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Les commerçants de Versailles veulent l’accès à la grille du Dragon

28 Juin

Les commerçants veulent l’accès à la grille du Dragon

FRANÇOIS-XAVIER CHAUVET | Publié le 28.06.2011, 07h00

VERSAILLES, LE 14 JUIN. Une partie des commerçants de la rue de la Paroisse a lancé une pétition pour réclamer la réouverture totale de la grille du Dragon. Ils se plaignent d’une baisse sensible de leur activité. | (LP/F.-X.C.).

 

Vent de fronde à Versailles chez une partie des commerçants de la rue de la Paroisse. Pour réclamer la réouverture complète de la grille du Dragon qui donne accès au petit parc du château de Versailles, une cinquantaine d’entre eux viennent de lancer une pétition qu’ils comptent déposer sur le bureau du président Aillagon (lien).

Située à l’extrémité de la rue de la Paroisse, cette porte n’est ouverte que de 11 heures à 18 heures sauf les mardis, samedis et dimanches, qui correspondent, pendant la période estivale, aux jours des Grandes Eaux musicales. Cet accord négocié il y a quelques semaines par le président de l’Union Versaillaise du Commerce de l’Industrie et de l’Artisanat (UVCIA), après une fermeture totale de la grille, est aujourd’hui remis en cause par certains commerçants. « On ne peut pas accepter le fait du prince », dénonce Claude Moreux, l’ex-présidente de l’UVCIA dont l’époux en est le vice-président.

La municipalité soutient leur démarche

« C’est beaucoup trop restrictif d’autant plus que c’est assez aléatoire. Le jeudi 26 mai, par exemple, la grille est restée fermée », constate pour sa part Christine Ambrosi, la pharmacienne. Les pétitionnaires, qui ont déjà réuni plus de 1000 signatures, sont tous d’accord sur un point : la fréquentation est en nette baisse et les chiffres d’affaires ont chuté de plus de 30% en moyenne. « Chez moi, c’est moins 33% », assène le propriétaire de la brasserie la Civette. « Le samedi c’est une grosse journée et la grille est fermée. C’est incroyable ! J’ai perdu près de 40% de ma clientèle », lâche amère, Paula Bento, propriétaire du magasin de prêt-à-porter Paula B. Au-delà de l’aspect économique de nombreux habitants se sentent pris en otage. « Le château appartient aussi aux Versaillais et c’est d’abord leur espace vert. Il faut arrêter cette marchandisation à tout prix », lance Solange. Sans le dire ouvertement, la municipalité soutient la démarche des commerçants. « Il y a eu une dégradation progressive et, cette fois, un cap a été franchi. On prive les personnes âgées d’un lieu de promenade tout comme les mamans. En plus, on pénalise l’activité économique de tout un quartier », note Marie Seners, conseillère municipale qui préfère mettre en avant sa casquette de présidente du conseil de quartier Notre-Dame.

Le Parisien

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