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Archive de septembre, 2008

« Arrête de faire le Koons ! »

24 Sep

« Arrête de faire le Koons ! »


L’article du Canard Enchaîné, qui a rompu l’omerta de la propagande d’État et relancé le scandale.

C’est le journal satirique qui, dès le 24 septembre, a révélé au grand public le scandale qui couvait au château en signalant que, contrairement à ce qu’avait cherché à faire croire la propagande officielle, « l’artiste américain Jeff Koons ne fait pas l’unanimité : pétitions, polémiques, etc. Les guides interprètes professionnels habilités à promener des groupes de tourisme à Versailles viennent d’être fermement invités à se tenir à l’écart de cette agitation culturo esthétique. Denis Verdier-Magneau, le directeur du « développement culturel » du château de Versailes, vient de leur adresser une sèche missive par laquelle il les informe que toute critique de l’expo Jeff Koons sera très mal vue de ses services. » Affirmant que l’expo Koons s’inscrit « dans la nécessaire ouverture du plus beau patrimoine de la France aux expressions de l’art d’aujourd’hui », il ordonne aux guides de se tenir à carreau, poursuit le Canard. « Sinon, les persifleurs seront interdits de séjour ». Pour conclure : « Et ceux qui persistent à se gausser du nouvel art officiel, au goulag ! »


C’est par cet article d’une vigueur étonnante que le Canard Enchaîné a pointé du doigt la censure visant à faire taire toute critique de l’opération Jeff Koons Versailles pour en cacher à l’opinion l’échec auprès des guides, du public et du personnel. La pétition du personnel, après l’arrivée du matériel avait été étouffée dans l’œuf, sans bruit. Mais celle des guides interprètes professionnels n’a pu être cachée.

Avec la révélation du Canard Enchaîné et l’allusion au « goulag », nous voilà loin des faux enfantillages d’une star dents blanches à l’éternel sourire : c’est le vrai visage d’une opération musclée et sans état d’âmes, à la Dallas, qui apparaît enfin au grand jour.

Signé Denis Verdier-Magneau

 

Non au squatte du château de Versailles !

22 Sep

— 22 septembre 2008 —

« Non au squatte du château de Versailles ! »

La politique s’invite enfin à l’exposition Jeff Koons Versailles, c’est une première.

Par communiqué de presse, « la Fédération MPF des Yvelines, en échos aux propos de Philippe de Villiers, prononcés de dimanche 21 septembre, lors de l’université d’été du MPF, à Paris, regrette que l’argent consacré à la culture soit dilapidé en exposition outrageante pour le si beau patrimoine classique de notre pays. »

Elle déclare que « L’œuvre de M. Koons devrait s’exposer dans des lieux plus appropriés » pour conclure : « Nous demandons donc au ministre de la culture et à son successeur à la présidence du domaine national de Versailles, M. Aillagon, de mettre fin, au plus vite, à cette mascarade. »

 
 

La polémique se dégonfle, l’exposition s’envole

17 Sep

— 17 septembre 2008 —

« La polémique se dégonfle, l’exposition s’envole »

Titrent Les Nouvelles de Versailles, en prenant leur rêve ( officiel ) pour la réalité. Cet article relate la journée « historique » de l’ouverture au public du 10 septembre où – la presse s’en est déclarée déçue… – rien n’a été cassé ! Les Nouvelles de Versailles avaient précédemment « osé » le mot « scandale ». Mais, ce 17 septembre, juste avant les révélations du Canard Enchaîné, l’hebdomadaire versaillais en revient, quant au titrage, à la version officielle. Et on y voit encore Jeff Koons faisant l’avion devant le Split rocker pour monter son décollage manifeste…

 

Jeff Koons faisant l'avion devant le Split Rocker

 

Koons déclare qu’ « Être à Versailles, c’est un rêve qui devient réalité ! » La conférence de presse de Jean Jacques Aillagon se fait devant une centaine de journalistes requis, justement le nombre de ceux qui se sont levés avant potron-minet pour demandent l’arrêt de l’exposition sans compter les nombreux journalistes suivant notre conférence de presse.

 

Conférence de presse avec jeff Koons pour son exposition au Château de versailles. France. Avec Jean-Jacques Aillagon,président du domaine de versaiilles et Laurent le Bon, commissaire associé à Elena Geuna, de l'exposition.

 

Où étaient les vrais admirateurs de Jeff Koons ? Personne ne les a vu ce jour là.
Bientôt il va apparaître que c’est l’exposition qui se dégonfle !

 

La provocation du dîner de Koons, premier échec

14 Sep

— 14 septembre 2008 —

« La provocation du dîner de Koons, premier échec »

De 150 Couverts, au Grand Trianon – et de l’invasion de l’Orangerie, au profit du tout réseau planétaire convié au soutien de la star Balloon new-yorkaise, alors que l’ouverture de l’exposition au public se fait sous haute protection policière ( en civil ) et que la bulle financière explose, avec Lehmann Brothers, apparaît totale. Le Figaro, qui a lancé l’affaire, jubile sans dire l’essentiel pour l’avenir : les principaux dupes attendus ont déjoué le piège de ce dîner de Koons .

C’est sous le titre stéréotypé « Toute la planète réunie à Versailles pour Jeff Koon », « Vernissage dans les Appartements Royaux et dîner ce soir au Grand Trianon pour une exposition « révolutionnaire » dans le joyau de la monarchie française » que Le Figaro du 10 septembre a annoncé triomphalement le dîner de 150 couverts devant réunir « au Grand Trianon, dans la galerie des Cortelles avec vue royale sur le parc » le tout le tout-réseau planétaire convié au soutien de l’art contemporain officiel. (Lire l’article)

Banalité des banalités, Valérie Duponchelle, journaliste dont la plume culturelle est vouée à l’introduction de l’art contemporain dans les lieux où il n’a pas sa place, précise « Y sont conviés, nos élus, ses fidèles, nos stars, ses collectionneurs, nos grands patrons, ses mécènes et ses nouveaux adeptes, porteurs d’avenir. Comme le milliardaire russe Roman Abramovitch…. (…). Au premier rang, François Pinault…. Christine Albanel et Rachida Dati… La venue possible de SAS Albert II de Monaco…Karl Lagerfeld … Fanny Ardant … sir Evelyn et lady de Rotschild pour la particule à l’anglaise…Jérôme de Noirmont, le galeriste qui exposa Jeff Koons à Paris dès 1997…etc. ». Elle note bien que les Amis de Versailles sont choqués mais ne précisera pas la nature de l’envahissement de l’Orangerie, le 14, par des amis du champagne à flot.

Mais de la pesante organisation mise en place pour fabriquer la bulle d’un succès de façade on ne dira rien. Les caméras ne livreront aux téléspectateur que l’image souriante de Jeff Koons 1er dents blanches jouant au planeur… Du formatage de l’information, de la mise en condition des média, de la machine à « succès » excluant toute critique crédible, de la présence de la police en civile auprès du personnel et des caméras omniprésentes, du préposé à l’information chargé à l’ouverture de donner le credo officiel sur chaque « travail » de Jeff Koons (selon son expression), on ne saura rien. Pas plus que des protestations étouffées du personnel. Tout doit être lisse, calme et volupté.

Mais tout à son procédé de lustrine, la journaliste en oublie de préciser qu’aucune des dupes de marques attendus n’a cru devoir se déplacer à ce dîner de Koons célébrant une exposition sacrilège du patrimoine français, de l’œuvre de Louis XIV et portant atteinte à l’image du château, comme aux symboles de la République et à ses intérêts vitaux.

C’est l’absence des principaux dupes attendus à ce dîner de Koons qui en donne toute la mesure de l’échec du dîner de Koons. Ni le chef de l’Etat ni les représentant des différentes branches des Bourbons, pourtant invités à cor et à cri par le Ministère de la culture, n’ont mordu à l’hameçon de ce dîner de Koons de dérision auquel ils étaient conviés. Fautes de dupes de cette mascarade, le jeu de Koons 1er inversé est donc apparu pour ce qu’il était, victime d’une sinistre farce faisant honte aux touristes américains.

C’est ainsi que les principaux dupes attendus ont déjoué le piège de ce dîner de Koons .

 

Censure du choc des cultures

11 Sep

— 11 septembre 2008 —

« Censure du choc (en retour) des cultures,
et aveu d’un cuisant échec »

Le directeur du développement culturel du château adressant un courrier d’intimidation aux guides-interprètes.

À l’inverse de la propagande officielle qui avait claironné que tous ceux qui verraient le travail de Jeff Koons tomberaient en pâmoison – Jean-Jacques Aillagon en appelant même à vaincre ses préjugés… – le « choc des cultures » s’est bien produit mais à l’inverse de l’attente des apprentis sorciers et au détriment des thuriféraires de Jeff Koons Versailles.

Par vagues successives, dès qu’ils découvrent les objets monstrueux de Koons, la plupart des visiteurs ou des professionnels sont furieux, écœurés, ou pour le moins considèrent que ces choses n’ont rien à faire dans le plus beau patrimoine français.

 

Denis Verdier-Magneau

C’est donc dès l’ouverture au public que l’échec cuisant de ce choc (en retour) des cultures a été acté par la Direction du château dans sa lettre du 11 septembre 2008 qui menace les guides interprètes en ces termes surréalistes au regard de la propagande joyeuse et infantilisante qu’on nous avait servie jusque là : « Nous vous rappelons que si nous venions à constater que les propos des personnes habilitées à exercer un droit de parole étaient susceptibles de porter atteinte à l’image de l’Établissement public ou étaient irrespectueux à l’égard des choix culturels de l’EPV, nous nous verrions dans l’obligation de leur restreindre l’accès à l’Établissement public ou du musée et du domaine national de Versailles. » Signé Denis Verdier-Magneau.

 

Signé Denis Verdier-Magneau

 

On appréciera l’inversion des rôles. Ce n’est pas l’outrage aux chef-d’œuvres de Versailles par les objets de dérision de l’exposition Jeff Koons qui est considéré comme portant atteinte à l’image de l’Établissement public, mais la critique de cet outrage… Le verlan !

Mais derrière l’ultime moyen des mauvais perdants qu’est la menace, il faut mesurer à quel point le triomphalisme de façade de la propagande d’État s’est effondré dès l’ouverture pour faire apparaître le vrai masque menaçant de l’échec.

 

Le New-York Times se lance dans la bataille de Versailles

11 Sep

— 11 septembre 2008 —

Dernière minute, le New-York Times se lance dans la bataille de Versailles, sous le titre «  At the court of the Sun Kingd, Some All-American Art ».

L’importance de cet article tient non à son contenu mais à son intervention. Il pâtit de sa précipitation et de son manque d’information, Elaine Sciolino n’ayant pu faire l’interview d’Arnaud-Aaron Upinsky à temps.

C’est un début.

10 septembre 2008 : The New York Times :
The New York Times
At the Court of the Sun King, Some All-American Art

  • Jeff Koons

À la Cour du Roi Soleil, Quelques Arts TOUT-Américain

 

 

 

 

« Jeff Koons à Versailles, c’est le monde à l’envers »

11 Sep

— 11 septembre 2008 —

« Jeff Koons à Versailles, c’est le monde à l’envers », affirme l’académicien Jean Clair dans Le Figaro du 11 septembre 2008

Jean Clair - Crédits photo : BALTEL/SIPA

Ainsi, Jean Clair, ancien directeur du Musée Picasso, est le premier Académicien à dire publiquement NON à l’exposition Jeff Koons Versailles.

 

Le sandale du « bidonnage » de la propagande officielle

11 Sep

— 11 septembre 2008 —

Le sandale du « bidonnage » de la propagande officielle

Au 11 septembre 2008, le système de censure « encadrant » la communication de l’exposition Jeff Koons Versailles, depuis le départ, d’une manière caricaturale, le suivisme et le bidonnage de l’information, battent leur plein, en contradiction totale avec la réalité la plus éclatante.

Le récapitulatif du film des événements (voir ci-dessous) montre à quel point là où la communication de Jean-Jacques Aillagon nous a joué l’air du succès triomphal, la réalité nous fait apparaître un fiasco permettant de craindre un « funeste » avenir pour l’exposition comme pour celui dont l’ancien maire de Versailles, Etienne Pinte, avait ainsi qualifié l’arrivée au château.

Au lendemain  de la journée d’ouverture au public du 10 septembre 2008, l’explosion de la liberté d’expression sur Internet ( réprouvant l’exposition ) contraste avec le discours et le panurgisme stéréotypé des media suivant les mots d’ordres officiels ( encensant l’exposition ).

Sur la toile, une première statistique des quatre principales langues (sans le hollandais) relayant la défense du patrimoine moral de Versailles met en lumière le résultat de la censure opérée en France. C’est l’Allemand qui est en tête avec 55 % de présence, puis vient l’anglais, à 33 %, le français à 17 %, alors que c’est la France qui a lancé le scandale de l’atteinte au droit moral du chef d’œuvre de l’art français, et enfin l’espagnol (dernier arrivé) à 5 %. Telle est l’« exception française » de la censure couvrant l’autre exception française qu’est l’art contemporain subventionné.

Un seul exemple donne toute la mesure de la pression exercé sur les journalistes. Dans les Nouvelles de Versailles qui ont lancé l’affaire, le 30 juillet 2008, l’interview d’Arnaud-Aaron Upinsky qui devait paraître un samedi, deux semaines avant l’ouverture, à d’abord été reporté au 10 septembre ( faute de place… ). Puis son interview et son portrait ont été remplacés par cinq portraits de personnes répondant toutes par OUI à la question ( en gros titre ) « Jeff Koons a-t-il sa place au château ? ». Jamais aucun journal, à notre connaissance, au titre d’un « sondage d’opinion » n’avait encore osé publier que la même réponse à la question donnée dans l’encadré de « sondage ». Un tel unanimisme de fabrique est révélateurs du dessous des cartes, de l’inquiétude  extrême se cachant derrière le triomphalisme de façade, à la française. In fine, à la place de l’interview d’Arnaud-Aaron Uipnsky, on trouvera une petit texte riquiqui, au petit titre décalé en trahissant le sens par rapport au sens du texte se référant à Orwell : «  On prend les gens pour des Koons ! ». Et enfin , sa photo prévue devant le split rocker et allant avec le petit texte ( traitant du cheval de Troie devant le château ) a été remplacé par remplacé par celle de Jeff Koons !

L’analyse du « bidonnage » de l’article des Nouvelles de Versailles donne la mesure d’ensemble du (nouveau) scandale du « bidonnage » de la propagande officielle couvrant l’ouverture au public de Jeff Koons land.

Arnaud Upinsky

Parmi tous ces professionnels des media, nul n’a interrogé le personnel du château, nul n’a montré un handicapé ne pouvant sortir normalement en raison de la non-ouverture de la chambre de la reine — on dit que Jean-Jacques Aillagon, très chagriné que l’origine du Large Vase of Flowers ( sa galerie porno « made in heaven » ait été révélé, craignait que ce bouquet empoisonné ne soit la cible de la manifestation…. —. Nul n’a interrogé les conférenciers, tous furieux. Nul n’a interrogé et surtout montré la photo des touristes fuyant l’exposition dégoûtés ( N’y aurait-il pas, d’ailleurs, matière à faire rembourser le ticket ? ) Etc.

Où sont les « chiens de garde de la démocratie » qu’attend la Cour Européenne des Droits de l’Homme, dans la défense de la liberté d’expression ? On aimerait aussi entendre la réponse du « patron » de Versailles sur cette question de l’équilibre et de la vérité de l’information, s’ajoutant à toutes les autres dont celles relayées par le journal Le Monde sur « un possible conflit d’intérêt » ?

 
 

CENSURE MÉDIATIQUE

10 Sep

Censure médiatique

Cachant le scénario d’inversion de l’exposition, l’argumentation des lettres adressées au Ministre de la Culture, pour demander l’interdiction, et au président de la République, sur l’atteinte aux symboles de la République. Seule l’Agence Bloomberg a relayé l’action symbolique consistant à faire exploser les quatre ballons « Koons 1er » « AillaKoons », « PiInaulKioons » « KompassKoons », quatre jours avant l’explosion de la bulle financière (KompassKoons). Nul n’a rapporté le sacre symbolique de Jeff Koons 1er de VERLAN, marquant ainsi le jeu d’inversion du langage pratiqué par toute sa communication.

Les observateurs indépendants ont été frappés par la vacuité de contenu de la couverture médiatique du « vernissage » du travail de Jeff Koons. Peu de jour après la grande réunion avec Benoît XVI aux Bernardins, des « élites » culturelles réunies pour célébrer l’hymne consensuel à la Culture, lequel d’entre eux a vraiment cherché à expliquer ce qu’est cette exposition ?

Alors que la presse nationale et internationale avait, pendant plus d’une heure, assisté à la conférence de presse protestataire devant la grille du château, elle s’est bien gardée de faire sérieusement son métier pour apprendre à ses lecteurs quelle est la véritable signification du scénario de dérision et d’outrage de l’exposition Jeff Koons Versailles.

Le médium, c’est le message dit la chanson. C’est celui qui paye la musique qui donne le ton. D’où l’unanimisme du son de cloche institutionnel indéfiniment relayé par les média. Nous avons adressé un droit de réponse au New York Times qui prenait pour argent comptant la dénégation par Jeff de l’outrage inhérente à la substitution de son buste ( en marbre démesuré et venant de sa galerie porno « Made in heaven » ) à celui de Louis XIV (petit en inox) à l’emplacement du trône royal dans le Salon d’Apollon.

Il faut souligner la notable exception de la journaliste des Nouvelles de Versailles du 10 septembre, Catherine Jiguet-Jiglaire, interrogeant Jean-Jacques Aillagon ( qui a refusé d’être confronté à notre argumentation ) et révélant les dessous du scénario dont le Split Rocher – devant lequel Jeff Koons se pavane en faisant le planeur sans dire un mot sur sa signification symbolique ! – en ces termes : « On prend les gens pour des Koons ! Le Split Rocker, c’est le cheval de Troie devant la ville du roi Priam. C’est une chimère, un mélange d’un cheval à bascule et d’un dinosaure. On veut nous faire accepter la conciliation des contraires. George Orwell disait « Concilier les contraires, c’est l’art de garder le pouvoir éternellement ». Je constate que la politique culturelle actuelle française et mondiale joue avec le principe des 3D « débility, dread et dependance ». Deux pièces exposées sont tirées de « Made in Heaven », l’exposition d’objets érotiques, voire porno. On est dans un enjeu financier, politique et d’hégémonie culturelle. Aillagon impose un « diktat » culturel et artistique. Son choix est en contradiction avec la fonction du château. Son objet est de valoriser le patrimoine public. Aillagon n’est pas roi. Choquer ce n’est pas forcément du respect. Est-ce que cette exposition est utile pour Versailles et la France ? »

C’est à ces questions que J.-J. Aillagon refusera de répondre en se masquant derrière le jeu de VERLAN : « Nous n’avons pas vocation à faire de la provocation », dira-t-il, quand sa communication se vante de faire la Révolution et de provoquer un « Choc des cultures »… Dire que l’on fait l’inverse de ce que l’on fait est un jeu d’inversion facile – bêtement mécanique – mais hélas bien fait pour désarçonner les âmes simples. C’est ce jeu de dupes que nous devons faire cesser : la libération du langage à laquelle en appelle désormais même Christine Albanel, notre actuel Ministre de la Culture, est à ce prix.

 

La manifestation/conférence de presse aux grilles du château

10 Sep

— 10 septembre 2008, 8 h 30 —

La manifestation/conférence de presse aux grilles du château

Le succès double succès, quantitatif et qualitatif, de la manifestation / conférence de presse, du 10 septembre 2008, organisée par le « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » a dépassé toutes ses espérances, notamment en raison de son sujet au Vingt heures.

Ce événement a, en effet, rassemblé près de quatre fois plus de participants que ne l’attendaient les organisateurs du « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » qui avaient déclaré à la Préfecture la venue de trente personnes seulement, le but n’étant pas la recherche du nombre mais l’action symbolique et l’information des média internationaux sur la vérité du scandale cachée obstinément par la communication de l’exposition.

Cet événement versaillais tant attendu par Jean-Jacques Aillagon et les services de sécurité, internes et externes au château, de préférence en civil, s’est tenue de 8 h 30 à 11 heures 15, devant les grilles de la place d’armes, en présence des principaux grands média, français et étrangers, de la presse locale ( qui avaient prévu d’y assister avant d’aller à la conférence de presse organisée par Jean-Jacques Aillagon )  et du représentation de la communication du château. Il y avait, notamment, TPS (Télévision par Satellite), AFP, Associated Press, FR3, Canal+, Yvelines (Téle 2), Parisien Libéré, Nouvelles de Versailles, Blog e-déo, TPS, Télévision scandinave, Télévision norvégienne et suédoise, Émission Franz-Olivier Giesberg sur France 5, etc. Ils étaient tous là et sont restés, pour la plupart, de 8 h 45 à 11 h, toute la durée de la conférence de presse, soit plus d’une heure, ce qui est un record de durée pour la presse. L’évènement fera donc un sujet  au  Vingt heures, mais anecdotique et censuré sur l’essentiel du message.

Le grille matérialisait ce paradoxe inouï dans l’histoire mouvementée du château : c’étaient les défenseurs du patrimoine qui étaient à l’extérieur du château, alors les « attaquants » ( moralement ) étaient à l’intérieur.

Le « Collectif de défense du patrimoine de Versailles » avait invité Anne Brassié et Arnaud-Aaron Upinsky, Président de l’Union Nationale des Ecrivains de France (UNIEF),  pour prendre la parole devant les media du monde entier, conviés à répercuter sur les cinq continents les clichés de la communication marketing du « patron » de Versailles Jean-Jacques Aillagon.

Au bourrage de crâne triomphaliste et au lavage de cerveau, pratiqués par la communication vouée à la glorification de l’exposition Koos-AillaKoons-PinauKioons ( qui seront représentés par trois ballons plus celui de la bulle des enchères du Kompass ), il s’agissait de démontrer que l’exposition Jeff Koons n’avait rien à faire à Versailles. Il s’agissait d’opposer la vérité des faits et du triple scandale – touchant l’Art, l’Argent et la Démocratie – , au discours convenu pour mettre en pleine lumière la gravité des questions obstinément et restées sans réponse.

 

 

Les défenseurs de Versailles et de son patrimoine moral, avaient, en effet, bien noté que c’était grâce à la presse internationale, que la nouvelle du scandale avait gagné l’Europe ; que l’AFP comme la presse inféodée au ministère de la Culture, avaient tenté de censurer et de discréditer le mouvement, dans l’œuf, mais en vain. Ils avait bien noté que nul n’avait été en mesure de répondre aux vraies questions que lui avaient posées la Lettre Ouverte de l’UNIEF au Ministère de la Culture, du 16 juillet 2008, et la très récente lettre au Président de la République du 2 septembre 2008. Ils avait bien considéré que l’ouverture au public de l’exposition sacrilège, ridiculisant la France aux yeux des touristes du monde entier, était le moment et le lieu  symboliques marqués pour dire la vérité, rectifier les faux-semblants et, surtout, dire comment la bataille pour l’interdiction de l’exposition Jeff Koons Versailles, « devait », « pouvait » et « avait déjà commencé à être gagnée ».

Dès lors, il ne s’agissait pas, bien entendu, comme a feint de le croire une certaine presse, inféodé à l’art subventionné, de réunir un mouvement de masse pour mettre en pièces les objets de Jeff Koons. IL s’agissait bien au contraire de mettre en pièce les faux-semblants de la communication officielle de l’exposition ; de montrer qu’elle n’était qu’une bulle vide et bariolée, à l’image de l’exposition ; que son seul objet était de tenter de donner l’illusion d’une « création de valeur » là où il n’y en avait pas. En un mot, il s’agissait de crever les bulles trompeuses de la non-réponse sur le non-art, la non-valeur justifiée et  la non-décision démocratique.

À ce sujet, un journaliste italien, au fait de la communication médiatique depuis des décennies, relevait, à la suite de l’interview sur RFI d’Arnaud-Aaron Upinsky, opposé au porte-parole de Jean-Jaques Aillagon : «  Ils n’ont rien à répondre à Arnaud-Aaron Upinsky, lorsqu’il demande l’interdiction de l’exposition. Il va pourtant bien falloir, pourtant, qu’on lui réponde. »

Réunir plus de cent personnes, à la fraîche, à huit heures et demie du matin, la semaine de rentrée de vacances, en pleine période de préparation de la venue de Benoît XVI, point de mire des Versaillais, en moins d’une semaine était déjà un exploit. Mais multiplier par quatre la cible est d’autant plus exceptionnel que Jean-Jaques Aillagon  – en dehors de la presse professionnelle, convoquée –, lui, n’a eu aucun groupe d’admirateurs en dépit du battage médiatique en faveur de Jeff Koons Versailles, jusque dans le métro. La campagne en faveur de l’exposition n’a en effet amené personne de plus en dehors des média…. Ce mercredi, on n’a vu que la foule habituelle et pas la foule des expositions, encore moins la foule impatiente d’une exposition attendue avec ferveur.

Bien au contraire, tous les témoignages de sources proches du château attestent de la consternation, de la tristesse, voire de la révolte des touristes découvrant le camouflet qui leur était lancé pour des raisons incompréhensibles pour eux.

On a vu des touristes écœurés, ne supportant pas de voir ces choses et demandant à sortir au plus vite de cet enfer visuel. La chambre de la reine n’étant pas prête et la sortie pour handicapés étant de ce fait fermée, il a fallu infliger à ces handicapés de faire en sens inverse le parcours des grands appartements. Ce qui est un (nouveau) scandale en termes d’hygiène et de sécurité. Nous voilà bien loin du triomphalisme de composition de la campagne médiatique de promotion de l’exposition. Un seule couple de jeune se serait déclaré satisfait. S’étaient-ils trompés d’adresse, où ne savent-ils pas où ils allaient ?

Quoi qu’il en soit, au château, concernant l’affluence touristique, on considère la première journée, comme un échec à la mesure du déploiement médiatique qui n’a ramené personne de plus que l’attendu en telle saison. Nul enthousiasme spontané n’est apparu.  Du côté du personnel, consterné par l’encadrement policier et censuré, l’opposition ne fait que croître à la mesure de la vague d’indignation et de rejet qui ne saurait que croître à l’avenir. Nul ne saurait accepter qu’on lui impose l’inverse de ce qu’il vient admirer. Un rejet de tous. Au personnel profondément choqué et majoritairement révolté de se voir obligé d’être obligé de voir en permanence ces choses bigarrées qui s’incrustent dans leurs yeux. De même les conférenciers, furieux ont manifesté leur réprobation massive.

L’enflure médiatique de l’ouverture au public de l’exposition : tel est le premier « balloon » qui s’est dégonflé.