RSS
 

Le scandale « Jeff Koons Versailles » s’amplifie

21 Août

— 21 août 2008 —

Le scandale s’amplifie. Découverte que, contrairement aux dires du Figaro,  deux des seize photos de l’exposition viennent de la galerie « porno » – sexe – de Jeff Koons.

Le Figaro du 19 juin 2008, dans son article « Choc des cultures à Versailles », avait affirmé hautement : «  Pas de Made in Heaven, la série sexe inspirée de son couple avec la Cicciolina, qui fit scandale à la Biennale de Venise 1990. »

Mais la reconstitution de la future exposition des seize pièces de l’exposition a permis de découvrir les deux pièces qui, contrairement à l’affirmation du Figaro, font partie du  « made in Heaven objets ». Il s’agit de l’auto-portrait en marbre de Jeff Koons, lui-même, destiné au Salon Apollon et, par dessus tout, du Large Vase of Flowers destiné à la Chambre de la Reine.

"Large Vase of Flowers" dans la Chambre de la Reine

Le fait que Jeff Koons ait écrit à propos de ce « Large Vase of Flovers » qu’« Il y a 140 fleurs. Elles sont très sexuelles et fertiles » ; que cet objet provienne de sa galerie porno « Made in Heaven » ; que cette provenance ait été malicieusement cachée en la niant par avance pour détourner des recherches ; et que ce bouquet ( symboliquement empoisonné) soit destiné, nous dit-on à « orner » la Chambre de la Reine ; tout ceci en fait une profanation particulièrement abjecte, d’autant plus que celle-ci se présente comme un hommage courtois alors n’est que dérision codée.

 

La Chambre de la Reine

 

Quel homme oserait offrir à une femme un bouquet de fleurs tiré d’une poubelle ? Et ici il y a moralement et symboliquement plus salissant qu’une poubelle.

Avancement des travaux du « Split Rocker » sur la terrasse de l’Orangerie, véritable « cheval de Troie » avancé devant le château — 20  août 2008

 

Un inspection des lieux, lors de la continuation des travaux du « Split Rocker », en cours de construction, montre à que point cette monstruosité énigmatique bouleverse les proportions et saccage le jardin en brisant la suprême harmonie des lieux.

« Split Rocker » sur la terrasse de l'Orangerie

Les touristes – africains, bretons, russes, chinois, américains – ne s’y trompent pas qui se demandent, d’abord pétrifiés, ce que « cela veut dire », cette « chose », et qui, une fois renseignés tant sur les tenants et les aboutissants de cette chimère – faussement naïve ou enfantine, accouplant un cheval à bascule et un dinosaure… – que sur l’opération promotionnelle, destinée à faire monter la cote de Jeff Koons aux enchères, ne manquent pas de marquer leur réprobation et leur stupéfaction qu’une telle « monstruosité » puisse être autorisé dans ce lieu.

L’affichage des travaux en cours est instructif sur la chaîne de responsabilités, les dates et les surfaces défoncées et bétonnées pour supporter le monstre : sur le propriétaire (l’établissement public), le permis de construite, le rôle de la Mairie et la nature des travaux.

Contrastant avec l’affichage de ces travaux d’esbroufe pharaoniques et dispendieux, est le manque d’attention consacré à l’accès à cette terrasse de l’Orangerie. Celui qui longe la grille constate l’état de délabrement, la rouille, les serrures hors d’usage et leur remplacement par de sinistres chaînes à cadenas, témoignant d’un état d’abandon manifeste. Que coûterait l’entretien d’un coup de peinture et la remise en état des serrures ?

Quel triste impression pour les visiteurs et quel contraste avec la mise en scène de l’intronisation de Jeff Koons 1er !

Et tout à l’avenant.

 
 

Tags : , , , , , , , , , ,

Réagissez