un désir qui converge avec celui de Barceló. « Je voudrais qu’il reste là, mais sans socle, comme s’il sortait du sol » explique le Majorquain. (La Provence.com)

Et si l’éléphant de Barceló restait près du Palais des Papes ?

C’est un éléphant de plusieurs tonnes qui trône sur sa trompe place du Palais des Papes à Avignon. Pièce maîtresse de l’exposition « Terramare » de l’artiste espagnol Miguel Barceló qui s’est achevée mi-novembre. Seul le pachyderme est resté et il doit partir mi-janvier vers New-York… sauf si la ville l’achète. Soit au moins plusieurs centaines de milliers d’euros ! (La Provence.com)

L'éléphant de Barceló à Avignon

Et le journal La Provence de trouver que le pachyderme était plus en valeur à Avignon qu’à New-York !

Entre Union Square (ci-dessus) et la Place du Palais (photo suivante), objectivement, il n’y a pas photo.

Comme dit par un internaute dans les commentaires :

1 millions d’€ cette laideur au pied d’un lieu hautement historique qui est le « palais des papes » !!!

Bon débarras !

  1. Et de payer 1,5 million d’euros pour acquérir une telle œuvre []
 

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