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Archive de août, 2010

Le masque…

13 Août

PRESSE OCÉAN Nantes
du Vendredi 13 août 2010

> Le masque…
Ils ne savent plus quoi inventer ! Dans le cadre d’une exposition d’art contemporain au Palais des papes en Avignon, l’artiste espagnol Barcelò a choisi de poser un masque le représentant « à un très jeune âge » sur le gisant d’Anne de Bretagne. Ce « détournement du patrimoine en dérision » a créé un vrai tollé. Va falloir que les artistes lèvent le masque sur leurs intentions !

Il va falloir que les artistes à la Koons lèvent le masque sur leurs intentions !

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Deux masques retirés de l’expo Barcelò à Avignon

02 Août

Extension de la Résistance Culturelle en Provence et première victoire de retrait de l’art officiel.

C’est une première. Deux masques « blasphématoires », sur des gisants, retirés de la chapelle du palais des papes à Avignon. Cette action hautement symbolique témoigne du courage et de la détermination croissante de la Résistance Culturelle. Cette victoire doit servir de modèle pour multiplier les actions courageuses et efficaces partout en France et dans le monde entier. Des protestations, des mains courantes et des plaintes doivent se multiplier.

APRÈS UN INCIDENT AVEC UN VISITEUR
Deux masques retirés de l’expo Barcelò 

/ PHOTO PASCAL POCHARD

Gisèle Montesinos l’admet, elle ne connaît pas l’artiste espagnol Barcelò dont les œuvres sont actuellement exposées à la collection Lambert, au musée du petit Palais et au Palais des papes. C’est donc pour cet édifice, et exclusivement pour le visiter, qu’elle s’est rendue à Avignon vendredi après-midi. Cette parisienne fait d’ailleurs partie de l’association « les amis de Versailles » et milite contre ceux « qui tournent le patrimoine en dérision ».

Alors lorsqu’elle a été témoin d’une altercation dans la chapelle papale, elle n’a pas manqué de s’en mêler. « Un homme a soulevé l’un des masques de Barcelò qui recouvrait un gisant et la gardienne est intervenue », explique Gisèle Montesinos qui a pris position pour ce visiteur, émue que l’on puisse les cou­vrir de la sorte et ainsi « faire un tel outrage dans ce haut lieu ». Le ton est monté au point que la police municipale a été appelée pour intervenir. Gisèle Montesinos a, quant à elle, choisi de déposer une main courante au commissariat pour laisser une trace de l’incident. « Ce mariage entre deux œuvres, on ne s’y at tendait pas en province, mais cela se fait malheureusement de plus en plus couramment à Paris, explique-t-elle. Mais c’est choquant que l’on recouvre ainsi une œuvre initiale à caractère sacré puisqu’il s’agit d’une représentation des papes et que l’on empêche les visiteurs de voir leurs visages. Je veux que l’on sache que tout le monde n’est pas d’accord avec ça ».

La directrice de la communication d’Avignon-Tourisme, Muriel Botella confirme l’incident en ajoutant néanmoins qu’il est « plus qu’anecdotique ». « Effectivement, ce monsieur a considéré que c’était blasphéma­toire d’avoir des masques sur des gisants et en a pris un dans ses mains, la gardienne lui a immédiatement repris », explique Muriel Botella. Reste que deux masques ont été retirés de l’exposition, « par mesure de précaution parce qu’ils ont tous les deux été manipulés par deux personnes, précise Muriel Botella. Barcelò les examinera lorsqu’il viendra à Avignon. Mais a priori, ils n’ont pas été détériorés et aucune plainte n’a donc été déposée ».

Florence ANTUNES

 

Les deux masques retirés des gisants d’Anne de Bretagne et de Louis II, duc de Bourbon

La photo des deux masques est tirée de la revue Connaissance des Arts, Miquel Barcelo in Avignon, HS n° 462/1, avec pour légende : « Miquel Barcelo, Masque de Moi-même (sic!) à un Très Jeune Age et Masque avec un Nez Pointu » 1999, céramiques, sur des gisants d’Anne de Bretagne et de Louis II, duc de Bourbon.